Santé : les Français inquiets pour l'avenir de l'hôpital public et l'accès aux soins

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Alors que le projet de loi santé de Marisol Touraine "de modernisation de notre système de santé" a été adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale en avril dernier, les Français s'inquiètent de la situation des hôpitaux publics, et de l'avenir du système de soins.
L'étude de la Fédération hospitalière de France révèle que 84% des Français interrogés ont une bonne image de l'hôpital public français. Et ne tarissent pas d'éloges à son égard : 77% considèrent que le système de santé français est le meilleur au monde, dispensant à la fois des soins de qualité et un système égalitaire. Seulement 10% des sondés seraient prêts à se faire soigner à l'étranger. Ils sont pourtant inquiets de son avenir : 65% des sondés considèrent qu'il n'y a pas assez d'hôpitaux en France, 71% des habitants en zone rurale.
Le manque de personnel pour 70% d'entre eux, l'impératif de rentabilité économique (58%), ou encore la fermeture des services (31%) sont les principales raisons citées. "89% estiment que l'hôpital public est en danger", alerte ainsi cette étude. Pour un Français sur deux, il n'est plus possible de faire davantage d'économies sans avoir un impact négatif sur la qualité des soins. L'étude révèle trois pistes pour sauver notre système de santé.
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L'étude observe également que 51% des Français pensent que la mise en place de réformes permettront de faire des économies. S'ils veulent une refonte du fonctionnement, les Français n'envisagent pas qu'on s'attaque au sacro-saint modèle social français. Six Français sur dix s'opposent à l'idée de "diminuer les remboursements de la Sécurité sociale et d'augmenter la part prise en charge par les mutuelles", note l'étude. Ils sont d'ailleurs 48% à être impactés par le coût des dépenses de santé, et à avoir déjà renoncé à se soigner pour cette raison.
Si les Français sont encore frileux sur l'échange de données, l'étude note qu'ils seraient prêts à partager les données de leur dossier médical avec l'équipe soignante. 86% des interrogés assurent qu'ils le feraient. Une manière de désengorger les salles d'attente, et de rendre le suivi des traitements plus efficace. Mais le tout connecté a des limites. Ils ne sont plus que 55% à accepter d'utiliser un objet connecté à son téléphone qui permette au médecin de nous surveiller... et de nous envoyer des SMS.
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