Les 39 heures à Smart France? C'est "non" pour la CGT et la CFDT

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Alliance de circonstance pour la CGT et la CFDT. Les deux syndicats de Smart, qui représentent ensemble 53% des 800 salariés de l'usine automobile de Hambach en Moselle, se sont constituées en intersyndicale pour empêcher le projet d'accord qu'avait présenté, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), la filiale du groupe allemand Daimler. Il visait à faire passer la durée du travail hebdomadaire de 35 heures à 39 heures jusqu'en 2020.
Or, pour être validé, un accord d'entreprise doit porter la signature de syndicats représentatifs d'au moins 30% du personnel. Mais d'autres syndicats peuvent s'y opposer s'ils ont eux-mêmes obtenu plus de 50% des voix aux élections professionnelles.
Opposés depuis le départ au projet de la direction, les deux syndicats s'estiment confortés par le fait que celui-ci n'a été approuvé, vendredi dernier, que par 39% des ouvriers, le personnel Etam (employés, techniciens et agents de maîtrise). Les cadres, quant à eux, sont en faveur du projet à 74%.
Seul syndicat ayant appelé à voter "oui" au nom de la sauvegarde de l'emploi, la CFE-CGC, qui n'aurait pu signer un accord qu'avec l'appui de la CFTC, n'y croit plus.
La filiale du groupe allemand Daimler proposait aux salariés un temps de travail hebdomadaire porté à 39 heures jusqu'en 2020, en échange d'une augmentation du salaire de base de 6%, soit 120 euros brut par mois, et d'une prime de 1.000 euros versée en deux fois. Les cadres auraient perdu, de leur côté, 10 jours de RTT.
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La direction de Smart s'engageait, en contrepartie, à ne procéder à aucune suppression d'emploi durant la durée de l'accord. Celui-ci aurait inévitablement concerné les 800 salariés des équipementiers installés sur le site qui produit la version deux places du petit véhicule urbain.
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(Avec Reuters)
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