Valls répond à Sarkozy sur le terrorisme et fustige les frondeurs

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Dans le cadre de l'émission hebdomadaire d'Europe 1, Manuels Valls s'est exprimé ce matin sur le terrorisme en répondant vertement aux propositions exprimées par Nicolas Sarkozy dans son interview de ce jour au Journal du Dimanche, mais aussi sur la prochaine élection présidentielle et sur l'avenir de l'usine Alstom de Belfort.
"Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, déjouent des attentats, traquent des terroristes", a affirmé le Premier ministre, rappelant l'arrestation de trois femmes jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine, toujours en garde à vue ce dimanche, tandis que leur complice Ornella G., interpellée dans le sud de la France, a été mise en examen et écrouée. "Nous sommes une cible, chacun l'a compris, a martelé le Premier ministre. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués", précisant que 15 000 personnes en voie de radicalisation étaient surveillées par la police et les services de renseignements.
En lien direct avec ce sujet, la principale annonce de cette intervention porte sur la nécessité de créer "10.000 places de prison dans les dix ans qui viennent". Une décision justifiée par le besoin de cellules individuelles et d'"unités dédiées" pour les détenus radicalisés. "Il a d'ailleurs promis que le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas ferait des annonces sur ce sujet dans les prochains jours.
En réponse aux déclarations de Nicolas Sarkozy dans une interview au JDD ce dimanche, notamment sur la rétention administrative systématique pour les "individus dangereux soupçonnés de liens avec le terrorisme", au nom du principe de précaution Manuel "Il se trompe", a-t-il rétorqué.
Et le Premier ministre d'énumérer :
"Il se trompe sur la méthode en essayant de tordre le cou à l'état de droit face à la menace", a-t-il ajouté.
Toujours sur le plan de la politique intérieure, et plus précisément à propos de la prochaine élection présidentielle, il n'a pas directement répondu à une question portant sur sa participation à la prochaine élection présidentielle au cas où François Hollande ne se présenterait pas:
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

"François Hollande a donné rendez-vous aux Français au mois de décembre, c'est à lui de prendre cette décision", a-t-il précisé, ajoutant qu'il avait "toujours considéré que le président sortant devait être candidat."
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A propos des frondeurs de l'aile gauche du Parti socialiste, qui, réunis ce week-end à La Rochelle, ont réaffirmé leur opposition à une seconde candidature de Hollande, le Premier ministre a dénoncé un processus "irresponsable", des "chicaneries", de "petites manoeuvres", de "petites ambitions".
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