Vers une rémunération des médecins en fonction de la "pertinence" des arrêts de travail ?

latribune.fr

latribune.fr
L'Assurance maladie compte-t-elle serrer la vis sur les dépenses dédiées aux arrêts de travail ? L'organisme, qui cherche a réaliser des économies importantes sur les deux prochaines années, veut favoriser la "pertinence" des prescriptions d'arrêt de travail en incluant de nouveaux critères dans la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp), selon un document consulté mercredi par l'AFP. C'est une sorte de prime octroyée aux médecins pour améliorer leurs pratiques
Dans ce document élaboré en amont de la discussion et consacré à la Rosp, l'Assurance maladie propose d'introduire de nouveaux indicateurs permettant la rémunération des médecins atteignant certains objectifs, en matière de prescription de médicaments, d'organisation de leur cabinet ou encore de prévention.
Parmi ceux-ci, des indicateurs relatifs à la pertinence des prescriptions d'arrêt de travail (indemnités journalières) au regard des préconisations existantes, les médecins étant par exemple invités à prescrire 5 jours d'arrêt de travail pour une grippe saisonnière, 3 pour une angine ou 21 jours pour une entorse grave lorsque le patient effectue "un travail physique lourd".
"Le taux de dématérialisation des prescriptions d'arrêt de travail" et le "taux de respect des référentiels pour les arrêts de travail prescrits en ligne (ou taux d'AAT dont la durée a été choisie parmi les propositions de l'outil)" constituent ainsi de nouveaux "indicateurs d'efficience" potentiels, selon la Cnam. En 2015, près de 90.000 médecins ont perçu 4.500 euros en moyenne au titre de la Rosp.
À lire également
Les syndicats de médecins ont rendez-vous jeudi au siège de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour une nouvelle séance de négociation sur la convention médicale, texte qui régit, pour cinq ans, les relations entre les praticiens libéraux et la Sécurité sociale et fixe leurs honoraires.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Assurance maladie et syndicats ont jusqu'à la fin de l'été pour signer une nouvelle convention.
(Avec AFP)
latribune.fr
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump