Acier : la Chine vent debout contre l'UE

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Une enquête ouverte en mai 2016 par l'exécutif européen a démontré selon la Commission que l'industrie chinoise bénéficiait notamment de prêts préférentiels et de remboursements d'impôts lui permettant d'exporter à des prix artificiellement bas.
Une enquête ouverte en mai 2016 par l'exécutif européen a démontré selon la Commission que "l'industrie chinoise" bénéficiait notamment "de prêts préférentiels" et "de remboursements d'impôts" lui permettant d'exporter "à des prix artificiellement bas". (Crédits : DAVID GRAY)
Pékin a énergiquement protesté vendredi contre l'imposition par l'Union européenne de nouvelles mesures anti-dumping contre certains de ses produits sidérurgiques, que Pékin considère comme injustifiées et irréfléchies.

La Chine a énergiquement protesté vendredi contre l'imposition par l'Union européenne de nouvelles mesures anti-dumping contre certains de ses produits sidérurgiques, que Pékin considère comme injustifiées et irréfléchies. "La Chine met fortement en doute la légitimité et la légalité de la décision de la Commission européenne", a déclaré dans un communiqué un responsable du ministère chinois du Commerce, Wang Hejun.

La Commission européenne a annoncé vendredi des mesures compensatoires sur des produits chinois qu'elle accuse de bénéficier de subventions publiques entravant la libre concurrence. Ces droits, imposés sur l'acier plat laminé à chaud chinois, utilisé notamment dans la construction navale, peuvent atteindre 35,9%, selon un communiqué de la Commission.

"Prêts préférentiels"

Une enquête ouverte en mai 2016 par l'exécutif européen a démontré selon la Commission que "l'industrie chinoise" bénéficiait notamment "de prêts préférentiels" et "de remboursements d'impôts" lui permettant d'exporter "à des prix artificiellement bas". Mais Pékin a rétorqué que la démarche de la Commission européenne découlait d'une incompréhension du système de prêts financiers et des évolutions commerciales de la Chine.

"La Commission européenne ignore le fait que les exportations d'acier de la Chine vers l'Europe ont clairement diminué en 2016", déclare le communiqué du ministère. "Elle utilise la surcapacité de la Chine en acier comme excuse pour affirmer que les produits d'acier plat laminé à chaud de la Chine menacent l'industrie dans l'UE, alors qu'il s'agit d'une simple spéculation ayant peu de rapport avec la réalité", affirme le responsable chinois.

Un secteur très surveillé

M. Wang note que la Chine non seulement s'est abstenue de subventionner ses exportations d'acier, mais a de plus adopté des mesures pour les contrôler. "Il est partial et injuste de la part de l'Europe d'accuser la Chine de ses propres problèmes industriels", déclare-t-il. "Des accusations injustifiées et des mesures commerciales irréfléchies n'aideront pas à résoudre le problème".

La production d'acier, en surcapacité mondiale, est un secteur très surveillé par l'UE, qui a déjà pris plus de 40 mesures de défense commerciale, dont la dernière début avril. Elle a une série de différends commerciaux avec la Chine, son deuxième partenaire commercial.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 11/06/2017 à 19:00 :
Il est plus que temps de réagir contre ces méthodes déloyales des chinois ..... et des américains !
"NOUS d'ABORD " comme le pratiquent tous les pays plus ou moins ouvertement !
a écrit le 11/06/2017 à 6:53 :
Voilà enfin des décisions qui montre tout l'intérêt d'une Europe unie. On est en mesure de discuter d'égal à égal. Il nous reste à construire une vraie défense Européenne, la Diplomatie devrait suivre (on écoute les puissances armées pas seulement de paroles).
a écrit le 10/06/2017 à 19:21 :
L'union sacrée afin de contrer trump n'a pas fait long feu.

Sinon "Mesures anti-dumping" = Protectionnisme, mais ces hypocrites d'européens préfèrent surtout ne pas employer ce mot tellement vulgaire à leurs yeux alors que pourtant indispensable comme on peut le voir.
a écrit le 10/06/2017 à 15:04 :
la commission euopeenne aux ordres de Merkel. Encore et toujours, quand on ferme le chaud en France et Belgique , pas de probleme, c'est la concurrence, quand on menace la Ruhr alors la commission europeenne obeit. Sarkozy et Hollande ont ete les laquais de Merkel. et comme le dit un lecteur, il reste des niches comme Aperam. Asco ferme Dunkerque sans que Macron leve le doigt et la CGT negocie les indemnités de départ dans le calme. le prix social avec une aide de l'etat et de nous donc. Hollande, n'en parlons plus. A qui le tour en France? Hagondage, Fos?
a écrit le 10/06/2017 à 12:24 :
Oui, trop tard, mais jamais trop tard. Ces productions chinoises ont laminé (c'est la cas de le dire) nos productions européennes. On peut être globalement d'accord avec la mondialisation, mais il y a des limites à tout, car dans ce cas, les pertes d'emplois et d'activités ont paupérisé des régions entières, en France bien sûr mais chez nos voisins européens aussi (Allemagne et Belgique). On parle de la concurrence salariale déloyale, mais elle entraine aussi concurrence des produits. Nous avons un train de retard au niveau européen, un élément aussi démontrant l'incurie de nos instances de Bruxelles pourtant nécessaires. In fine, nos échanges avec les chinois sont trop déséquilibrés.
Réponse de le 11/06/2017 à 13:42 :
On peut dire qu'on s'est fait laminé à froid et sans lubrification !
a écrit le 10/06/2017 à 12:04 :
C'est déjà trop tard ! À part défendre Mittal je vois pas à quoi servent ces droits de douane supplémentaires ... l'industrie de l'acier a complètement disparu et mittal a fini par racheter le dernier grand sidérurgiste européen en Italie ... y a plus que des smalls business sur des niches ... il fallait faire ça y a plus de 15 ans comme les états-unis mais notre créneau européen de l'époque était la concurrence à tout prix !

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