Cartes bancaires piratées : la justice américaine démantèle un réseau international

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Pour le ministère américain de la Justice, il s'agit de l'une des plus importantes actions engagées contre une entreprise cybercriminelle.
Pour le ministère américain de la Justice, il s'agit de "l'une des plus importantes" actions engagées contre une entreprise cybercriminelle. (Crédits : Reuters Dado Ruvic)
La justice américaine a annoncé, mercredi 7 février, l'inculpation de 36 personnes accusées d'animer Infraud, un forum spécialisé dans l'échange et l'achat de données personnelles, notamment piratées sur des cartes bancaires. D'après le ministère américain de la Justice, près d'un demi-milliard de dollars a été volé.

Les autorités locales et internationales ont arrêté 13 suspects aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Kosovo et en Serbie, dans le cadre d'une grande affaire de fraudes à la carte bancaire, a précisé dans un communiqué le ministère américain de la Justice.

"Ces poursuites et arrestations sont parmi les plus importantes jamais engagées en matière de cybercriminalité", s'est félicité John Cronan, un responsable des affaires criminelles au ministère.

D'après une liste détaillée, mise en ligne par le ministère, ces personnes opéraient sous pseudos, comme "TonyMontana", "Banderas" ou encore "Moneymafia". Le préjudice financier causé par ce réseau international est estimé à environ 530 millions de dollars.

Leur devise : "In Fraud We Trust"

Le réseau Infraud a été créé en octobre 2010 par l'Ukrainien Svyatoslav Bondarenko, 34 ans, qui opérait lui aussi sous les pseudonymes de "Obnon", "Rector" ou "Helkern". Il n'a pas encore été appréhendé.

Ayant adopté comme slogan "In Fraud We Trust" ("Nous avons foi en la fraude", en français), Infraud mettait en lien acheteurs potentiels et sites de vente, les transactions ayant pour point commun d'être fondées sur des fraudes ou des usurpations d'identité.

L'organisation comptait 10.901 membres enregistrés en mars 2017. Ils pouvaient acheter ou vendre des données personnelles ou des cartes piratées, ainsi que des logiciels malveillants.

Les victimes ont été identifiées aux quatre coins de la planète.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/02/2018 à 15:08 :
Beau coup de filet de la brigade anti cyber criminalité américaine. Dans cette liste publiée par le Ministère ,je ne vois qu'un seul ressortissant de France ,un nom d'ailleurs à consonance africaine donc peut-être en cheville avec la filière ivoirienne d’escrocs du Net.

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