Cuba : Raul Castro refuse la "thérapie de choc"

Le président cubain a défendu à l'ouverture du congrès du Parti communiste son idée d'une "actualisation" prudente de l'économie de l'île. Pas de privatisations massives à l'horizon.
Raul Castro refuse toute privatisation massive à Cuba.
Raul Castro refuse toute privatisation massive à Cuba. (Crédits : BPI France)

 Le président cubain Raul Castro refuse de lancer une « thérapie de choc » à base de privatisations massives et de réformes libérale à l'économie de l'île. Dans son discours prononcé Samedi 16 avril 2016 pour l'ouverture du Congrès du Parti Communiste cubain (PCC), il a précisé que « Cuba ne pourra jamais permettre l'application de ce qu'on appelle les thérapies de choc, appliquées souvent au détriment les classes les plus défavorisées de la société. » Et le frère du « Lider Maximo », au pouvoir depuis 2008 de préciser : « les formules néolibérales qui favorisent la privatisation rapide du patrimoine d'Etat et des services sociaux, comme l'éducation, la santé et la sécurité sociale, ne seront jamais appliquées sous le socialisme cubain ».

Prudence

Raul Castro a entamé un processus « d'actualisation » de l'économie cubaine, encore largement inspirée du modèle soviétique selon les structures mises en place après la révolution de 1959. Une ouverture limitée à l'entrepreneuriat privé et aux investissements étrangers a été lancée. C'est la prudence de cette ouverture que le chef de l'Etat cubain a justifié devant les délégués du PCC réunis pour quatre jours de débat à La Havane. « Ce principe, de ne laisser personne désarmé, conditionne en grande partie le rythme de l'actualisation du modèle économique cubain, qui subit de manière indéniable les effets de la crise économique internationale et de l'embargo », a souligné Raul Castro. Le régime cubain a, parallèlement, entamé un rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis, rapprochement qui a trouvé son illustration dans la récente visite du président Barack Obama à La Havane.

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Commentaire 1
à écrit le 17/04/2016 à 12:10
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N est pas se plier aux américain c est pas ennemi mais ami ?

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