Droits de douane : l'essentiel à retenir du week-end
latribune.fr
La Chine a exhorté dimanche les États-Unis à « annuler complètement » les droits de douane réciproques, après la décision américaine d'épargner certains produits high-tech.
BRIAN SNYDER
Trump lâche du lest sur les produits high-tech mais confirme l’entrée en vigueur prochaine de droits de douane sur les semi-conducteurs. Pékin riposte par la diplomatie, les pays émergents comme l’Indonésie s’adaptent, et la Commission européenne se dit prête à contre-attaquer en cas d’échec des négociations.
Pas de répit sur le front commercial. La pause de 90 jours annoncée par Donald Trump ne suffit pas à rassurer les partenaires des États-Unis, qui affûtent leurs armes face à une guerre douanière en pleine mutation.
Pékin hausse le ton, malgré un« petit pas »américain
La Chine a exhorté dimanche les États-Unis à « annuler complètement » les droits de douane réciproques, après la décision américaine d'épargner certains produits high-tech. « Nous appelons Washington à corriger ses erreurs et revenir sur le droit chemin du respect mutuel », a déclaré le ministère chinois du Commerce. Vendredi, les États-Unis avaient exempté smartphones, ordinateurs et semi-conducteurs des surtaxes record de 145 %, une volte-face saluée par Apple et les géants de la tech. L'administration Trump précise que d'autres catégories sensibles, comme les semi-conducteurs, pourraient vont être ciblées dans « un mois ou deux ».
Huile de palme : l'Indonésie cherche des alternatives
Confrontée à des droits de douane de 32 % - suspendus pour 90 jours - sur ses exportations d'huile de palme, l'Indonésie prépare une contre-offensive commerciale. Jakarta pourrait intensifier ses achats de gaz américain pour équilibrer les échanges, tout en diversifiant ses débouchés vers l'Afrique et l'Europe de l'Est.
Xi Jinping en tournée pour consolider ses alliances régionales
Le président chinois entame une tournée diplomatique au Vietnam, en Malaisie et au Cambodge pour resserrer les liens économiques en Asie du Sud-Est. Objectif : renforcer l'image d'une Chine « fiable et stable », face aux États-Unis jugés « coercitifs ».
La Commission européenne suit de près les échanges sino-américains. Le ministre français de l'Économie, Éric Lombard, a salué dimanche « un espace de négociation » ouvert par la suspension partielle des surtaxes. Mais il prévient : « Si cela échoue, des contre-mesures européennes seront mises en œuvre dans les 90 jours. » Il alerte également sur le risque d'un afflux de produits chinois vers l'UE et appelle à renégocier certains accords commerciaux, comme celui avec le Mercosur, « inacceptable en l'état ».
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Interrogé dimanche sur Sky News, le ministre britannique du Commerce, Jonathan Reynolds, a indiqué que les « négociations se poursuivaient » avec les États-Unis. Il prévient que « toutes les options demeurent sur la table » en cas d'échec.