Elections législatives : le Portugal entre en campagne, les socialistes favoris

Coup d'envoi de la campagne pour les législatives anticipées du 30 janvier au Portugal, après la dissolution du Parlement le 4 novembre dernier. Si les socialistes apparaissent comme les grands favoris des sondages, le scrutin pourrait aussi signer une percée de l'extrême droite.

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Les socialistes du premier ministre sortant, Antonio Costa, sont favoris dans les sondages.
Les socialistes du premier ministre sortant, Antonio Costa, sont favoris dans les sondages. (Crédits : RAFAEL MARCHANTE)

Le Portugal est officiellement entré dimanche en campagne électorale pour les législatives anticipées du 30 janvier, avec les socialistes du Premier ministre sortant, Antonio Costa, comme grands favoris des sondages. Provoqué par la rupture entre celui-ci et ses anciens alliés de la gauche radicale autour du budget 2022, ce scrutin pourrait également être marqué par une percée de l'extrême droite.

Selon un agrégateur de sondages diffusé par la Radio Renascença, le Parti socialiste est crédité de près de 38% des voix. Un score légèrement au-dessus de celui des législatives d'octobre 2019, mais qui ne lui permettrait toujours pas d'avoir la majorité absolue au Parlement.

La principale formation d'opposition de centre droit, le Parti social-démocrate de l'ancien maire de Porto Rui Rio, pourrait lui recueillir 30% des bulletins, et réduire un peu l'avantage obtenu par les socialistes il y a environ deux ans.

Entrée au Parlement en 2019, avec son président André Ventura comme député unique, le parti d'extrême droite Chega ambitionne de devenir la troisième force politique du pays. Mais, avec environ 6% des intentions de vote, il reste au coude à coude avec les deux formations de la gauche radicale, le Bloc de gauche et la coalition communistes-verts.

Dissolution du Parlement

Après six années de gouvernement socialiste minoritaire soutenu par ces partis, le rejet du projet de budget pour 2022 a scellé la fin d'une fragile union de la gauche, inédite depuis la Révolution des Œillets de 1974. Afin de surmonter l'impasse budgétaire, le président de la République, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, a usé de son pouvoir de dissolution du Parlement le 4 novembre dernier dt convoqué des élections législatives.

Pourtant, si les électeurs confirment les prévisions des enquêtes, le rapport de forces risque de se maintenir, obligeant les socialistes à chercher des soutiens au sein d'une Assemblée majoritairement de gauche.

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