Etats-Unis : Biden accuse des "pirates" basés en Russie de la cyberattaque contre des oléducucs
Paul Handley, AFP
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Joe Biden
JONATHAN ERNST
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Le président Joe Biden a accusé lundi un groupe criminel basé, selon lui, en Russie d'avoir mené l'attaque informatique qui a paralysé l'un des plus grands opérateurs d'oléoducs américains.
Le réseau "Darkside est responsable de la mise en péril des réseaux de Colonial Pipeline", a d'abord estimé la police fédérale dans un communiqué.
"A ce stade, nos services de renseignement n'ont pas de preuve d'une implication russe", a ensuite déclaré le président Joe Biden qui est régulièrement tenu informé de l'évolution de la situation.
Mais "il y a des éléments qui montrent que des acteurs et que le rançongiciel sont en Russie", a-t-il ajouté. "Ils ont une certaine responsabilité."
Un rançongiciel, ou "ransomware", exploite des failles de sécurité pour encrypter les systèmes informatiques et exige une rançon pour les débloquer.
Une attaque de ce type a visé l'un premier distributeur de carburants aux Etats-Unis, la société Colonial Pipeline, qui transporte essence et diesel des raffineries du Texas vers la région de New York et dispose de plus de 8.800 kilomètres d'oléoducs.
Pour protéger ses infrastructures, elle avait interrompu vendredi toutes ses opérations, faisant peser un risque sur l'approvisionnement en pétrole dans le nord-est du pays.
La situation reste "fluctuante", a écrit lundi l'entreprise, qui rouvre son réseau "par phase" avec pour objectif de rétablir l'essentiel de ses activités d'ici la fin de la semaine.
Le groupe Darkside est apparu l'an dernier et s'est spécialisé dans les attaques au rançongiciel contre les moyennes et les grandes entreprises, à qui il réclame des centaines de milliers, voir des millions de dollars, pour débloquer leurs systèmes.
Il dérobe au passage des données confidentielles à ses victimes, surtout basées dans des pays occidentaux, et menace de les rendre publiques si la rançon n'est pas versée.
Les membres de Darkside assurent ne pas avoir de motivation politique, ni de lien avec un gouvernement.
Paul Handley, AFP