Face au Congrès, Donald Trump précise le cap "America First"

latribune.fr

latribune.fr
Après un premier mois à la Maison-Blanche marqué par des revers (le blocage par la justice de son décret anti-immigration), des démissions et des querelles avec les médias, Trump a paru vouloir rassurer sur sa stature présidentielle et sa capacité à gouverner.
Dans une allocution de plus d'une heure devant les élus républicains et démocrates, il a appelé à l'unité nationale et a évité de renouveler ses attaques passées. Adoptant un ton plus modéré, Trump a souligné sa volonté de se concentrer sur les questions touchant directement les Américains, en promettant notamment des investissements dans les infrastructures ainsi qu'une réforme fiscale en faveur de la classe moyenne et une refonte de la santé - en abrogeant la loi dite de l'Obamacare et en refondant le système de santé par le biais de plusieurs réformes sur les coûts, le choix et l'accès à l'assurance santé -.
Le président américain Donald Trump a promis de consacrer 1.000 milliards de dollars d'investissements publics et privés pour remettre à niveau les infrastructures américaines.
M. Trump a également de nouveau promis, là encore sans donner de détails, une réforme fiscale "historique" qui "réduira le montant des impôts de nos entreprises pour qu'elles puissent concurrencer n'importe qui et prospérer n'importe où" et qui profitera également à la classe moyenne.
Il a répété ses promesses d'imposer des taxes sur les importations de produits étrangers pour protéger les industriels américains.
Il a cité une récente rencontre avec les dirigeants du fabricant de motos américain Harley-Davidson pour illustrer son propos, indiquant que ceux-ci lui avaient indiqué devoir payer dans certains pays des droits d'importation allant jusqu'à 100%.
M. Trump a déjà promis de renégocier le traité de libre-échange Aléna unissant les États-Unis, le Canada et le Mexique et s'est retiré du partenariat transpacifique (TPP), négocié par la précédente administration de Barack Obama, qui devait unir les États-Unis à 11 pays de la région Asie-Pacifique.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Donald Trump a proposé un nouveau système d'immigration "basé sur le mérite", citant en exemple des pays comme le Canada et l'Australie et s'en prenant avec virulence aux immigrés clandestins.
Le président américain a dit vouloir "abandonner le système actuel d'une immigration peu qualifiée et adopter à la place un système basé sur le mérite" qui permette selon lui d'"économiser énormément d'argent".
Le président a également martelé avec force sa détermination à lutter contre l'immigration clandestine qu'il a lié avec la criminalité aux États-Unis. Il a notamment indiqué avoir ordonné la création d'un bureau spécial pour les victimes de crimes "d'immigration" baptisé VOICE (Victims Of Immigration Crime Engagement)
À lire également
"Nous donnons une voix à ceux qui sont ignorés par les médias et réduits au silence par les intérêts particuliers", a lancé Donald Trump rendant hommage à des Américains invités à assister à son discours et dont des proches ont été tués "par des immigrés clandestins" qui avaient un casier judiciaire.
(Avec agences)
latribune.fr
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires
Le big bang fiscal des économistes face au péril climatique et économique
« Le système international actuel est ploutocratique » : le scénario choc de Thomas Piketty pour une planète soutenable en 2100
🔴SpaceX, l'Australie contre les droits de douane de Trump, loi de programmation militaire... L'essentiel de l'actualité ce jeudi 4 juin