G20 : pour le FMI, il faut mieux coopérer contre le Covid et alléger la dette des pays pauvres
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Kristalina Georgieva, directrice exécutive du Fond monétaire international (FMI).
Reuters
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Kristalina Georgieva, directrice exécutive du Fond monétaire international (FMI).
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Alors que les ministres de l'Economie et des Finances des pays du G20 ainsi que les gouverneurs de leurs banques centrales se réunissent jeudi et vendredi à Jakarta en Indonésie, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, fait des recommandations dans une note publiée mercredi sur le blog de l'institution internationale.
Préconisant "une solide coopération internationale et une agilité extraordinaire", la première priorité à discuter au G20 est le besoin de fournir "des efforts plus importants pour lutter contre "le long Covid économique"". Selon le FMI, l'économie mondiale va être amputée de 3.800 milliards de dollars de pertes cumulées de production jusqu'à 2024, en raison de la pandémie. "Omicron nous a rappelé dernièrement qu'une reprise durable et inclusive est impossible tant que la pandémie se poursuit", constate Kristalina Georgieva.
Pour lutter efficacement contre la pandémie, il est nécessaire que chaque pays ait "un accès équitable à une boîte à outils Covid-19 avec des vaccins, des tests et des traitements", le tout mis à jour pour lutter efficacement contre un virus qui mute. Une telle opération nécessitera des moyens financiers supplémentaires estimés à 23,4 milliards de dollars.
Car mettre fin à la pandémie est la seule manière de pouvoir effacer les pertes subies par l'économie mondiale et normaliser l'activité des entreprises et le marché du travail. Pour l'ensemble des étudiants à travers le monde, le FMI estime que le coût de la pandémie s'élève à 17.000 milliards de dollars en termes de perte d'apprentissage, de baisse de la productivité et de suspension d'emplois qui pèseront sur leur vie future. Il en est de même de la scolarité qui a fait perdre de nombreuses heures de cours aux élèves, en particulier dans les économies émergentes.
Remédier à cette situation pour les pays consiste à augmenter les dépenses sociales, mettre en place des programmes de reconversion pour les employés, ou encore favoriser des programmes de rattrapage en matière d'éducation et d'enseignement. De telles politiques sont de nature à favoriser la résilience face aux futurs défis sanitaires et économiques.
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