Journée meurtrière à Gaza, la France "condamne les violences des forces armées israéliennes"
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Des militants palestiniens s'opposent au déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem.
Reuters / Ibraheem Abu Mustafa
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Des militants palestiniens s'opposent au déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem.
Reuters / Ibraheem Abu Mustafa
Le bilan est lourd. Alors que la nouvelle ambassade des États-Unis, transférée de Tel Aviv à Jérusalem, était inaugurée lundi en présence d'Ivanka Trump, les forces israéliennes ont abattu au moins 55 manifestants palestiniens, dont au moins six mineurs, et en ont blessé 2.400 autres, alors qu'ils protestaient du côté gazaoui de la frontière avec Israël (selon des chiffres du ministère palestinien de la Santé). Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a justifié ces actions comme de l'auto-défense, défendant sur Twitter que "chaque pays a le devoir de défendre ses frontières."
De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé trois jours de deuil dans les territoires palestiniens et une grève générale ce mardi 15 mai.
Lundi soir, l'administration américaine est allée dans le sens de Benyamin Netanyahou, en imputant au Hamas (organisation palestinienne) la responsabilité de la mort de plusieurs dizaines de personnes, bien que ce dernier a démenti être l'instigateur des violences.
Par ailleurs, au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont usé de leur droit de veto pour bloquer l'adoption d'un texte appelant à une enquête indépendante sur ces événements meurtriers survenus dans la bande de Gaza. "Ces crimes de guerre ne doivent pas rester impunis. La communauté internationale a la responsabilité de fournir une protection internationale au peuple palestinien", a estimé le responsable palestinien Saëb Erekat qui a fait partie de toutes les équipes de négociateurs avec Israël.
Par la voix d'Emmanuel Macron, la France a condamné les violences des forces armées israéliennes. Le chef de l'État, qui s'est entretenu au téléphone avec son homologue palestinien et le roi de Jordanie Abdallah II, a ajouté qu'il parlera à tous les acteurs de la région dans les prochains jours.
Selon l'Élysée, il a également souligné lors de ces échanges "le droit des Palestiniens à la paix et à la sécurité" et a "réaffirmé son attachement à la sécurité d'Israël et la position constante en faveur d'une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues".
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Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exhorté les autorités israéliennes au "discernement" et "à la retenue dans l'usage de la force", réaffirmant par la même occasion que le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem contrevenait au droit international.
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Face à des étudiants turcs à Londres, Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi Israël de "terrorisme d'État" et de "génocide", allant dans le sens de son Premier ministre Binali Yildirim qui a estimé plus tôt que les États-Unis et Israël sont partenaires de "crime contre l'humanité".
Le pays a rappelé pour consultations ses ambassadeurs en Israël et aux États-Unis.
(Avec AFP et Reuters)
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