L'Iran déterminé à poursuivre son programme de missiles balistiques
Reuters et AFP

Hassan Rohani
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L'Iran va continuer à développer ses capacités militaires et en particulier son programme de missiles balistiques, a déclaré ce lundi 11 février le président Hassan Rohani dans un discours prononcé à l'occasion du 40e anniversaire de la révolution islamique de 1979. Le chef de l'État avait déjà annoncé dimanche que Téhéran s'apprêtait à placer deux satellites en orbite en dépit des mises en garde des États-Unis, qui considèrent que la technologie des fusées utilisées pour un tel lancement est très proche de celle d'un missile balistique.
L'agence de presse Fars a rapporté la semaine dernière que le corps des Gardiens de la révolution iranienne a mis en service un missile sol-sol d'une portée de 1.000 km.
Washington estime que le développement de missiles par l'Iran viole la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui a entériné l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, une interprétation rejetée par Téhéran. Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'accord de Vienne et les pays européens signataires, qui tentent de le sauver, sont aussi très critiques envers le programme de missiles iranien.
Le président iranien a, en outre, promis de 'vaincre" le "complot" américain contre la République islamique, qui est selon lui voué à l'échec. Les Iraniens crieront "Mort à l'Amérique" tant que Washington poursuivra sa politique hostile, mais ce slogan s'adresse au président Donald Trump et aux dirigeants des États-Unis et non à la nation américaine, a assuré le 8 février le guide suprême de la Révolution iranienne, Ali Khamenei.
Quant aux Européens, qui tentent de sauver l'accord nucléaire, il ne faut pas non plus leur faire confiance selon lui :
Pour l'Iran, ce 40e anniversaire survient dans une période de difficultés économiques et de tensions renouvelées avec les États-Unis.
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Les retombées commerciales et financières espérées de l'accord sur le nucléaire signé en 2015 avec la communauté internationale ne se sont guère concrétisées, et le pays souffre du rétablissement des sanctions américaines consécutif au retrait unilatéral des États-Unis de ce pacte en 2018.
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Selon le Fonds monétaire international (FMI), l'économie iranienne est entrée en récession en 2018 et le PIB du pays devrait chuter de 3,6% en 2019.
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