La Corée du Sud en panne de croissance au deuxième trimestre 2017

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Le président sud-coréen Moon Jae-in préside le Conseil national de sécurité à la Maison bleue présidentielle à Séoul, en Corée du Sud, le 4 juillet 2017.
Le président sud-coréen Moon Jae-in préside le Conseil national de sécurité à la Maison bleue présidentielle à Séoul, en Corée du Sud, le 4 juillet 2017. (Crédits : Kim Joo-hyung/Yonhap via Reuters)
La croissance économique sud-coréenne s'est réduite de près de sa moitié au deuxième trimestre 2017. Un résultat inquiétant pour le nouveau gouvernement, après l'annonce, mardi, d'un nouveau plan de relance.

Coup de frein pour Séoul. La Banque de Corée a dévoilé jeudi un rapport constatant le ralentissement de la croissance économique du pays au deuxième trimestre 2017. Le produit intérieur brut (PIB) de la quatrième économie d'Asie a progressé de 0,6 % entre avril et juin, contre 1,1 % d'augmentation au trimestre précédent, et près de 2,7 % de croissance annuelle en 2016. La publication de ces résultats intervient deux jours après l'annonce, le 25 juillet, du plan de relance de l'administration du président progressiste Moon Jae-in, élu en mai. Un programme sur cinq ans, pour une économie en légère perte de vitesse.

Tensions avec Pékin et baisse des exportations

Après presque une décennie de forte croissance, la progression économique du pays a ralenti ces dernières années : elle avait atteint 3,34 % en 2014. La Banque Mondiale estime, quant à elle, que le PIB sud-coréen pourrait devenir négatif d'ici 2020, et osciller autour de -0,7 %. Elle précise toutefois que ces prévisions ont un niveau de fiabilité "moyen", compte tenu des variations importantes des mesures prises en compte.

Pour les résultats du deuxième trimestre, le déclin de croissance s'explique, avant tout, par un recul important des échanges commerciaux avec la Chine. En effet, Pékin semble avoir mis en place des mesures de représailles économiques suite au déploiement, en Corée du Sud, d'un bouclier antimissile américain, censé protéger de la menace du Nord. Le gouvernement chinois considère ce dispositif comme une atteinte à ses propres capacités de défense, et il a, par conséquent, interdit à ses ressortissant de se rendre en Corée du Sud. Le constructeur automobile Hyundai Motor a même ouvertement cité la controverse avec Pékin pour expliquer la chute de 48 % de son bénéfice net au deuxième trimestre.

Ces tensions justifient également le recul de 3 % des exportations sud-coréennes pour le deuxième trimestre 2017. Les hausses de 0,9 % de la consommation des ménages et de 1 % de la construction n'auront ainsi pas suffit à enrayer le déclin du principal secteur économique du pays, qui génère à lui tout seul 50 % du PIB.

Des prédictions de bon augure

Lors d'une conférence de presse, le directeur de la Banque de Corée s'est cependant montré "confiant" sur la reprise économique du pays. Il prévoit une croissance de 2,8 % du PIB en 2017, restant moins optimiste que le ministère des Finances qui l'estime, pour sa part, à 3 % cette année. Un pourcentage qui n'a pas été atteint depuis trois ans.

De son côté, le président chinois Xi Jinping multiplie depuis quelques mois les signes positifs, il a annoncé vouloir replacer ses relations avec Séoul "sur la bonne voie".

Enfin, autre bonne nouvelle pour les exportations et la consommation, les importants lancements à venir de produits technologiques comme le prochain Galaxy Note 8, du géant coréen Samsung prévu en août.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/07/2017 à 0:25 :
Croissance ? C'est quoi ?
a écrit le 29/07/2017 à 21:12 :
Il paraît même que pendant ce temps, la croissance insolente Corée du Nord (DPRK) ferait des jaloux !!!

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