La porte-parole Hua Chunying prône l'apaisement avec les États-Unis
Cate Cadell, Reuters

Hua Chunying, actuellement porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Carlos Garcia Rawlins / Reuters
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Hua Chunying, actuellement porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Carlos Garcia Rawlins / Reuters
La Chine a joué jeudi la carte de l'apaisement avec la nouvelle administration américaine dirigée par Joe Biden, évoquant des "gentils anges" qui peuvent "triompher des forces du mal" et minimisant les points de contentieux entre les deux pays.
Les relations entre la Chine et les Etats-Unis se sont considérablement dégradées sous le mandat de Donald Trump. Joe Biden, qui a pris ses fonctions mercredi, devrait maintenir la pression sur Pékin mais en adoptant une approche plus traditionnelle et multilatérale.
Lors d'une conférence de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré:
Elle ajoutait:
L'ambassadeur de facto de Taïwan à Washington a assisté mercredi à l'investiture de Joe Biden avec une invitation officielle, une première qui signale que l'administration du nouveau président devrait poursuivre la politique de Donald Trump d'un soutien accru à l'île revendiquée comme faisant partie de la Chine par Pékin.
Mercredi, l'administration Biden a aussi critiqué la décision de la Chine de sanctionner plusieurs responsables américains, dont Mike Pompeo, qu'elle a jugée "contre-productive et cynique".
Interrogé sur ces deux éléments, Hua Chunying a défendu les sanctions et réaffirmé l'opposition de Pékin à tout contact officiel entre les États-Unis et Taïwan. Elle a déclaré que la Chine combattrait toute action qui porterait atteinte à sa souveraineté ou à ses intérêts.
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Mais Hua Chunying, qui a dit avoir regardé l'investiture de Joe Biden sur CNN, a également plaidé pour la coopération et la compréhension.
Sur les médias sociaux chinois, de nombreux commentaires, jeudi, ont dit espérer que la présidence de Joe Biden soit synonyme d'une amélioration des relations entre Pékin et Washington. D'autres se sont montrés moins optimistes, craignant que la ligne dure adoptée par Donald Trump face la Chine ne soit maintenue par la nouvelle administration.
"J'espérais en fait que Trump reste président", a commenté pour sa part un habitant de la capitale de 78 ans, surnommé Liu. "Pourquoi ? Pour qu'il soit plus facile pour la Chine de passer devant les Etats-Unis."
(avec, à l'agenced Reuters, la contribution de Thomas Suen, Blandine Hénault pour la version française, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Cate Cadell, Reuters