La Russie veut renforcer ses liens avec le Qatar toujours sous embargo

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A Doha, Sergueï Lavrov a assuré à l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thanique, que Moscou attache une grande importance à la coopération économique avec le Qatar, y compris dans le domaine de l'énergie.
A Doha, Sergueï Lavrov a assuré à l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thanique, que Moscou "attache une grande importance" à la coopération économique avec le Qatar, y compris dans le domaine de l'énergie. (Crédits : Reuters)
Soumis à un boycott des pays voisins, en particulier l'Arabie Saoudite, qui lui reprochent notamment sa proximité avec l'Iran, le Qatar a reçu un soutien diplomatique de poids de la part de Moscou.

Le Qatar et la Russie, deux des plus importants producteurs d'énergie dans le monde, ont promis mercredi de raffermir leurs relations économiques au moment où Doha est confronté à un boycott de ses voisins. "Nous sommes déterminés à renforcer les liens commerciaux et économiques", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse à Doha. Le chef de la diplomatie russe a achevé mercredi au Qatar une tournée qui l'a mené aussi au Koweït et aux Emirats arabes unis.

A Doha, il a été reçu par l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, et s'est entretenu avec son homologue qatari, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani. Sergueï Lavrov a assuré que Moscou "attache une grande importance" à la coopération économique avec le Qatar, y compris dans le domaine de l'énergie.

Les millards de dollars de participation dans Rosneft

La Russie et le Qatar sont deux des quatre premiers pays producteurs de gaz au monde, selon le CIA World Factbook. Les deux pays sont aussi d'importants producteurs de pétrole et, l'année dernière, le Qatar a dépensé des milliards de dollars pour prendre une participation dans la compagnie pétrolière d'Etat russe, Rosneft.

Le Qatar tente d'améliorer ses relations économiques avec différentes nations après qu'un groupe de pays, dirigé par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, a rompu le 5 juin les relations diplomatiques et pris des sanctions contre Doha, déclenchant la pire crise dans le Golfe depuis des années.

La situation reste bloquée

L'Arabie et les Emirats, ainsi que Bahreïn et l'Egypte, accusent le Qatar de soutenir l'extrémisme, ce que dément Doha. A ce propos, cheikh Mohamed a déclaré que la crise n'avait pas évolué et il a accusé les adversaires du Qatar d'ignorer ses appels au dialogue.

Sergueï Lavrov a appelé pour sa part à un règlement de la crise, estimant que les pays en conflit devraient travailler avec le médiateur régional qu'est le Koweït. "Nous sommes convaincus qu'il est nécessaire de parvenir à une solution en recherchant des approches mutuellement bénéfiques à travers le dialogue", a-t-il déclaré. "Il est dans notre intérêt que le CCG soit uni et fort", a dit Sergueï Lavrov en référence au Conseil de coopération du Golfe. Le Qatar fait partie de ce groupement régional aux côtés de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Koweït et d'Oman.

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Commentaires
a écrit le 31/08/2017 à 9:30 :
Ca gaz ?
a écrit le 30/08/2017 à 20:16 :
en revanche en Syrie, ils soutiennent des groupes qui se font la guerre respectivement les uns aux autres...
a écrit le 30/08/2017 à 19:27 :
beau résultat des stratèges Saoudiens...
Un rapprochement improbable de l'axe Qatar Turquie avec l'axe Russie Iran.
Au final c'est le royaume qui prononce l'embargo qui se retrouve isolé...
a écrit le 30/08/2017 à 18:52 :
Voilà l'explication de l'arrivée de Mbappé au PSG, le petit morceau de sucre dans le bol de vinaigrette. Va savoir.

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