Le gouvernement brésilien lance un vaste programme de privatisations

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Le gouvernement veut modifier la législation qui prévoit que la société pétrolière publique Petrobras prenne systématiquement une participation de 30% dans tous les nouveaux projets.
Le gouvernement veut modifier la législation qui prévoit que la société pétrolière publique Petrobras prenne systématiquement une participation de 30% dans tous les nouveaux projets. (Crédits : REUTERS/Paulo Whitaker)
Le successeur de Dilma Rousseff entend ouvrir le pays au secteur privé dans le but de réduire les dépenses publiques et ainsi combler le déficit budgétaire. Les entreprises publiques Petrobras et Eletrobras sont notamment concernées.

Une page est en train de se tourner, au Brésil. Le nouveau gouvernement de Michel Temer a lancé mardi un vaste programme de privatisations sur lequel il entend s'appuyer pour relancer l'investissement dans un pays en pleine débâcle économique. Brasilia a ainsi prévu de céder d'ici mars des licences d'exploitation pour les aéroports de Porto Alegre, Salvador, Florianópolis et Fortaleza. Il entend également concéder courant 2017 des droits d'exploitation des routes fédérales dans le Centre-Ouest et dans le Sud.

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Avec ce programme de privatisations, conjugué à l'instauration d'une politique d'austérité, le président Michel Temer, qui a remplacé Dilma Rousseff depuis que cette dernière a été destituée, cherche à combler le déficit budgétaire et réduire l'endettement qui a précipité la note souveraine brésilienne en catégorie spéculative.

"Nous devons ouvrir le pays au secteur privé parce que l'Etat ne peut pas tout faire", a déclaré le président à ses ministres lors de la présentation de son programme, baptisé "Projet croissance".

Des mines de phosphate, de cuivre et de plomb ouvertes au privé

Le gouvernement espère relancer l'intérêt du secteur privé en modifiant la législation qui prévoit que la société pétrolière publique Petrobras prenne systématiquement une participation de 30% dans tous les nouveaux projets.

Le gouvernement de Michel Temer va également privatiser l'année prochaine six distributeurs d'électricité détenus par la compagnie publique Eletrobras dans le Nord et le Nord-Ouest. Il prévoit en outre de céder en 2018 la compagnie carioca de distribution d'eau et de traitement des eaux usées Cedae. Parmi les concessions minières qui seront ouvertes au privé, figurent les sites d'exploitation de phosphate, de cuivre, de plomb, de zinc et de charbon.

Le gouvernement espère lever 24 milliards de dollars (21,40 milliards d'euros) à partir de son programme de concessions dont 11 milliards en provenance des secteurs du gaz et du pétrole.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 14/09/2016 à 8:37 :
Après le putsch vient la distribution des cadeaux aux copains, désespérant mais classique.
Réponse de le 14/09/2016 à 11:53 :
Vous préférez les comptes maquillées par Dilma, ou les pots de vin ou l'abus de biens sociaux, au détriment du peuple?
Réponse de le 14/09/2016 à 13:31 :
@Réponse de bmi

Cela reste dérisoire par rapport aux magouilles prévisibles avec ces privatisations.Le peuple que tu évoques va voir rapidement les dégats.A noter, que Michel Temer est lui aussi mis en examen ainsi 1/3 des sénateurs ayant voté la destitution ( plutôt un coup d'état déguisé) Dilma Rousseff.
Réponse de le 14/09/2016 à 15:56 :
"Vous préférez les comptes maquillées par Dilma, ou les pots de vin ou l'abus de biens sociaux, au détriment du peuple? "

Je ne valide aucun des deux pourquoi rester camper au sein de raisonnements binaires stupides et rétrogrades ?

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