Brésil : Dilma Rousseff fait appel de sa destitution et demande un nouveau procès

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Mercredi, une majorité de plus des deux tiers requis des sénateurs ont voté sans surprise pour la destitution de la dirigeante de gauche.
Mercredi, une majorité de plus des deux tiers requis des sénateurs ont voté sans surprise pour la destitution de la dirigeante de gauche. (Crédits : UESLEI MARCELINO)
L'avocat de Dilma Rousseff demande également le retour à un poste de président par intérim de Michel Temer, officiellement investi mercredi à la présidence du Brésil.

La "dame de fer" de gauche ne va pas céder son siège si facilement. Au lendemain de sa destitution de la présidence du Brésil, actée par les sénateurs, Dilma Rousseff a annoncé jeudi sa décision de faire appel auprès de la cour suprême (STF) pour demander un nouveau procès et l'annulation du jugement qui l'a écartée du pouvoir la veille.

Le recours déposé exige "la suspension immédiate des effets de la décision du Sénat qui a condamné pour crime de responsabilité la présidente de la République". Il est signé par l'avocat José Eduardo Cardozo, ex-ministre de la Justice de Dilma Rousseff qui l'a défendue pendant le procès.

L'avocat demande également "un nouveau procès" et le retour à un poste de président par intérim de Michel Temer, 75 ans, ancien vice-président de Dilma Rousseff. Ce leader du PMDB (centre droit) a prêté serment il y a moins de 24 heures comme nouveau président du Brésil et assurera la fin du mandat de son prédécesseur jusqu'à fin 2018.

La fin de 13 années de gouvernements de gauche au Brésil

Mercredi, une majorité de plus des deux tiers requis des sénateurs ont voté sans surprise pour la destitution de la dirigeante de gauche, première femme avoir été élue à la tête du Brésil en 2010, puis réélue de justesse en 2014. Sur les 81 parlementaires, 61 ont voté pour sa destitution. Cet événement marque la fin de 13 ans de gouvernements de gauche dans le plus grand pays d'Amérique latine.

Pour rappel, la procédure de destitution était entamée depuis 2015. Trois juristes reprochaient à Dilma Rousseff d'avoir maquillé les comptes publics en 2014 et engagé des dépenses publiques sans l'aval du Parlement, peu avant sa réélection la même année.

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Commentaires
a écrit le 02/09/2016 à 9:23 :
Pauvres brésiliens, ils vont se retrouver avec un gouvernement de droite encore moins légitime que celui de Roussef, c'est le moment pour eux de se révolter et de renverser tout ce système politique entièrement corrompu par les milieux d'affaires.

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