Le monde est devenu plus antifragile
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Le monde est moins fragile - si on compare aux destructions entraînées par les pandémies dans le passé -, ou plus exactement est plus "antifragile".
Reuters
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Le monde est moins fragile - si on compare aux destructions entraînées par les pandémies dans le passé -, ou plus exactement est plus "antifragile".
Reuters
En octobre 2020, quelques mois après le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, le Fonds monétaire international (FMI) avertissait que la reprise économique mondiale serait "longue et difficile". Personne ne songeait à contredire la prophétie, après avoir vécu la mise sous cloche de l'activité de la planète, digne des blockbusters catastrophistes, sortis de l'imagination fertile des scénaristes hollywoodiens.
Le pessimisme du FMI était compréhensible. Au deuxième trimestre 2020, la contraction des PIB était spectaculaire (par rapport au trimestre précédent) : Allemagne (-32,2%), France (-37,9%), les 17 pays de la zone euro (-36,5%), Etats-Unis (-32,8%), le Royaume-Uni (-43,9%), selon les données de l'OCDE. Sur l'année 2020, l'institution internationale a estimé que l'activité mondiale s'est contractée de 3,3%.
Pourtant, dès 2021, l'activité repartait fortement à la hausse. Sur le deuxième trimestre, comparé à la même période de 2020, le rebond était spectaculaire : Allemagne (+9,2%), France (+18,7%), la zone euro (+13,7%), les Etats-Unis (+12,2%), le Royaume-Uni (22,2%).
S'il faut évidemment relativiser ces rebonds en raison de l'effet de base, il n'en reste pas moins que la pire récession économique depuis la deuxième guerre mondiale aura été aussi la plus brève. Selon les dernières projections du FMI, le PIB mondial devrait croître de 6% en 2021 et 4,9% en 2022.
Ce fait, remarquable, s'explique par la gestion de la crise. Certes, les inégalités se sont creusées, et le Covid-19 a déjà tué plus de 4 millions de personnes à travers la planète. Par ailleurs, nombre de gouvernements ont montré qu'ils ne s'étaient pas préparés au risque d'une pandémie. L'épisode de l'absence de masques et du gel hydroalcoolique en France reste dans toutes les mémoires.
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Malgré cela, les responsables politiques ont pris les mesures nécessaires au fur et à mesure que les connaissances progressent sur le virus, partagées notamment via l'Organisation mondiale de la santé (OMS), institution internationale qui a joué un rôle majeur.
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