Les 8 dossiers brûlants au menu du G7 de Biarritz
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de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) qui s'ouvrira samedi, comme l'an dernier dans un climat de forte incertitude nourrie par les sorties de Donald Trump et les multiples tensions internationales, de l'Europe à la Chine en passant par l'Iran. Ce sommet de trois jours sur le front de mer, réunissant les dirigeants de sept pays parmi les plus puissants de la planète, se déroulera sous le signe de la lutte contre les inégalités, le thème principal inscrit à l'ordre du jour par la France.
G7.
Emmanuel Macron compte afficher des résultats concrets sur certains sujets comme la "lutte contre les inégalités", thème officiel du sommet, en élargissant les discussions aux dirigeants de "puissances de bonne volonté" comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du sud et le Chili.
La taxation des Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres) est l'un des principaux sujets de discorde entre les Etats-Unis et la France, qui a instauré cette année son propre impôt sur les géants du numérique en espérant convaincre les autres grandes puissances de mettre sur pied une taxe commune. Cette initiative a suscité la colère de Donald Trump, qui voit là une mesure dirigée spécifiquement contre les entreprises américaines et menace de lancer des représailles sous la forme de droits de douane massifs sur les vins français. Le gouvernement français promet quant à lui d'abandonner cette taxe à 3% sur les revenus des grandes multinationales dès qu'un accord sera trouvé à l'échelle de l'OCDE (Organisation de coopération et développement économiques).
Le rendez-vous de Biarritz sera l'une des premières occasions pour Boris Johnson, arrivé au 10 Downing Street le 24 juillet dernier, de prendre le pouls de ses interlocuteurs les plus incontournables dans les négociations sur le Brexit, voire de mettre l'unité européenne à l'épreuve. Le successeur de Theresa May retrouvera simultanément l'allemande Angela Merkel et le français Emmanuel Macron, qu'il aura rencontrés à tour de rôle mercredi et jeudi, mais aussi les plus hauts représentants de l'Union européenne (UE). Les discussions s'annoncent serrées entre les Européens et le Britannique, qui veut pousser les Vingt-Sept à renégocier les modalités de la sortie du Royaume-Uni, en particulier concernant l'épineuse question irlandaise, et assure que le Brexit deviendra réalité le 31 octobre, "deal" ou pas.
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Emmanuel Macron a d'ores et déjà fait savoir mercredi qu'il attendait des "clarifications" du Premier ministre britannique, auquel il demande de "l'esprit de sérieux". Au cours du week-end, les Européens observeront de près la naissance du tandem Boris Johnson-Donald Trump, l'une des attractions du sommet. Cette rencontre, la première depuis l'arrivée au pouvoir de Boris Johnson, est loin d'être anodine puisque l'avenir du Royaume-Uni hors UE dépend en partie de l'accord de libre-échange que les deux hommes se font fort de conclure.
C'est l'un des principaux sujets de préoccupation du moment : la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine, les deux premières économies de la planète, au risque de donner un coup de frein brutal à la croissance mondiale. Ce conflit dépasse le seul terrain des droits de douane, que l'administration Trump prévoit d'alourdir encore sur de nombreux produit chinois, et s'étend désormais à la propriété intellectuelle, à la monnaie et aux hautes technologies, des sujets qui seront au centre des discussions à Biarritz.
G7, singulièrement les Européens et les Etats-Unis. "On doit avoir une discussion entre nous sur comment on gère le dossier iranien et on a des vrais désaccords au sein du
G7", a déclaré mercredi le chef de l'Etat français lors d'un échange avec l'Association de la presse présidentielle, à Paris.
France, Allemagne et Royaume-Uni tiennent en effet à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, qui devait permettre à la République islamique de normaliser ses relations avec le reste du monde, tandis que Donald Trump ne cesse de dénoncer ce compromis, auquel son pays a tourné le dos en mai 2018. La tension a franchi à la mi-mai un nouveau palier dans le détroit d'Ormuz avec l'attaque de plusieurs pétroliers, qui fait planer une ombre supplémentaire sur le commerce mondial. Dénonçant une série de "provocations" et d'"actes hostiles", Washington a imputé ces attaques à Téhéran, qui nie pour sa part toute implication.
La France souhaite ouvrir le chapitre des conflits meurtriers dans lesquels sont empêtrés la Libye, le Yémen et la Syrie, en mettant l'accent notamment sur la situation dans la ville d'Idlib tenue par les opposants à Bachar al Assad. "Ce qui se passe à Idlib ne peut pas être tu autour de la table du G7, il faut je pense que nous ayons aussi un message très clair sur le respect du droit humanitaire", a déclaré Emmanuel Macron mercredi.
Située dans le nord-ouest de la Syrie, la province d'Idlib, dernière enclave aux mains des rebelles syriens et des groupes djihadistes, subi depuis plus de trois mois des bombardements de l'artillerie du régime et de son allié russe, qui ont fait plusieurs centaines de victimes.
G7
en 2020, a plaidé à plusieurs reprises et à nouveau mardi pour la réintégration de la Russie et la reformation du G8, sans convaincre pour l'heure ses partenaires.
Emmanuel Macron, notamment, s'est dit mercredi plutôt favorable au retour de la Russie, mais seulement à condition qu'elle donne des gages de bonne volonté dans le dossier ukrainien. Dans le cas contraire, une réadmission de Moscou serait une "erreur stratégique" à ses yeux. Le président français a toutefois fait un premier pas en conviant son homologue russe lundi au fort de Brégançon (Var), à quelques jours de l'ouverture du sommet.
G7
des ministres de l'Environnement, début mai, à Metz.
Enfin, le président français a appelé le G7 à "parler de l'urgence" du problème des feux de forêt en Amazonie - ce qui lui a valu une réplique cinglante du président brésilien Jair Bolsonaro, estimant que de discuter de ce problème en l'absence du Brésil faisait montre d'une "mentalité colonialiste".
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