Sur son visage enfantin, tourné vers la silhouette debout à ses côtés, sourire hésitant et regard émerveillé, se lisent toute la fierté et l'admiration du monde. Mêlées d'un imperceptible soupçon de chagrin. À 9 ans, savoir dissimuler ses émotions n'a rien d'une évidence, même pour la troisième successible à la couronne britannique. Le 14 juillet 2024, à 15 heures, accompagnée de sa fille Charlotte, Catherine, princesse de Galles, en longue robe violette, fait son entrée dans l'enceinte de Wimbledon sous les applaudissements et les vivats des 15 000 spectateurs. La standing ovation dure plusieurs minutes et Charlotte, en robe bleu marine à pois blancs, ne perd pas une miette de l'hommage - en infraction aux usages en vigueur - rendu spontanément à sa mère.
Marraine royale du vénérable All England Lawn Tennis and Croquet Club, une association fondée en 1868 et organisatrice du seul tournoi sur herbe du Grand Chelem, elle-même passionnée de tennis depuis l'adolescence, l'épouse du prince William ne manque aucun match majeur de l'événement depuis près de quinze ans. Sa présence dans les tribunes il y a quelques semaines n'a donc rien d'exceptionnel a priori. Sauf que cette édition, qui voit s'affronter en finale Novak Djokovic et Carlos Alcaraz, sort totalement de l'ordinaire. D'où l'explosion de joie peu protocolaire du public à son arrivée.