Les universités des "pays émergents" à l'offensive

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Universités de Chine, de Turquie, de Russie (celle de Moscou, en photo), d'Inde, ou du Brésil : le Times Higher Education a établit son classement sur leur capacité d'enseignement, de recherche, de transfère de connaissance, de perspective internationale, et d'innovation.
Universités de Chine, de Turquie, de Russie (celle de Moscou, en photo), d'Inde, ou du Brésil : le Times Higher Education a établit son classement sur leur capacité "d'enseignement, de recherche, de transfère de connaissance, de perspective internationale, et d'innovation". (Crédits : Reuters)
Les universités des "émergents" deviennent de plus en plus performantes, notamment en Chine ou en Turquie. Une aubaine pour les étudiants, notamment ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir faire leurs études à l'étranger dans les écoles occidentales réputées.

L'épicentre de l'innovation et de la recherche mondiale serait-il en train de se déplacer ? Dans le classement des meilleures écoles des "pays du sud" - répertorié par le journal mensuel Times Higher Education, selon la liste des "économies émergentes" du Financial Times Stock Exchange (FTSE) -  plutôt que de retrouver les fameuses et incontournables universités d'Oxford, d'Harvard, ou encore l'Ecole Normale Supérieure de Paris, vous tomberez sur une quinzaine d'universités chinoises, un peu moins d'une dizaine d'universités turques, et sur certaines écoles pakistanaises, hongroises, ou encore russes.

Pour aller plus loin, découvrez le diaporama des 10 meilleurs universités du classement !

Frais de scolarités et coût de la vie trop excessif

L'accès à l'éducation pour tous n'est pas encore évident, et particulièrement dans les pays en développement, où le taux de scolarisation ne dépassait pas les 69% dans le secondaire en 2012, contre 100% dans les pays développés.

En définitive et pendant des siècles, ces facteurs ont poussé l'Amérique du Nord, l'Europe et dans une certaine mesure le Japon et l'Australie à s'engager à éduquer non seulement leurs populations constituantes, mais aussi les étudiants des quatre coins du globe.

Mais en réalité, il a toujours été difficile d'y entrer - mis-à-part pour les populations très riches - en raison des frais de scolarités qui s'évaluent entre 15.000 et 50.000 dollars pour les écoles américaines par exemple, et du coût de la vie à l'étranger.

13 indicateurs de performances "soigneusement calibrés"

Bien entendu, la mondialisation, qui a entraîné un bouleversement de la concentration géographique industriel, opère aussi en faveur de l'éducation, et par conséquent de la formation de ces industries.

La Chine par exemple, est désormais le troisième plus grand centre d'enseignement dans le monde après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Des universités russes, brésiliennes, turques ou indiennes deviennent donc sérieusement compétitive face à de nombreuses prestigieuses écoles occidentales. Et quant aux frais de scolarité et aux coûts de la vie d'une université situé à Pékin ou à Cracovie, la différence, forcément, est largement remarquable (ils excédent rarement les 5.000 euros/an).

Times Higher Education s'est servit de la même méthodologie utilisé pour réaliser les classements des universités du monde entier, soit leur capacité "d'enseignement, de recherche, de transfère de connaissance, de perspective internationale, et d'innovation". En tout, ils ont utilisé 13 indicateurs de performance "soigneusement calibrés".

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Commentaires
a écrit le 25/06/2015 à 14:20 :
"Transfert" de connaissance (vs "transferre")

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