Liz Truss en passe de succéder à Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique
Paul Marion
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Liz Truss.
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Liz Truss.
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... ès la fin du vote des adhérents vendredi soir, l'annonce du successeur de Boris Johnson, poussé à la démission après une série de scandales et de mensonges, est prévue à 13H30 heure française. Une nomination qui intervient dans un moment chaotique. Dès cet automne et surtout cet hiver, la conjoncture va encore aller en se dégradant. Tous les signaux d’alerte de l’économie britannique virent au rouge vif, entre la flambée du coût de la vie et le mécontentement social qui monte. A plus long-terme, la feuille de route post-Brexit du pays reste à tracer. Décryptage.
Donnée favorite dans les sondages face à Rishi Sunak au fil de l'été, les comparaisons entre Liz Truss et Margaret Thatcher n'ont pas tardé à fleurir sous la plume des journalistes britanniques. On peut débattre à loisir des traits communs entre la Dame de fer, statue indéboulonnable du panthéon conservateur, et celle qui s'apprête à devenir la nouvelle première ministre du Royaume-Uni. La similitude la plus frappante se trouve ailleurs. Elle tient à la situation comparable du pays au moment de leurs prises de fonction respectives à 43 ans d'intervalle.
En mai 1979, Margaret Thatcher avait hérité d'un pays submergé par l'inflation à 10%, bloqué par d'interminables grèves ouvrières. Le tout dans un contexte international de tensions entre l'Occident et l'URSS qui s'apprêtait à envahir son voisin l'Afghanistan à Noël. 43 ans plus tard, le Royaume-Uni est à également confronté à une hausse des prix de 10%. Les préavis de grève se multiplient et tous revendiquent des hausses de salaires. Quant aux relations entre les Britanniques et les Russes, elles sont aussi glaciales qu'au temps de la Guerre froide depuis que Vladimir Poutine a décidé d'attaquer l'Ukraine le 24 février dernier.
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Avec ses incalculables conséquences économiques, la guerre en Ukraine n'en finit plus - entre autres - de creuser le budget des ménages européens. Les Britanniques ne font pas exception, frappés par les mêmes maux que leurs voisins... en pire. A commencer par l'énergie dont les tarifs sont propulsés au sommet. La facture d'énergie des ménages va bondir en moyenne de 80% en octobre, avec un plafond légal des tarifs relevé de 1971 à 3.549 livres par an. Ces prix insoutenables devraient plonger 58% des Britanniques dans une situation de précarité énergétique en janvier prochain d'après l'université d'York.
Paul Marion