Main basse sur l'eau : la bataille de l'or bleu !

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(Crédits : Pixabay / CC)
REPLAY. Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel "or bleu". Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.

Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricoles : partout dans le monde, la demande en eau explose et l'offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l'or et le pétrole, l'"or bleu", ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants. Aujourd'hui, des banques et fonds de placements - Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP - s'emploient à créer des marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l'appui d'ONG écologistes. Lesquelles achètent de l'eau "pour la restituer à la nature", voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l'environnement.

En Australie, continent le plus chaud de la planète, cette marchandisation de l'eau a pourtant déjà acculé des fermiers à la faillite, au profit de l'agriculture industrielle, et la Californie imite ce modèle. Face à cette redoutable offensive, amorcée en Grande-Bretagne dès Thatcher, la résistance citoyenne s'organise pour défendre le droit à l'eau pour tous et sanctuariser cette ressource vitale limitée, dont dépendront 10 milliards d'habitants sur Terre à l'horizon 2050.

Le prix de la vie

De l'Australie à l'Europe en passant par les États-Unis, cette investigation décrypte pour la première fois les menaces de la glaçante révolution en cours pour les populations et la planète. Nourri de témoignages de terrain, le film montre aussi le combat, à la fois politique, économique et environnemental, que se livrent les apôtres de la financiarisation de l'eau douce et ceux, simples citoyens ou villes européennes, qui résistent à cette dérive, considérant son accès comme un droit universel, d'ailleurs reconnu par l'ONU en 2010. Alors que la bataille de la gratuité est déjà perdue, le cynisme des joueurs de ce nouveau casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l'un d'eux lâchant : "Ce n'est pas parce que l'eau est la vie qu'elle ne doit pas avoir un prix."

Main basse sur l'eau Documentaire de Jérôme Fritel (France, 2018, 1h30mn)

(source ARTE)

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a écrit le 30/12/2019 à 15:03 :
Ils faut bien voir , que l'eau douces est un matière compter, non seulement l'agriculture et l'industrie polluts massivement les réserves , mais peux dè dèmarche sont entreprises contre cette état dè fait ... Ensuites cette richesse est inégalement répartis sur la terre ... Donc les pays en forte croissance démographique devraient arriver rapidement à leur limite naturel. Donc l'eau est un placement pour le capitalisme de demain ... Le malheure des un , fait le bonheure dè autres , comme sela vas le monde...
a écrit le 26/12/2019 à 13:56 :
On voit très bien en France ce que cela donne si les privés distribuent l'eau.
Un réseau délabré, qualité discutable, personne n'ose boire l'eau de robinet, cher etc.
Réponse de le 30/12/2019 à 15:05 :
Le réseau n'est pas toujours dans un état déplorable, çela est une question de bonne gestion... Mais certain préfère prendre les capiteaux que dè faire des investicement....
Ensuite l'eau du robinet est de bonne qualité partous én françe...
a écrit le 26/12/2019 à 13:09 :
Tous dans le même bateau. Il est urgentissime de se réveiller, et de prendre le tareau par les cornes - baisse drastique de la natalité, investissement uniquement dans ce qui est vraiment prometteur pour l'environnement... Bah quoi, on peut encore rêver
a écrit le 26/12/2019 à 12:05 :
" … le cynisme des joueurs de ce nouveau casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l'un d'eux lâchant : "Ce n'est pas parce que l'eau est la vie qu'elle ne doit pas avoir un prix."
Je ne vois pas ce que ce "cynisme" aurait de "glaçant". Si l'eau n'avait pas de prix, personne n'accepterait de la payer ou aors elle serait "hors de prix".
D'une manière générale, ce qui n'a pas de prix coûte très très cher.
a écrit le 26/12/2019 à 11:52 :
Les rapaces de la finance ont une stratégie simple avec l'eau . .privatiser partout et une fois les gens captifs du système. . .on peut les saigner. .avec en musique de fond l'écologie
Réponse de le 30/12/2019 à 15:07 :
Exacte ... Les écologistes sont souvent actionnaires du systeme, mais sa îls ne faut pas le dire...
a écrit le 26/12/2019 à 11:19 :
Dans mon coin, on est dans la hauteur peu pentu, le sol relativement glaiseux, l'eau ne manque pas il y a même une rivière souterraine au bout du jardin vers -2,5m, mais écolo d'habitude ce qui m'énerve c'est le creusement par des fossés hypercreux grace aux pelleteuses, ce qui d'ailleurs provoque des accidents mortels, qui renvoient vite fait l'eau qui stagnerait vers la mer.
Or la nappe phréatique inférieure ~50 -80m alimente 50 km plus au sud la ville de Tours, et personne ne réagit, c'est normal de se débarrasser de l'eau et de mettre la vie des gens en dangers.
a écrit le 25/12/2019 à 18:33 :
Le problème sera pour les "gens des villes", captifs de tous les services. A cette aune là, on comprend que les spéculateurs ont tout intérêt à la concentration humaine. En ce qui concerne l'eau, il est bien rare qu'en forant sur son propre terrain on ne trouve pas à une certaine profondeur de l'eau. Si cette ressource naturelle devient rare et chère, faire un forage pour son usage personnel deviendra une nécessité. Et au diable les législations contraignantes spoliatrices, iniques...
a écrit le 25/12/2019 à 11:07 :
Aux Etats Unis l'eau est un service public, laissez ce marché à des gens aliénés par leur cupidité est de la folie pure mais quand on voit nos LREM aux commandes de notre pays, la folie pure est déjà là au sein de notre vielle europe en déclin.

On nous fait prendre pour éclairés des gens prêts comme des chiens affamés à se jeter sur le moindre billet.
a écrit le 25/12/2019 à 10:59 :
"pression démographique" : Tout est dit. Il y a deux types de richesse : La richesse financière, et la richesse démographique. En Europe, la richesse démographique a fait place à la richesse financière. Dans d'autres pays, comme l'Inde ou l'Afrique, c'est la richesse démographique qui prévaut. Toujours est-il que financière ou démographique, toute richesse est polluante, et consommatrice de ressources naturelles. Or, on arrive au point où ces ressources sont à saturation. L'humanité va donc devoir réviser à la baisse ses richesses, tant financières que démographiques.

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