Bamako: la prise d'otages est terminée, 22 morts selon un premier bilan

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Publié le vendredi 20 novembre 2015 à 10h21. Mis à jour à 18h50.
Une prise d'otages a été menée le vendredi matin et après-midi à l'hôtel Radisson, au centre de la capitale de Bamako, au Mali, devant lequel les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité après une fusillade constatée par un journaliste de l'AFP sur place.
Ce vendredi matin, des tirs d'armes automatiques ont été entendus de l'extérieur de l'hôtel qui compte 190 chambres.
Selon une source sécuritaire malienne, des assaillants sont entrés dans l'enceinte de l'hôtel à bord d'une voiture avec une plaque diplomatique. Ce commando islamiste (selon les termes de Reuters) a attaqué l'hôtel vers 07H00 (locales et GMT, soit 8 heures, heure française), selon le porte-parole du ministère malien de la Sécurité intérieure
Les clients de l'hôtel se répartissaient en quatorze nationalité, a déclaré le ministère malien de la Sécurité intérieure. Une information confirmée par les autorités des pays concernés.
Des assaillants sont toujours retranchés dans les étages supérieurs de l'hôtel, a expliqué un porte-parole du ministère de la Sécurité est intérieure, rapporte Reuters.
Selon l'AFP, qui se base sur une source militaire malienne, la prise d'otage est terminée. "Nous sommes actuellement en train de sécuriser l'hôtel", a-t-elle ajouté. n journaliste de l'AFP devant l'hôtel a vu des agents de la protection civile en sortir des corps dans des sacs mortuaires oranges sur des brancards.
Le colonel Salif Traoré, également ministre de la sécurité intérieure, a déclaré que 76 personnes ont été libérées.
Une source malienne rapporte que deux assaillants ont été tués, selon RFI.
Des casques bleus sur place ont par ailleurs annoncé avoir vu 27 corps dans l'hôtel Radisson Blu, détaille un représentant de l'ONU. Douze des corps se trouvaient au rez-de-chaussée et les 15 autres au deuxième étage, a-t-il précisé, ajoutant que les forces de l'Onu participent aux recherches qui se poursuivent.
Interrogé par BFM TV, le conseiller du ministère de la sécurité au Mali a déclaré qu'il n'y avait plus d'otages aux mains des assaillants, mais que "les djihadistes sont toujours retranchés". Il a par ailleurs assuré que les forces maliennes étaient seules à intervenir contre les assaillants.
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Sur Twitter, les djihadistes d'Al Mourabitoun, groupe lié à Al Qaïda, ont revendiqué la prise d'otages en cours à l'hôtel Radisson Blu de Bamako. L'authenticité de la revendication n'a pas encore été vérifiée.
Une intense fusillade a retenti dans l'hôtel Radisson Blu de Bamako, dans lequel les forces spéciales ont pénétré pour tenter de libérer les otages retenus par des assaillants qui sont retranchés au septième étage, a-t-on appris auprès d'un témoin et de source proche des services de sécurité, rapporte Reuters.
"Il reste plusieurs dizaines de personnes, voire une centaine, à l'intérieur", dit-on de même source.
Depuis 14h00 (heure française), les forces spéciales françaises interviennent dans l'établissement, a annoncé le ministère français de la défense. Également, les forces spéciales américaines portent assistance aux Maliens, rapporte RFI qui se base sur une annonce du Pentagone. Une information confirmée par le colonel Salif Traoré.
Selon une source proche des services de sécurité, les assaillant de l'hôtel sont retranchés au septième étage face à la progression des forces de l'ordre, rapporte Reuters.
Dans un communiqué, le Radisson Blu Hotel estime que 125 clients et 13 employés sont encore dans l'hôtel. "Nous sommes en contact continu avec les autorités sur place. Nous vous communiquerons davantage d'informations dès que nous les recevrons", explique l'établissement.
Les forces spéciales fouillent l'hôtel chambre après chambre, selon le colonel-major Salif Traoré, interrogé par RFI Afrique.
Le militaire explique en outre à la radio qu'une trentaine de personnes ont été évacuées et d'autres se sont échappées seules. Il confirme qu'il y aurait "deux à trois tireurs".
La compagnie aérienne Air France a annoncé que ses 12 membres d'équipage présents dans l'hôtel ont été exfiltrés et sont en sécurité.
"Air France est restée en contact permanent avec son équipage (2 pilotes et 10 PNC) présent au moment des événements. La totalité de l'équipage est maintenant en lieu sûr", peut-on lire dans un communiqué de la compagnie.
Une cinquantaine de gendarmes d'élite français sont en partance pour Bamako, a déclaré à Reuters un porte-parole de la gendarmerie.
Selon ce porte-parole, il s'agit d'une quarantaine d'hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et d'une dizaine d'experts de l'institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRGN).
François Hollande a déclaré que "la France fera en sorte avec ses moyens dur place d'obtenir la libération des otages au Mali" et affiché le soutien de la France au pays.
Le président de la République a évoqué la présence "des touristes ou des responsables d'entreprises de nombreuses nationalités" au sein de l'hôtel.
Il a également lancé un appel à la vigilance aux ressortissants français du Mali.
Selon la télévision publique malienne, 80 otages ont été libérés.
Interrogé par France 24, un otage libéré témoigne.
Au moins trois otages ont été tués, selon le ministère malien de la Sécurité intérieur, qui a déclaré que l'assaut de l'hôtel a été donné.
"Notre objectif est de neutraliser" les terroristes sans faire de victimes, selon le ministère malien de la Sécurité qui dirige les opérations, dont les propos sont rapportés par RFI Afrique.
Certains des 170 otages ("140 clients et 30 employés") auraient été libérés, notamment ceux capables de réciter des versets du Coran, selon les services de sécurité.
Des Français figurent au nombre des personnes retenues en otages dans l'hôtel Radisson de Bamako, a appris l'agence Reuters dans l'entourage du président français, François Hollande.
D'après une source diplomatique française citée par l'agence de presse, le GIGN malien est sur place et la France apporte au Mali un soutien logistique et en matière de renseignement.
Selon RFI, il y aurait également des ressortissants turcs et chinois parmi les otage. Selon l'AFP, il y aurait également une vingtaine d'Indiens.
Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a fait taire les rumeurs soufflant qufaisait partie des otages. Il a expliqué qu'il était au Mali hier, et non pas aujourd'hui.
Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à 5 personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.
Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.
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Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays
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