Pétrole: l'Iran prêt à stabiliser les prix... sous conditions

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Troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Iran a augmenté sa production après la levée, en janvier, de sanctions occidentales.
Le pays a toutefois jusqu'à présent refusé de participer aux efforts de l'Opep et de certains pays non membres, en vue de favoriser une stabilisation des cours, notamment par le biais de gel de niveaux de production.
En effet, avant d'envisager tout dialogue et collaboration avec l'Opep, Téhéran veut retrouver le niveau de production qui était le sien avant les sanctions imposées par la communauté internationale en raison de son programme nucléaire, soit quatre millions de barils par jour. Selon des données de l'Opep, cette production est ressortie à 3,6 millions en juillet.
Vendredi, le ministre du Pétrole iranien, Bijan Zanganeh, a réitéré le souhait de Téhéran de récupérer sa part du marché du brut d'avant les sanctions internationales, et pose ses conditions sur une éventuelle collaboration de l'Iran.
L'annonce tombe quelques semaines seulement avant la réunion informelle des pays exportateurs (Opep) qui aura lieu à Alger fin septembre. La dernière réunion du cartel, en juin, n'avait pas permis d'aboutir à un accord sur un plafonnement de la production.
En avril, des discussions à Doha entre pays producteurs de pétrole membres de l'Opep ou extérieurs au cartel sur une limitation de la production avaient également échoué, l'Arabie saoudite ayant alors exigé que l'Iran se joigne au mouvement, ce qu'avait refusé Téhéran.
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Ces derniers jours, des signes ont suggéré que l'Iran était disposé à collaborer avec les autres pays de l'Opep pour soutenir les cours du brut, en raison de l'annonce, ce jeudi, de sa participation à la réunion à Alger fin septembre.
Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid Al-Falih, a toutefois déclaré jeudi à Reuters qu'aucun accord n'avait été conclu sur un niveau de production spécifique, avant de relativiser l'enjeu d'une éventuelle initiative collective.
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Toutefois, dans un entretien publié par le journal Al-Hayat, le nouveau secrétaire général de l'Opep, le Nigérian Mohammed Sanusi Barkindo déclare, au sujet de la possibilité d'un gel de la production que "rien n'est impossible dans les conditions actuelles".
(Avec AFP et Reuters)
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