Pétroliers: l'Iran dit ne pas vouloir la "confrontation" avec Boris Johnson
AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif
RICK WILKING
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif
RICK WILKING
"L'Iran ne veut pas la confrontation" avec le probable futur Premier ministre britannique Boris Johnson à propos des pétroliers iranien et britannique saisis, a déclaré lundi à Managua le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.
Le 4 juillet, un navire-citerne iranien, le Grace 1, a été arraisonné au large de Gibraltar (extrême sud de l'Espagne) par la police et les douanes de ce territoire britannique, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques.
Par ailleurs, le tanker Stena Impero, battant pavillon britannique, a été arraisonné vendredi dans le détroit d'Ormuz et est consigné avec ses 23 membres d'équipage au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran.
En arraisonnant le Grace 1, les autorités britanniques ont commis un acte de "piraterie", a dénoncé à Managua M. Zarif en niant que la saisie du tanker britannique ait été opérée en "représailles". M. Zarif a accusé le Royaume-Uni de "faire le jeu de l'administration américaine depuis le début" des tensions entre les deux pays en matière de trafic maritime.
En revanche, "les mesures que nous avons prises dans le détroit d'Ormuz (contre le Stena Impero) n'étaient pas des représailles, c'était l'application du droit international" pour assurer la sécurité de la navigation dans le détroit, a fait valoir le ministre iranien.
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