L'Arabie saoudite lance un plan à 1.300 milliards de dollars pour sortir de la dépendance au pétrole
Ghaida Ghantous et Saeed Azhar, Reuters

Le prince héritier et dirigeant de facto du pays, Mohamed ben Salmane.
POOL New
Ghaida Ghantous et Saeed Azhar, Reuters

Le prince héritier et dirigeant de facto du pays, Mohamed ben Salmane.
POOL New
L'Arabie saoudite a dévoilé mardi un programme d'investissements de 5.000 milliards de riyals (1.300 milliards de dollars ou 1.100 milliards d'euros) pour diversifier l'économie du royaume pétrolier d'ici 2030.
Le géant pétrolier Aramco et le groupe pétrochimique Sabic financeront 60% de ces investissements, a précisé par la suite le prince héritier et dirigeant de facto du pays, Mohamed ben Salmane.
Ce programme doit permettre de mobiliser le secteur privé pour aider l'économie saoudienne à réduire sa dépendance aux recettes de ses exportations pétrolières, qui constituent encore aujourd'hui plus de la moitié des revenus de l'Etat.
Au total, a ajouté Mohamed ben Salmane, l'Arabie saoudite prévoit d'engager 12.000 milliards de riyals d'ici 2030, dont 3.000 milliards versés par le Fonds public d'investissement, le fonds souverain saoudien, et 4.000 milliards dans le cadre d'une nouvelle stratégie d'investissement.
Mohamed ben Salmane a précisé que son gouvernement avait demandé aux plus grandes entreprises impliquées dans ce partenariat de réduire leurs dividendes afin d'augmenter leurs dépenses en capital.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Selon le ministre des Finances, Mohamed al Djadaan, 24 entreprises, cotées pour la plupart, investiront 2.000 milliards de riyals d'ici 2025 et 3.000 milliards supplémentaires d'ici 2030. Le Fonds public d'investissement est actionnaire dans la majorité d'entre elles, a-t-il précisé.
Ghaida Ghantous et Saeed Azhar, Reuters
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026