« Kamala Harris fait souffler un vent d’espoir » (Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis)
Antoine Malo
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Philippe Étienne, diplomate français.
© LTD / Eliot Blondet/ABACAPRESS
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Philippe Étienne, diplomate français.
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LA TRIBUNE DIMANCHE - L'élection de novembre s'annonce très serrée. Sur quoi va-t-elle se jouer ?
PHILIPPE ÉTIENNE - D'abord sur la personnalité des candidats. Ensuite sur quelques grands thèmes. Kamala Harris, par exemple, vient de présenter ses propositions sur l'économie. C'est l'un des angles d'attaque des républicains. L'immigration en est un autre.
Ils la critiquent aussi sur les sujets qu'elle défendait lorsqu'elle briguait l'investiture démocrate en 2020 : la dépénalisation de la traversée illégale de la frontière, l'interdiction de la fracture hydraulique et le remplacement des assurances santé privées par une assurance publique. Elle dira sur ces sujets que l'exercice du pouvoir a changé ses positions. Elle répondra ainsi à ceux qui présentent son ticket avec Tim Walz comme trop à gauche pour les États-Unis.
Et quels thèmes va-t-elle porter ?
Ce sera la liberté au sens large. Bien sûr, cela inclut le droit des femmes à disposer de leur corps et l'avortement, sur lequel elle s'est beaucoup engagée en tant que vice-présidente. Et puis elle va mettre en avant son âge, son dynamisme. Elle peut se présenter comme la candidate de l'avenir. Ce qui est plus difficile pour Donald Trump, malgré le choix d'un colistier jeune, JD Vance.
Peut-on comparer sa campagne à celle d'Obama en 2008 ?
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L'époque est différente. Ce qui est comparable, c'est la création d'un élan, d'une dynamique chez les démocrates, qui contraste avec le manque d'enthousiasme que suscitait la candidature Biden. Comme Obama, Harris fait souffler un vent d'espoir : ce serait la première femme à être élue, qui plus est issue d'une mère indienne et d'un père jamaïcain. Ce serait un double symbole très fort.
Antoine Malo
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