« L'élection s'est jouée sur le mécontentement vis-à-vis de la situation économique »
Julien Gouesmat
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Donald Trump a été élu 47e président des Etats-Unis.
Reuters
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Donald Trump a été élu 47e président des Etats-Unis.
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Donald Trump a été élu 47e président des Etats-Unis. Pendant de longs mois, commentateurs, sondeurs et journalistes ont évoqué un coude-à-coude avec sa concurrente, Kamala Harris. Pourtant, le républicain a remporté l'élection de manière nette et rapide. La Tribune a interrogé Romuald Sciora, essayiste et chercheur associé à l'IRIS, et Mathieu Gallard, sondeur, directeur d'étude chez Ipsos et auteur de Les Etats-Unis au bord de la guerre civile ? Pourquoi les Américains se détestent, (éditions de l'Aube). Tous deux livrent leurs premières analyses et observent les raisons qui ont permis à Donald Trump de plier le match en une nuit.
LA TRIBUNE - Alors que les sondages annonçaient une élection serrée, Donald Trump est nettement en tête. Comment l'expliquez-vous ?
MATHIEU GALLARD - En réalité, l'élection est serrée. Parler de vague rouge, de raz de marée est faux. En termes de vote populaire au niveau national, Donald Trump fait jeu en tête actuellement, mais il reste des millions de voix à dépouiller, notamment en Californie. Dans les Etats de Washington et de l'Oregon, il reste encore un tiers des bulletins à décompter et ce sont des bastions démocrates. Mécaniquement, l'écart va se resserrer et Donald Trump pourrait remporter le vote populaire d'une courte avance.
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ROMUALD SCIORA - On attend toujours certains résultats pour parler d'une nette victoire. Cependant, il semble que le grand écart permanent de Kamala Harris entre son aile gauche et les républicains modérés n'a pas fonctionné. Cette stratégie donnait l'impression que des républicains allaient voter en masse pour Harris : ils ne l'ont pas fait. On pensait que son aile gauche la soutiendrait : Jill Stein, la candidate du Green Party, a obtenu beaucoup de ces voix espérées par les démocrates. Il n'est donc pas si étonnant qu'elle se soit écroulée au dernier moment.
Julien Gouesmat
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