Un quasi-silence radio. Alors que la campagne présidentielle américaine entre dans sa dernière ligne droite - l'élection se tenant le 5 novembre - l'enjeu climatique semble être en sourdine autant chez la démocrate, Kamala Harris, que son rival républicain, Donald Trump. Lors du seul débat télévisé les opposant le 10 septembre sur la chaîne ABC, la question a été bouclée en moins de 5 minutes par les deux candidats. L'actuelle vice-présidente des Etats-Unis s'est contentée de dire qu'elle poursuivra la ligne impulsée par Joe Biden sur l'Inflation Reduction Act (IRA), « générateur de nombreux emplois » dans l'industrie verte américaine. De son côté, l'ex-président américain a qualifié ce bénéfice de « totalement faux », tout en brandissant la menace commerciale de la Chine.
Depuis, « le sujet passe globalement sous les radars, ne s'imposant clairement pas comme un enjeu majeur de campagne », constate François Gemenne, politologue et spécialiste de la gouvernance climatique. Or, les Etats-Unis sont le deuxième pays le plus émetteur de gaz à effet de serre (environ 11% des émissions mondiales), derrière la Chine (29%), selon les données de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).