A trois semaines de la présidentielle, Joe Biden accorde une nouvelle aide à l'Ukraine
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Cette aide comprend notamment « des capacités de défense antiaérienne supplémentaires ».
LTD/Jim WATSON / AFP
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Cette aide comprend notamment « des capacités de défense antiaérienne supplémentaires ».
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425 millions de dollars. C'est la nouvelle aide militaire de Washington à Kiev annoncée par le président américain Joe Biden à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un appel mercredi. Cette aide, qui comprend notamment « des capacités de défense antiaérienne supplémentaires », est apportée « pour répondre aux besoins urgents de l'Ukraine » dans sa guerre contre la Russie, indique la Maison Blanche dans un communiqué.
Depuis le début de la guerre en 2022, les Etats-Unis ont approuvé quelque 175 milliards de dollars d'aide économique ou militaire à l'Ukraine. Mais l'incertitude reste toutefois totale concernant la suite de l'aide américaine en cas de victoire de Donald Trump à la présidentielle et tous les regards sont tournés vers Washington avant le scrutin.
Par ailleurs, le président américain s'entretiendra vendredi à Berlin avec son homologue français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Keir Starmer à l'occasion d'une visite centrée sur l'Ukraine, a annoncé mercredi la Maison Blanche.
Le président ukrainien est, de son côté, attendu ce jeudi à Bruxelles pour défendre son plan « pour la victoire » devant les 27 dirigeants européens et les 32 ministres de la Défense de l'Otan. Plus de deux ans et demi après le début de l'invasion russe, l'Ukraine recule, notamment sur le front oriental du Donbass où chaque jour ou presque Moscou annonce la prise d'un village.
Invité par le nouveau secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, Volodymyr Zelensky doit rencontrer les ministres de la Défense des 32 pays de l'Alliance, réunis dans la capitale belge. Il est également invité à un sommet avec les dirigeants des pays membres de l'Union Européenne. Après avoir déjà défendu son plan à Washington, Londres, Paris, Berlin et Rome, le président ukrainien en a révélé mercredi les grandes lignes devant le Parlement à Kiev.
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Levée des restrictions dans l'usage des armes que les Occidentaux fournissent à l'Ukraine, déploiement sur le territoire ukrainien d'armes de dissuasion non nucléaires... Aucune de ces demandes n'a pour le moment rencontré de soutien du côté des Alliés, qui se réunissent au niveau ministériel pendant deux jours dans la capitale belge.
Le plan présenté par Zelensky préconise également d'adresser dès maintenant à Kiev une invitation à rejoindre l'Otan, la seule véritable garantie de sécurité pour son pays, selon le président ukrainien. Mais là encore, il faudra faire preuve de patience. Mercredi, Mark Rutte s'est ainsi borné à rappeler le caractère « irréversible » du cheminement de l'Ukraine vers l'Otan.
Les Etats-Unis, où la présidentielle aura lieu le 5 novembre, se refusent pour l'instant à aller au-delà. « Nous ne sommes pas au point où l'Alliance discute du lancement d'une invitation à court terme », a ainsi confirmé mercredi l'ambassadrice américaine auprès de l'Otan, Julianne Smith.
Le plan ukrainien sera « sur la table » de la réunion jeudi soir, a confirmé Mark Rutte. « Il constitue, bien sûr, un signal fort de la part de Zelensky et de son équipe », a-t-il poursuivi. Mais « cela ne signifie pas que je peux dire ici que je soutiens l'ensemble du plan », a-t-il tempéré.
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Plusieurs pays se montrent prudents, redoutant une escalade avec la Russie ou, plus prosaïquement, pour des raisons budgétaires. Même si à l'Otan la ligne officielle reste la même, y compris depuis l'arrivée de Mark Rutte au début du mois. « Nous travaillons très dur pour être sûrs qu'ils (les Ukrainiens) l'emportent », a-t-il promis mercredi devant la presse.
(Avec AFP)
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