Quand les footballeurs argentins ouvrent le bal des manifestations contre l'austérité

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La rentrée 2017 après l'été austral est agitée dans le pays sud-américain. Avant les manifestations de mardi, les enseignants avaient déclenché un mouvement de grève, obligeant un report du début des classes. Idem dans le secteur hospitalier.
Les joueurs de football, se plaignant de salaires non payés, avaient ouvert le bal des revendications vendredi dernier, provoquant le report de la journée de reprise du championnat après la trêve estivale.
Souvent divisés, les syndicats étaient unis mardi pour dénoncer les licenciements qui se sont multipliés depuis que la 3e économie d'Amérique latine est entrée en récession en 2015. Ils exigent également des augmentations de salaires tenant mieux compte de l'inflation, de 40% en 2016.
Les dirigeants de la centrale CGT menacent de convoquer en avril une grève générale si le gouvernement "ne rectifie pas sa politique économique".
Sur diverses banderoles, on pouvait lire "défense de l'industrie nationale", car les pertes d'emplois ont notamment été enregistrées dans l'industrie.
Luis Arias, 50 ans, ouvrier depuis 24 ans d'une usine fabriquant des machines agricoles dans la province de Santa Fe, s'inquiète de l'avenir de la métallurgie.
Alors que des élections de mi-mandat auront lieu en octobre, le gouvernement voit derrière la mobilisation "des motivations politiques", selon les propos du ministre de la Production Francisco Cabrera.
Le gouvernement prévoit une reprise économique en 2017 et plus de 3% de croissance cette année. Après avoir assaini les finances publiques, les autorités tablent sur une inflation annuelle autour de 17%.
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(avec l'AFP)
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