• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Retraites : "Une réforme systémique fait nécessairement des perdants et des gagnants"

Louis Alexandre, Les Mardis de L'Essec

Publié le 10 février 2020 à 10:00 - Mis à jour le 11 février 2020 à 10:44

Agnès Bénassy-Quéré et Jean Pisani-Ferry

Agnès Bénassy-Quéré et Jean Pisani-Ferry

DR

L'essentiel de l'actualité

jeudi 9 juillet

  • La Banque centrale européenne indique voir l’inflation continuer à s’accélérer jusqu’au premier semestre 2027
  • Les États-Unis frappent à nouveau l’Iran, le pétrole monte
  • Engrais : le gouvernement annonce aides d’urgence et stratégie pour « sortir de la dépendance »
  • La banque du Japon a affirmé que la guerre au Moyen-Orient pourrait justifier la hausse de leur taux directeur
  • Les embauches ont progressé au 1er trimestre, selon la Dares
Voir plus

Le Quotidien Numérique

09 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2

  • 2

    EasyJet : les pilotes français opposés au possible rachat par Castlelake

  • 3

    Détroit d'Ormuz : comment l'Iran a bâti son péage, entre « frais de services » et droit contesté

  • 4

    500 plus grandes fortunes de France : de nouveaux milliardaires propulsés grâce à l'intelligence artificielle

  • 5

    Rebecca Nachanakian (WeWork) : « Paris atteint son niveau le plus élevé depuis la période pré-Covid »

  • 6

    En Vendée, les chefs d'entreprise constatent un ralentissement de l'activité, le tourisme en première ligne

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Invités le 28 janvier dernier des Mardis de l'ESSEC -en partenariat avec La Tribune-, les économistes Agnès Bénassy-Quéré et Jean Pisani-Ferry ont échangé autour de l'actualité économique française et européenne. Débat avec deux professeurs-chercheurs (respectivement à Paris 1 et à Sciences-Po) qui n'hésitent pas à prendre position dans le débat public.

VIDEO

Climat social oblige, le débat a commencé par la réforme des retraites. L'occasion était d'autant plus belle que Jean Pisani-Ferry, proche d'Emmanuel Macron, pressenti pour être Haut-Commissaire aux retraites avant la nomination de Jean-Paul Delevoye, a publié une tribune critiquant vivement cette réforme en décembre. Il a pu éclaircir sa position vis-à-vis de ce texte suscitant une fronde sociale inédite. Il affirme ne pas être opposé au système de retraite par point qu'il a contribué à élaborer durant la campagne de 2017, mais a exprimé son désaccord radical sur la conduite simultanée d'une réforme systémique et d'une réforme du financement.

Selon lui, cela « compromet la réforme et dégrade la confiance » que les Français lui accorde. Agnès Bénassy-Quéré le rejoint sur ce point, affirmant que bien qu'il soit très protecteur, le système de retraite français est avant tout perçu comme opaque et n'inspirant pas confiance. De plus, elle avoue comprendre les appréhensions autour de la fixation de la valeur du point et la gouvernance du futur régime. Le manque de clarté du gouvernement laisse penser que la valeur du point pourra être réajustée à la baisse en cas de besoin, et ce sans nécessiter l'accord des cotisants.

Cette opacité présente et cette incertitude future expliqueraient même certains comportements paradoxaux des Français, qui clament leur attachement à un système par répartition alors que leur forte épargne de précaution incite à passer à un système par capitalisation. D'où la volonté du gouvernement d'après Agnès Bénassy-Quéré « d'encourager la capitalisation », à travers une taxe de 2,8 % sur les plus aisés. Ils contribueront davantage et perdront un étage de leurs pensions de retraite qu'ils compenseront par un mécanisme de capitalisation.

« Dire que la répartition et la capitalisation sont antagoniques, c'est un peu absurde » d'après Jean Pisani-Ferry. D'autres pays superposent des mécanismes différents pour financer leur système de retraite. Pourquoi ne pas ajouter la capitalisation, qui existe déjà de manière informelle, à notre système ? Ainsi la loi Pacte a déjà prévu de nouveaux dispositifs d'épargne, censés être plus efficaces, les produits actuels n'étant pas adaptés au comportement de forte épargne des Français.

En outre, « la réforme systémique n'a pas pour but de faire baisser la part des dépenses de retraite dans le PIB », défend Agnès Bénassy-Quéré, son collègue expliquant aussi que cette trajectoire baissière a été enclenchée par les réformes précédentes - « trop tardives » - et la baisse du ratio actifs-retraités. En pointant « le paradoxe français qui est que la situation financière du système de retraite est bien meilleure qu'il y a 20-25 ans mais que les Français sont beaucoup plus inquiets » ils s'accordent sur la nécessaire refonte du système plus que du financement. Toutefois, Jean Pisani-Ferry prévient « qu'une réforme de ce type fait nécessairement des perdants et des gagnants ».

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Plus globalement, la nature de la réforme est avant tout une question de choix de société d'après Jean Pisani-Ferry. Or ici, Agnès Bénassy-Quéré énonce un nombre limité d'options : cotiser davantage, travailler plus longtemps ou baisser les pensions. Les économistes pensent en général que l'allongement de la durée de cotisation est préférable dans une économie en manque de croissance.

« Financer un système de protection sociale généreux dépend avant tout du carburant que l'on met dedans, à savoir la croissance économique », conclut-elle sur ce sujet.

Europe : des politiques à réinventer ?

Les deux membres du Cercle des Économistes sont revenus sur la politique monétaire de la BCE. Ils affirment études à l'appui, que la politique monétaire non conventionnelle d'assouplissement quantitatif a eu un impact, faible mais bien réel, pour éviter la déflation qui guettait la zone euro. Quant à savoir si l'assouplissement quantitatif doit continuer ou non, ils demeurent indécis, mettant seulement en avant le risque d'instabilité financière causé par un excès de liquidité, et notamment la hausse prononcée des prix de l'immobilier et des actions. Ensuite interrogés sur la marge de manœuvre dont dispose la BCE en cas de nouvelle crise, leur réponse furent plus évasives.

Agnès Bénassy-Quéré pense que « seule la BCE ne peut sans doute pas grand-chose, mais en combinaison avec les États, elle peut ».

Jean Pisani-Ferry la rejoint, arguant que le plancher des taux négatifs est sûrement atteint et que la vraie réponse à la prochaine grande crise passera par de la politique budgétaire.

De plus certaines idées audacieuses circulent, comme des investissements verts massifs enclenchés par les États pour faire de la relance, que la BCE financerait en rachetant les obligations liées à ces dépenses sur le marché secondaire, ou encore celle de monnaie hélicoptère. Cette dernière proposition, source de nombreux fantasmes, consisterait à ce que la BCE donne une certaine somme d'argent à tous les citoyens de la zone euro.

Pour Agnès Bénassy-Quéré, tout cela illustre la « démission du politique ». On demande à la BCE de faire de la politique budgétaire car les États n'ont pas le courage de remettre en cause les normes de déficits dans la zone euro. Entre une politique monétaire dont les marges de manœuvre sont très réduites du fait des taux bas et une politique budgétaire sur-contrainte, les deux économistes ont quelques inquiétudes sur la manière de répondre à la prochaine crise... Relever la cible d'inflation à 4% en zone euro - comme le propose Olivier Blanchard - ne les convainc pas outre mesure. En effet, la faible inflation ne s'explique aucunement par des facteurs monétaires et la cible actuelle de 2% fixée par la BCE semble encore lointaine.

Ils admettent également naviguer à vue à propos de la politique commerciale qui doit s'adapter constamment aux tensions géopolitiques. La guerre « plus politique que commerciale » entre Trump et la Chine illustre bien que « la rationalité économique n'est pas au centre des décisions ». Ils regrettent l'attitude de Trump vis-à-vis de l'OMC qui aurait dû faire alliance avec les européens pour faire plier une Chine s'affranchissant des règles du jeu.

Ils pensent cependant que la politique commerciale peut constituer un levier pour faire pression sur les normes environnementales, s'inspirant des propositions du Prix Nobel William Nordhaus. Dans ce domaine, ils reconnaissent un retard de la science économique dans ses modèles de prévision et ne sont pas capables de prévoir l'impact macroéconomique de la transition énergétique sur l'inflation à moyen-terme. Nos deux économistes se disent « perplexes » sur ce sujet, Jean Pisani-Ferry allant jusqu'à craindre un certain immobilisme des investissements, les investissements bruns n'étant plus attrayant à moyen-terme, et les investissements verts ne l'étant pas encore assez. Seule une réelle volonté politique d'intervenir dans la transition écologique permettra de surmonter cette double incertitude, à l'image du Green Deal présenté par la nouvelle Commission Européenne.

Louis Alexandre, Les Mardis de L'Essec

Sur le même sujet

L'indice de Gini augmente pour la deuxième année consécutive à 0,302 (+0,005 point) et atteint en 2024 un maximum depuis 1996.

Pourquoi la baisse de l’inflation a fait exploser les inégalités de richesse à un niveau historique

Le niveau de vie des Français a progressé en 2024, porté par la baisse de l'inflation et la hausse des salaires. Pourtant, l'indice de Gini mesurant les inégalités s'établit à un sommet historique depuis 1996. Ce décrochage s'explique par l'envolée des revenus financiers et patrimoniaux des plus riches, face auxquels la redistribution s'avère impuissante.

Économie
L'enseigne Maxi Zoo avait ouvert fin 2025 sa première boutique en plein coeur de Paris.

Distribution : Maxi Zoo vise 700 magasins en France d'ici à 2029

Née en Isère, l'enseigne de produits spécialisés pour les animaux de compagnie Maxi Zoo accélère dans son pari du retail. D'ici à 2029, cette filiale du groupe allemand Fressnapf prévoit d'ouvrir 290 nouveaux magasins dans l'Hexagone. Avec parmi ses cibles, une conquête des centres-villes déjà amorcée avec un premier magasin, situé en plein cœur de Paris.

Premium
Distribution
La modernisation du port Gallice, pilotée par la CCI Nice Côte d'Azur, vient de s'achever pour une enveloppe de 15 millions d'euros.

Dans le Sud, les ports de plaisance mobilisent les investissements

Entre transition écologique, évolution des pratiques nautiques et attractivité à renouveler, l’Observatoire des Ports de Plaisance 2026 révèle un secteur en profonde transformation. La région Sud, qui concentre 50 % de l’activité, montre la voie avec des investissements massifs et une structuration autour de grands groupes qui misent sur le rôle sociétal et touristique des infrastructures.

Premium
Économie
D’après le dernier baromètre semestriel de Bpifrance Le Lab, 79 % des toutes petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) se disent ainsi affectés par la guerre au Moyen-Orient au premier semestre 2026.

TPE-PME : la guerre au Moyen-Orient et la faible demande plombent l’activité, l’industrie résiste

La guerre au Moyen-Orient et le contexte économique français pèsent lourdement sur les TPE-PME. Selon Bpifrance, 8 petites entreprises sur 10 se disent affectées, confrontées à la hausse des coûts, une demande faible et des investissements en berne.

Premium
Économie
La Cour des comptes

Redressement des finances publiques : la Cour des comptes tire son chapeau aux élus locaux et appelle l'État à réformer leur contribution

Au surlendemain du comité d'alerte des finances publiques, les « Sages » de la rue Cambon publient leur rapport annuel sur les finances publiques locales. Ils recommandent de mieux « impliquer les collectivités dans l'effort de redressement de manière pluriannuelle, transparente, efficace et équitable ».

Premium
Finances Publiques
Louis Margueritte veut faire du VIE une grande cause nationale.

Louis Margueritte : « Le potentiel du Volontariat International en Entreprise demeure sous-exploité »

Dans un contexte géopolitique tendu et une instabilité constante, l’internationalisation des entreprises ne semble pas être remise en question. Mais il faut faire mieux et peut-être différemment, explique Louis Margueritte, directeur général de Business France depuis mars dernier, dans un entretien accordé à La Tribune.

Premium
Économie
L’essentiel de l’actualité ce jeudi.

🔴 Frappes américaines en Iran, hausse du pétrole, SK Hynix bientôt à Wall Street, … L’essentiel de l’actualité ce jeudi 9 juillet

La Tribune sélectionne pour vous les principales informations économiques tout au long de la journée.

Économie
Rebecca Nachanakian est entrée chez WeWork en 2020.

Rebecca Nachanakian (WeWork) : « Paris atteint son niveau le plus élevé depuis la période pré-Covid »

Six ans après la fin du premier confinement, les taux d'occupation des bureaux flexibles WeWork dans la capitale française et les grandes villes européennes atteignent des sommets. Les explications de Rebecca Nachanakian, la directrice générale Europe continentale et Moyen-Orient chez WeWork,

Premium
Immobilier