La guerre au Moyen-Orient et le contexte économique français pèsent lourdement sur les TPE-PME. Selon Bpifrance, 8 petites entreprises sur 10 se disent affectées, confrontées à la hausse des coûts, une demande faible et des investissements en berne.Les TPE et PME sont aussi dans la tempête face aux aléas géopolitiques et au contexte économique français dégradé. D’après le dernier baromètre semestriel de Bpifrance Le Lab, 79 % des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) se disent ainsi affectées par la guerre au Moyen-Orient au premier semestre 2026.
La principale cause de leurs difficultés tient à l’augmentation des prix du pétrole, en particulier pour le secteur des transports et de la construction. À cela s’ajoute la hausse du prix des intrants, hors énergie. 60 % d’entre elles se disent aussi concernées par les problématiques d’approvisionnement, comme la hausse des délais de livraison, les pénuries ou encore l’augmentation du coût du transport.
« Ces proportions sont en nette hausse sur le semestre mais restent inférieures à celles atteintes en plein cœur de la crise énergétique au printemps 2022 », précise la Banque publique d’investissement dans son étude.
Outre la guerre au Moyen-Orient, les TPE et PME se disent également affectées par la faiblesse de la demande sur le marché national. « Les carnets des commandes sont restés peu remplis au premier semestre et ne le seraient pas davantage au second », complète BPI. Si les dirigeants anticipaient auparavant une légère amélioration cette année, ils estiment désormais que la croissance de leur chiffre d’affaires sera très proche de celle de 2025.
L’industrie résiste
Les anticipations des entreprises pour 2026 vont tout de même différer selon le secteur d’activité. Les dirigeants dans l’industrie et les transports se montrent davantage optimistes par rapport à l’année dernière, même si « l’indicateur reste inférieur à sa moyenne historique », note BPI. Une première explication est à chercher du côté des carnets de commandes, qui « se sont garnis au 1er semestre ».