Louis Margueritte : « Le potentiel du Volontariat International en Entreprise demeure sous-exploité »
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Louis Margueritte veut faire du VIE une grande cause nationale.
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Louis Margueritte veut faire du VIE une grande cause nationale.
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LA TRIBUNE - Le Volontariat international en Entreprise, le VIE, a fêté ses 25 ans. Ce dispositif est-il toujours attractif ?
LOUIS MARGUERITTE - Il faut en faire une grande cause nationale. D’abord parce que c’est un outil formidable pour les jeunes professionnels, de France comme de l’Union européenne d’ailleurs. Ensuite, parce que le potentiel du VIE reste sous-exploité. Nous avons placé dans notre feuille de route un objectif très ambitieux de 15 000 VIE en 2030, sachant que nous sommes aujourd’hui à 11 500 VIE. C’est un outil qui nous permet de travailler avec près de 2 000 entreprises, dont la centaine parmi les plus importantes. Je souhaite me rapprocher de ces 300, 400 entreprises importantes, certaines déjà acquises à la cause et d’autres qui connaissent moins l’usage du VIE. Je me félicite d’ailleurs du partenariat signé avec EDF et Bernard Fontana sur le site de Marcegaglia à Fos-sur-mer qui prévoit un doublement des VIE et une politique plus coordonnée. Nous avons également signé un accord avec Thales qui passerait de 80 VIE à 200 VIE. Ceci est un vrai symbole de ce que nous souhaitons faire. Le VIE est au cœur de la stratégie que je souhaite mener.
Les jeunes générations sont très tournées vers l’international, contrairement aux générations précédentes. C’est une façon d’accompagner ce mouvement ?
Absolument. Nous possédons 60 000 CV dans notre base de données. Avec les entreprises, il faut regarder quels sont les besoins de langue, de formations. Le taux de transformation en emploi est de 75%, c’est dire à quel point le VIE répond aux besoins de souplesse d’emplois. Et c’est Business France qui est en charge de la gestion presque quotidienne des VIE – on l’a vu pendant la crise au Moyen-Orient.
Que voulez-vous dire par un outil sous-exploité ?
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Ce n’est pas une question d’attractivité car le VIE a des facilités fiscales et sociales extrêmement fortes. En revanche, ce sont les usages, la méconnaissance et l’organisation des grands groupes internationaux qui fait qu’à certains endroits, on n’utilise pas le VIE.