Russie : deux nouvelles banques placées en faillite

 |   |  271  mots
Les autorités russes ont entrepris ces dernières années un grand ménage dans le secteur qui compte des centaines de banques fragiles et aux pratiques parfois douteuses.
Les autorités russes ont entrepris ces dernières années un grand ménage dans le secteur qui compte des centaines de banques fragiles et aux pratiques parfois douteuses. (Crédits : © MAXIM ZMEYEV / Reuters)
Les autorités russes ont annoncé lundi la mise en faillite de deux banques- Interkommerts et Alta-Bank. Fin janvier, la Banque centrale avait déjà annoncé la mise en faillite d'un autre établissement bancaire, Vnechprombank, qui présentait un niveau de capital insuffisant.

Classée par l'agence Interfax 67e banque russe par les actifs sur plus de 700, Interkommerts, a été placée en faillite en raison "de la qualité non satisfaisante de ses actifs", a expliqué la banque centrale dans un communiqué.

"Une évaluation correcte du risque de crédit a révélé la perte totale de fonds propres de la banque. En outre, celle-ci a été impliquée dans des opérations douteuses", poursuit la banque centrale.

L'établissement bancaire russe Interkommerts, avait été placé sous tutelle le 29 janvier, après avoir vu sa situation financière considérablement s'affaiblir au cours des derniers mois. La presse russe avait alors rapporté que l'établissement basé à Moscou n'était plus en mesure d'assurer les retraits de fonds demandés par les clients.

La banque centrale a également retiré la licence d'un établissement plus modeste, Alta-Bank (186e), en raison de "pertes de liquidités" l'empêchant de remplir ses obligations envers ses créanciers.

La chute du rouble accélère les faillites bancaires

Le 21 janvier, la banque centrale avait mis en faillite Vnechprombank, un établissement classé 40e du pays par les actifs sur plus de 700, qui comptait parmi ses clients des proches de personnalités russes. La banque faisait l'objet d'irrégularités massives découvertes dans ses comptes.

Les autorités russes ont entrepris ces dernières années un grand ménage dans le secteur qui compte des centaines de banques fragiles et aux pratiques parfois douteuses. La tendance s'est accélérée depuis un an et demi avec la chute du rouble, aboutissant à des dizaines de faillites.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/02/2016 à 14:45 :
D'accord avec @Patrickb. Ces évènements sont sans importance, il y a trop de banques en Russie. Une bonne part entre eux ont les transferts financiers (y compris douteux) entre les entreprises d'un groupe oligarchique (autorités régionales etc.) comme le but principal d'existence. Donc, des fois il n'est même pas clair si la faillite d'une banque est un signe de la situation économique fragile ou juste une conséquence des luttes des clans oligarchiques entre eux etc. Ainsi, cet article n'a pas d'intérêt, au moins, sans une analyse détaillée de la santé du secteur financier en Russie.
Réponse de le 08/02/2016 à 18:06 :
En quoi pourriez vous être d'accord avec lui puisque vous dites de votre côté qu'il faudrait beaucoup moins de banques en Russie pour éviter l'emprise maffieuse alors que lui affirme risiblement le contraire : notre "poignée" de banques françaises favoriserait les "collusions" et le nombre de banques russes démontrerait alors la vitalité du pays ...
Laissons Patrick à ses lubies poutinolâtres.
A contrario de vos dires, il y a près de 6900 banques aux Etats-Unis, bien moins que dans les années 90 où il y en avait presque 17 000.
Trop de banques ou pas assez aux Etats-Unis ?
Peu importe cette question :
Le problème n'est pas dans le nombre de banque mais dans leur viabilité.
Quoi qu'il en soit, les faillites de banques russes depuis 2014 concernent majoritairement des établissements qui avaient reçu leurs accréditations et avaient été déclarées viables après la grande purge du système. Elle ne démontre rien d'autres que ce qui est expliqué dans l'article, soit les difficultés de plus en plus prégnantes de l'économie russe.
L'événement est donc d'importance.
Réponse de le 09/02/2016 à 9:08 :
@Renard: 1. L'économie russe va mal, cela est certain. Mais la faillite de trois banques de 2-3ème ligne ne signifient pas grande chose. Cela s'est arrivé dans les périodes bien meilleures. De plus au moins dans un des cas mentionnés est lié à la lutte des clans. Si l'article était consacré à la description de la situation dans le système financier russe, et ces banques ont été juste des exemples, j'aurais dit "très bien", mais c'est pas le cas.
2. Je suis parfaitement au courant qu'il y a un nombre comparable des banques dans les pays Occidentaux, mais elles ont été créées et fonctionnent comme les vraies banques, pas comme des "laveries" oligarchiques etc., ce qui est souvent le cas de la Russie.
a écrit le 08/02/2016 à 14:39 :
Pour information non biaisée par le prisme propagandiste et négateur du réel venu de Russie, il y avait en début d'années 2015 plus ou moins 750 banques en Russie - dont les 200 plus grandes se partag(eai)ent 95% du marché - après une première vague de faillite et perte d'accréditations (plus d'un millier de banques russes avant 2014) pour un peu plus de 350 en France.
Depuis, il ne se passe pas un trimestre sans qu'au moins une faillite bancaire (et pas des moindres comme on peut le voir dans cet article) n'intervienne en Russie.
Ceci est vérifiable, n'en déplaise aux haïsseurs des démocraties européennes et adorateurs des dictatures orientales.
a écrit le 08/02/2016 à 14:06 :
Sûr qu'en France, qui ne compte qu'une petite poignée de banques en collusion, la faillite de deux banques serait un évènement majeur, mais en Russie, où il existe un millier de banques, ce n'est même pas une info :-) Cet article viserait-il donc à manipuler l'opinion publique en défaveur des Russes ??
Réponse de le 08/02/2016 à 14:19 :
Ben voyons ...
Toujours dans le déni du réel ...
Réponse de le 09/02/2016 à 9:44 :
mais enfin ? qu'est ce qui peut bien vous faire penser à celà ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :