Tempête Harvey : la Silicon Valley lève des millions de dollars pour aider les victimes

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Des habitants sauvent des provisions à Port Arthur (Texas), chassés par la tempête Harvey le 31 août 2017.
Des habitants sauvent des provisions à Port Arthur (Texas), chassés par la tempête Harvey le 31 août 2017. (Crédits : Reuters/Carlo Allegri)
Facebook a annoncé ce vendredi avoir levé 10 millions de dollars pour venir en aide aux victimes de la tempête Harvey, qui s'est abattue il y a une semaine au Texas. A l'instar du réseau social, plusieurs entreprises américaines de tech ont lancé des campagnes de dons.

[Publié le 30/08 à 17h48, modifié le 01/09 à 10h22]

Alors que la tempête Harvey pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars, des géants de la Silicon Valley ont décidé de lancer des campagnes de dons cette semaine. La tempête, qui s'est abattue vendredi dernier au Texas, a causé la mort de 17 personnes et des dizaines de milliers d'habitants se retrouvent sans-abri.

Google a collecté deux millions de dollars avec la promesse suivante : lorsque un dollar était versé par un internaute, le moteur de recherche s'engageait à également verser un dollar. Aucune commission ne sera prélevée et le montant sera en intégralité reversé à la Croix Rouge, précisait Google sur sa plateforme dédiée. La compagnie de VTC Lyft, concurrente américaine d'Uber, a de son côté versé 100.000 dollars au fonds dédié "Hurricane Harvey Relief Fund", rapporte TechCrunch. Un montant identique a été versé par Microsoft à la Croix Rouge. Facebook a aussi mis la main au porte-monnaie, en incitant ses 2 milliards d'utilisateurs à faire de même. Le réseau social a annoncé mardi une campagne de dons visant à récolter un million de dollars, reversé à l'association Center for disaster philanthropy. "La communauté Facebook a levé 10 millions de dollars", annonce ce vendredi le co-fondateur et PDG, Mark Zuckerberg, dans une publication sur son réseau social.

Statista ouragans

[Crédits : Statista.]

Les réseaux sociaux pallient le numéro d'urgence

Au-delà de l'aspect financier, certaines entreprises ont utilisé leurs compétences à bon escient. Alors que les lignes pour joindre le numéro d'urgence 911 étaient coupées, certains réseaux sociaux comme Facebook et Twitter ont pris le relais des secours. Nombre d'utilisateurs ont instinctivement lancé des appels à l'aide sur ces plateformes pour trouver de la nourriture ou un hébergement. Le site créé par Mark Zuckerberg a également déployé sa fonction "Safety check" vendredi. Lancée en 2014, elle permet aux utilisateurs de se déclarer en sécurité auprès de ses contacts sur la plateforme lors de catastrophes naturelles ou d'attentats. Les utilisateurs du réseau social ont fait près de 900 demandes d'aide depuis lundi soir. Des propositions de secours ont été répertoriées dans plus de 2.800 publications, assure au Wall Street Journal un porte-parole de Facebook.

| Lire Géolocalisation : Facebook va fournir ses données à des organisations humanitaires

Comme à son habitude, en cas de catastrophe naturelle, Airbnb a ouvert sa plateforme d'hébergement d'urgence. Celle-ci permet de rechercher ou de proposer gratuitement un logement. Tous les frais de services sont alors supprimés, précise Airbnb sur son site dédié. Ce service a été lancé suite à l'ouragan Sandy en 2012, qui avait ravagé l'Etat de New York.

"Ce qui est vraiment fascinant, c'est que ce ne sont pas des experts en services d'urgence qui créent des systèmes stratégiques pour sauver des gens", a commenté pour ABC News Karen North, professeur de réseaux sociaux à l'Université de Californie du Sud. "C'est l'idée de prendre une technologie conçue pour un seul but et de les appliquer à une situation catastrophique."

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Commentaires
a écrit le 01/09/2017 à 17:49 :
C'est difficile pour les victimes.
Est ce que c'est possible de provoquer une tornade et tempête ou des catastrophes naturelles?
Les hommes sont capables de tout pour tout tester.
a écrit le 01/09/2017 à 16:13 :
En parlant d'Harvey :

«Une station-service a vendu de l’essence 20 dollars le gallon [environ 17 euros les 4 litres, ]. Un hôtel aurait facturé à des clients plus du double du prix normal. Une entreprise a vendu des bouteilles d’eau 99 dollars [83 euros] le pack, soit plus de 10 fois certains des prix affichés en ligne», énumère le Washington Post.

Ces quelques exemples cités par le quotidien américain sont l’une des potentielles conséquences malheureuses de la tempête Harvey qui, après avoir inondé et meurtri l’Etat du Texas, vient de gagner celui de la Louisiane, toujours marqué par l’ouragan Katrina de 2005. «Après les dommages provoqués par les orages et les inondations, nous voyons également de mauvais acteurs profiter des victimes et de leur situation», a notamment déploré le procureur général du Texas Ken Paxton dans un communiqué.Même au pays de business, ce marché parallèle d’un tout autre genre n’est guère toléré par les populations. Preuve en est, mercredi matin, le bureau du procureur général du Texas avait déjà reçu 684 plaintes de consommateurs, précise le journal américain, «dont une majorité impliquait des ventes de bouteilles d’eau, de carburant, d’articles d’épicerie et d’autres produits de première nécessité». Les noms de ces entreprises n’ont pas été divulgués.
a écrit le 01/09/2017 à 15:08 :
Je comprends parfaitement le côté pub gratuite pour ces sociétés. Pour autant, je souhaiterais savoir si elles déduisent de leurs revenus les sommes récoltées (ce qui serait honteux) et si elles reversent intégralement l'argent aux associations ?
a écrit le 30/08/2017 à 21:53 :
Quand la Tribune parle de la Silicon Valley, c'est dans un état d'hypnose total.
Airbnb suspend "ses frais de service", en fait Airbnb ne taxe pas les membres qui proposent gratuitement leur logement, trop sympa !
Facebook s'engage: d'un clic il active une "fonction" autrement dit un bouton "j'aime" sauf qu'au lieu d'être écrit "j'aime" , c'est "je suis en sécurité". Ça a du couter des milliards en R&D ça, merci Facebook. Même si ça ne sert à rien puisqu'il suffit juste d’écrire lol sur facebook pour montrer qu'on est en sécurité.
Quant à Google, qui chaparde des milliards de dollars en évasion fiscale, lui c'est le plus cool, il restitue généreusement au peuple 1 dollar pour chaque dollar versé par un donateur. Mais attention, c'est plafonné à 2 millions, il ne faudrait pas que ça coûte plus cher qu'une opération de communication puisque c'en est une.
Réponse de le 01/09/2017 à 12:27 :
Quelle violence, je ressens en toi le côté obscur John

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