Un mort dans des manifestations contre la hausse du prix du pain au Soudan
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Soudan: un mort lors de manifestations contre la hausse du prix du pain
Mohamed Nureldin Abdallah
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Soudan: un mort lors de manifestations contre la hausse du prix du pain
Mohamed Nureldin Abdallah
Des manifestations ont eu lieu dans les régions en conflit du Darfour et du Nil Bleu, ainsi que dans la capitale Khartoum, où des protestataires ont brûlé des pneus et bloqué des routes, la police répondant par des tirs de gaz lacrymogènes.
Le récent doublement du prix du pain, consécutif à la décision du gouvernement de confier les importations céréalières au secteur privé, a suscité un vif mécontentement au sein de la population.
Des policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines d'étudiants et d'habitants qui s'étaient rassemblés dans les villes de Geneina et Nyala au Darfour, et à Damazin dans le Nil Bleu, selon des témoins.
Des étudiants ont également jeté des pierre sur la police anti-émeute devant l'université de Khartoum, a constaté un correspondant de l'AFP.
Des photos et vidéos des manifestations ont été rapidement diffusées sur les réseaux sociaux. Les partis d'opposition avaient appelé à des rassemblements dimanche dans tout le pays.
Plus tôt dimanche, les exemplaires de six quotidiens critiquant l'envolée du prix du pain ont été saisis par les autorités, selon les responsables éditoriaux de ces journaux. Des membres du puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) ont saisi l'intégralité des exemplaires des quotidiens Al-Tayar, Al-Mustaqilla, Al-Karar, Al-Midan, Al-Assayha et Akhbar Al-Watan, ont indiqué ces mêmes sources.
Les quatre autres parutions visées sont considérées comme des journaux indépendants faisant état des critiques des opposants au régime du président Omar el-Béchir.
Le Soudan avait été le théâtre en 2016 d'un mouvement de protestation après la décision des autorités de réduire les subventions sur le carburant, mesure qui avait entraîné une forte hausse des prix. Le régime avait rapidement réprimé ce mouvement afin de ne pas voir se reproduire les heurts sanglants de 2013, déjà liés à une précédente réduction des subventions sur l'essence, qui avaient fait des dizaines de morts.
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La presse soudanaise est souvent l'objet de mesures punitives de la part des autorités, et le pays figure de longue date en bas de classements en matière de respect de la liberté de la presse. Au pouvoir depuis 1989, Omar el-Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour.
(avec l'AFP)
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