Ce mercredi 16 mars, Jean Castex présentera le plan de résilience promis par le président de la République et destiné à aider les Français à faire face à l'inflation. A quelques semaines de l'élection présidentielle, il s'agit d'aider des ménages et les entreprises à amortir la hausse des prix du carburants mais aussi des nombreux produits essentiels.Le ton est donné et il vient de Bretagne. Face à la flambée des prix du carburants, les transporteurs mais aussi les agriculteurs et pêcheurs se sont mobilisés ce lundi 14 mars, afin de "bloquer la France". Ce mardi, les dépôts pétroliers de Lorient et de Brest restaient inaccessibles, à l'arrêt..., les manifestants occupant les lieux, entre palettes et barrages. De quoi donner des sueurs froides au gouvernement, qui se souvient que des mouvements sociaux importants sont partis de l'Ouest. Bonnets rouges, ou même Gilets jaunes, ont, en partie, trouvé naissance sur ces terres.
L'Insee confirme la progression de l'inflation
Hasard du calendrier, ce mardi, l'Insee a par ailleurs publié son nouvel indice des prix à la consommation. Il traduit ce que les manifestants ressentent. Les prix ne cessent de grimper. Ainsi, en février dernier, l'inflation a atteint 3,6 %, soit une hausse de 0,8 point sur ce seul mois. Du jamais vu depuis 2008. Si les tarifs de l'énergie sont largement à l'origine de cette progression, ils s'accélèrent encore ( + 3,6 % après 2,9%) , ceux des services s'accentuent, mais aussi ceux des produits alimentaires. Ces données viennent confirmer les dernières estimations de la banque de France, qui dimanche soir, annonçait entre 3,7 et 4,4 % d'inflation pour 2022 en France. Plus de doute, alors que la guerre en Ukraine fait rage et que la Chine se reconfine, promettant de perturber encore notre économie mondiale, l'inflation est partie pour durer.
Dans ce contexte, le gouvernement cherche à désamorcer le mécontentement. Aussi, avant même la publication de son plan de résilience, ce mercredi, annonçait-il plusieurs gestes pour faire baisser la facture des Français.
Ce week-end, Jean Castex a ainsi promis une réduction de 15 centimes par litre de carburant à partir du 1er avril. Sans même que la mise en œuvre ne soit très claire, il fallait rassurer les Français rapidement. " Tous les sondages montrent que les Français sont avant toute chose préoccupés par le prix à la pompe, c'est leur priorité numéro 1 ", assure un conseiller à l'Elysée. Cette ristourne sera t elle efficace ? Une chose est sûre, selon Bercy, ce coup de pouce coûtera au bas mot 2 milliards d'euros à l'Etat.