Allemagne: la politique migratoire de Merkel sanctionnée par les électeurs

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Article publié le 13 mars à 18h23, mis à jour le 14 mars à 7h31
L'Union chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel a été devancée dans deux des trois Länder qui élisaient dimanche leurs parlements régionaux, sur fond de crise migratoire dont a apparemment profité le parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD). La chancelière paye le prix d'avoir décidé l'an dernier de laisser plus d'un million de migrants entrer en Allemagne, suscitant des remous au sein même de sa formation.
L'Union chrétienne-démocrate (CDU), est arrivé deuxième lors des scrutins dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) et en Rhénanie-Palatinat (ouest). En Saxe-Anhalt (est), si les conservateurs remportent le vote, ils sont talonnés par les populistes de l'AfD. L'AfD, jeune formation créée il y a trois ans pour contester l'euro, a obtenu des scores exceptionnellement élevés dans les trois régions (entre 12 et 24%).
Le résultat est d'autant moins réjouissant pour le gouvernement en place que le SPD prend l'eau aussi. S'il gagne en Rhénanie-Palatinat, il est à moins de 15% dans les deux autres régions et se fait doubler par les populistes.
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Cette piètre prestation de la CDU risque d'être difficile à gérer pour la chancelière qui doit encore finaliser l'accord sur l'immigration entre l'Union européenne et la Turquie au sommet de l'UE des 17 et 18 mars. Ces élections sont également un test à dix-huit mois de législatives.
Sigmar Gabriel, le vice-chancelier et patron des Sociaux-démocrates (SPD) partenaires de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel a néanmoins prévenu dimanche soir:
Treize millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche, soit environ 20% de l'électorat allemand.
(Avec Reuters et AFP)
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