Allemagne : les commandes à l'industrie décrochent

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L'Allemagne a vu ses commandes hors zone euro décrocher de 3,7 % en août
L'Allemagne a vu ses commandes hors zone euro décrocher de 3,7 % en août (Crédits : © Fabian Bimmer / Reuters)
Les commandes industrielles allemandes ont reculé de 1,8 % en août et de 2,2 % en juillet. Des chiffres inquiétants.

Le ralentissement chinois commencerait-il à se ressentir en Allemagne ? Les commandes industrielles allemandes ont en tout cas enregistré un fort recul en août, selon Destatis, l'Office fédérale des Statistiques, elles ont reculé sur un mois en données corrigées des variations saisonnières de 1,8 %. Plus inquiétant encore, le chiffre de juillet a, lui aussi, été révisé à la baisse. Destatis affirme désormais que les commandes ont reculé de 2,2 % sur un mois en juillet contre 1,4 % estimé en premier lieu.

L'impact du coup d'arrêt chinois

Le détail de ses statistiques est encore plus inquiétant. La principale raison du décrochage provient de la demande hors zone euro qui recule en août de 3,7 %. On peut ici apprécier l'impact de la crise des émergents sur les commandes allemandes. L'autre point intéressant est le recul des commandes en provenance d'Allemagne qui reculent de 1,2 %. Ceci traduit la frilosité des entreprises allemandes à investir, et, compte tenu des turbulences dans les pays émergents et de leurs conséquences, on comprend pourquoi. Mais c'est clairement de mauvais augure pour la croissance allemande des prochains trimestres. Seules les commandes en provenance de la zone euro sont en progression (+2,5 %), mais c'est une croissance fragile dans la mesure où beaucoup de pays de l'union monétaire dépendent eux-mêmes de la demande allemande.

Sans surprise, c'est bien le fleuron de l'offre allemande, les biens d'investissement qui subissent la principale chute en août avec un recul de 2,8 % en août. Mais les biens de consommation sont aussi en baisse de 1,5 %, ce qui, là aussi, est assez préoccupant avant un éventuel effet de l'affaire Volkswagen.

Quel impact sur la production industrielle ?

Faut-il pour autant prévoir un retournement conjoncturel allemand ? Nul doute que cette double baisse des commandes est préoccupante à moyen terme. En septembre, l'indice Ifo du climat des affaires allemand pour septembre, s'il s'est stabilisé au niveau général, s'est ainsi fortement dégradé (de 11,1 point à 10,1) dans l'industrie manufacturière pour atteindre son plus bas depuis février. Du reste, les chefs d'entreprise n'ont aucune raison d'envisager une reprise rapide de la demande sur les émergents. Ceci devrait comprimer les perspectives d'investissement qui est précisément le maillon faible de la croissance allemande.

Il convient cependant de relativiser. En janvier et février, les commandes avaient aussi connu un recul violent (-3,2 % et -2,5 %) et seul le mois de juin avait vu un recul net de la production manufacturière (-1 %). Sinon, l'industrie allemande avait bien résisté. Dans l'enquête Ifo, on remarque une légère remontée des perspectives des chefs d'entreprises du secteur. Mais est-ce durable ? Rien n'est moins sûr : le seul moteur de la demande, la zone euro est, on l'a vu, fragilisée. Les climats des affaires espagnol et italien commencent à montrer des signes de faiblesse et la France reste sans dynamisme.

Quelle croissance pour l'Allemagne ?

Bref, la vraie question est de savoir si l'Allemagne peut tenir en s'appuyant sur sa propre demande interne et, en particulier sur la consommation, puisqu'on a vu que l'investissement était peu dynamique. Au deuxième trimestre, on a pu constater que la consommation des ménages n'avait apporté qu'un dixième de point de PIB à la croissance. Cette contribution, malgré une situation de plein emploi, reste donc faible et est en chute libre en 2012.

Seule la contribution extérieure a permis à la croissance allemande d'être positive en apportant 0,7 point de PIB pour une croissance de 0,4 %. Au cours du second semestre, l'arrivée des réfugiés devrait donner de la dynamique à la demande intérieure. Sera-ce suffisant pour compenser le ralentissement externe et relancer l'investissement ? Pour le moment, les sommes annoncées pour 2016 par le gouvernement fédéral (9 milliards d'euros) sont loin de pouvoir laisser penser à un impact notable. Pour la zone euro, un ralentissement allemand serait une très mauvaise nouvelle et provoquerait un coup d'arrêt certain de la faible reprise de la région.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2015 à 0:51 :
Et malgré toutes ces crises et le " décrochage" , Mercédes accuse des chiffres de ventes record ... avec une forte croissance en Chine ....
a écrit le 06/10/2015 à 23:43 :
Je suis toujours stupéfait par les commentaires qui cherchent a dénigrerr les performances de la France vis a vis de ses voisins.
Je perçois une stratégie politique pour glaner les voix en semant la peur et la confusion chez le futur électeur.
C'est de l'agit-prop, une vielle technique que des partis d’extrême droite et de gauche, semblent avoir remis au gout du jour sur le web.
a écrit le 06/10/2015 à 23:09 :
Bon. Comme c'est toujours la crise, il faut trouver un coupable. Ce coup-ci, on dit que c'est la Chine, ou comme d'hab la Russie..??
Réponse de le 06/10/2015 à 23:31 :
Non, les coupables c'est les martiens.
a écrit le 06/10/2015 à 17:56 :
Depuis la crise 2008/209 l'industrie allemande a crû d'environ 5 à 6 %, en France elle a chûté de 16.5 % environ. En Allemagne, et incluant les mauvais mois Juillet/ Août la croissance industrielle sur l'année s'élève à 1.9 %. Autre fausse information, car réduite sur 1 mois: Les exportations allemandes (en grande partie de biens industriels) hors zone euro ont atteint des records. La croissance aux USA a atteint 24 % au 1er semestre 2015 et ce pays est devenu le 1er client de l'Allemagne avant la France. (les ventes de VW était déjà en forte baisse au 1er semestre aux USA). L'Allemagne connaît depuis des années une croissance modérée; la France; la décomposition industrielle.
a écrit le 06/10/2015 à 16:23 :
Quel décrochage ?
Article de Reuters du 1er septembre, citant l'institut Markit:
" FRANCE : L’activité du secteur manufacturier s’est à nouveau fortement contractée en août. L’indice global du secteur est retombé à 46.9. Les nouvelles commandes ont accusé en aout leur plus fort recul depuis avril 2013, la production a fortement baissé.
ALLEMAGNE : L’indice PMI est ressorti à 51.4 après 52.4 en juillet. La barre des 50 sépare croissance et contraction."
Il y a bien décrochage, mais en France.
Réponse de le 06/10/2015 à 17:22 :
Mais ça c'éTait avant l'histoire VW, accrochez-vous, ça va secouer...
Réponse de le 06/10/2015 à 17:40 :
Encore un ou une comique !
"du 1er septembre"
Et l'article parle de résultats du mois d'août, il est vrai!
Mais au cas ou vous ne soyez pas au courant, nous avons dépassé le 1er octobre.
Pour le manufacturier vous vous référer à aout, pour le composite, à juillet, pas très clair tout cela!
Et puisque vous faites un coup de bashing:
.........
Pour le mois de septembre:
COMPOSITE:
ZE: 54,3 > 53,6 Plus bas de 4 mois
ALL: 54,9 > 54,1 Plus bas de 2 mois
ITA: > 53,4 Plus bas de 6 mois
ESP: > 54,6 Plus bas de 9 mois
FRA: 50,2 > 51,9 Plus haut de 3 mois
SERVICES:
ZE: 54,4 > 53,7 Plus bas de 7 mois
ALL: 55,0 > 54,1 Plus bas de 2 mois
ITA: 54,6 > 53,3 Plus bas de 1 mois
FRA: 50,6 > 51,9 Plus haut de 3 mois
........
INDUSTRIE MANUFACTURIERE
ZE: 52,3 > 52,0 Plus bas de 5 mois
ALL: 53,3 > 52,3 Plus bas de 2 mois
ITA: > 52,7 Plus bas de 7 mois
ESP: > 51,7 Plus bas de 21 mois
FRA: 48,3 > 50,6 Plus forte hausse de la production depuis 18 mois.
.....................
C'est tout de même plus clair ainsi!
Et résumé sur ces indices, la France est la seule à progresser, les autres nations régressent, certaines depuis plusieurs mois.
La France (pays de nombreux trouillards, grincheux et certains avec un poil de mammouth dans la main) fait le yoyo, est à la traine, mais progresse de trimestre en trimestre.
Réponse de le 06/10/2015 à 21:55 :
a Marco. merci pour vos chiffres. Dans chacune des trois catégories que vous citez, la France est bonne dernière. On se console comme on peut.
Réponse de le 07/10/2015 à 13:51 :
Le titre de l'article est:
"Allemagne : les commandes à l'industrie décrochent"
Marco est donc dans le vrai !
En opposition il aurait pu écrire:
"France : les commandes à l'industrie raccrochent"
Besoin d'un dessin ?
Où d'un graphique ?
Réponse de le 08/10/2015 à 11:56 :
a Alain: dans les trois catégories des chiffres de Marco, l'Allemagne arrive en tête, avec des indices de 54 ou 52. Or un indice supérieur à 50 indique une croissance, ou une perspective de croissance. Comment peut-on décrocher quand on est en croissance ? C'est n'importe quoi.
Le fait que les chiffres de l'Allemagne soient en baisse tout en restant au dessus de 50 indique que la croissance y a été moins forte, mais pas qu'il y ait eu décroissance et encore moins "décrochage".
Et le fait que les indices de l'Allemagne sont plus élevés que ceux de la France indique que l'écart entre les deux pays s'est encore creusé, à l'avantage de l'Allemagne. Ce n'est pas bien compliqué.
a écrit le 06/10/2015 à 15:32 :
Tout au long de la crise 2008-2010, on ne cessait de clamer le décrochage allemand ; on a vu ce qu'il en a été in fine. D'autant plus que contrairement à la France, l'Allemagne a les moyens et les capacités de relancer sa demande intérieure...
a écrit le 06/10/2015 à 15:30 :
ça fait 10 ans que les bas salaires n'ont pas augmenté en Allemagne qui vie grâce a l'export, si celui-ci s'effondre ça va faire mal !
a écrit le 06/10/2015 à 14:51 :
SOUS-TRAITANCE INDUSTRIELLE (MIDEST)
2013 : 64,6 Md, - 5,98 % par rapport à 2012. (Après - 2,93 % en 2012)
2014 : 64,6 Md, stabilisé + 0,03%.
…………….
2ème TRIMESTRE 2015 :
Electronique : une hausse de 8 à 10% par rapport à 2014 est prévue.
T2-2015 : + 2,28% par rapport au T1 et + 4,24% par rapport au T2-2014.
Augmentation des effectifs de la sous-traitance électronique de France au deuxième trimestre, augmentation à la fois séquentielle (+ 2,35%) et sur un an (+ 13,64%).
………….
Distribution de semi-conducteurs :
T2-2015 : 145 M€ + 18,3%.
………………..
Distribution de composants électroniques :
T2-2015 : 201 M€ + 22,6%.
La France a réalisé le meilleur score européen pour cette activité.
Italie (+12,3% à 265M€)
Allemagne (+ 3,2% à 772M€)
Les pays Nordiques (0% à 130M€)
Royaume-Uni (-2,3% à 292M€).
Nous avons la meilleure progression, mais aussi un volume très léger par rapport à l’Allemagne et à L’Italie.
Le chemin du « redressement productif » sera très long.
Royaume-Uni et l’Allemagne, champions tant adulés et vantés, ne sont pas vraiment au mieux de leur forme!
………………….
SOUS-TRAITANCE ELECTRONIQUE
La hausse du dollar plombe les résultats entreprises qui achètent leurs composants dans cette monnaie.
SNESE, LE FABICANTS D’ELECTRONIQUES
« A l'import, la hausse du dollar renchérit le prix des matières premières libellé en dollar américain. Après conversion, les entreprises de la zone euro « les paye en général 4 % plus cher »
« Les entreprises ne dégageront pas ou peu de bénéfices car « elles réalisent leurs achats de composants - qui représentent, en moyenne, plus de 60% de leurs chiffres d’affaires – en dollars », a rappelé M. Crétier. Or, depuis un an, le dollar s’est apprécié par rapport à l’euro. »
« Ces faibles résultats ne favorisent pas l’investissement « même si le dispositif de suramortissement des investissements s’avère séduisant », de l’aveu même du délégué général du Snese. Ce dernier pointe une seconde raison au peu d’investissement en matériels de la part de la sous-traitance en électronique : « une offre technologique relativement «molle » ».
Une étude sur la robotisation :
« Enfin, le syndicat a annoncé qu'il étudie actuellement la possibilité d'extension de la robotisation chez les sous-traitants en électronique. En effet, certaines opérations – comme la pose de composants traversant, de composants spéciaux.., l’intégration de cartes dans des produits finis…- demeurent manuelles. »
« Dans la pratique, l’étude menée par M. Bourreli va d’abord lister les tâches effectuées au sein de l’atelier, puis va répartir, pour chacune d’elles, la part qui devrait revenir à l’opérateur (décision, choix) et celle qui devrait revenir au robot (actions répétitives) dans une optique d’optimisation du travail.
Cette étude prend aussi en compte la nécessité de paramétrage rapide des robots car les sous-traitants en électronique de l’Hexagone fabriquent surtout de petites séries de pièces. »
…………..
« Cette croissance est portée par l’activité transports (aéronautique et ferroviaire) et l’industrie, mais surtout par la « nouvelle demande » des PME et des start-up qui intègrent une fonction électronique – très souvent à vocation numérique, à leurs nouveaux produits, aux produits et système d’éclairage avec l’explosion de la demande LED produits LED et les objets connectés , dont le nombre devrait être multiplié par 50 en France d’ici 2020. »
a écrit le 06/10/2015 à 14:19 :
Indices Markit
Je vous prie de bien vouloir m'excuser!
Lorsque les nouvelles sont bonnes, les articles ne se bousculent pas. Par contre, lors des 2 mois précédents ces indices étaient à la baisse, et les articles, ici et ailleurs, n'ont pas manqué de débouler!
..................
INDICES MARKIT du mois de SEPTEMBRE, base 50
La baisse des 2 mois précédents est stoppée et la production manufacturière augmente franchement.
COMPOSITE
50,2 > 51,9 (le flash était à 51,4).
SERVICES
50,6 > 51,9 (le flash était à 51,2).
« Le renforcement de la hausse de l’activité dans le secteur des services reflète une accélération de la croissance des nouvelles affaires en septembre. Les prestataires de services français signalent en effet, pour le 10ème mois consécutif, une augmentation du nombre de nouveaux contrats, celle-ci étant en outre légèrement plus soutenue que celle observée le mois dernier. Selon les entreprises interrogées, la croissance des nouvelles affaires s’explique par le succès de campagnes marketing et par la mise en œuvre de tarifs compétitifs. »
« Dans l’ensemble du secteur privé, les prix de vente enregistrent leur plus faible baisse depuis 2 ans. »
« La hausse des coûts se poursuit en septembre dans le secteur des services français, les prix payés augmentant pour le 69ème mois consécutif, du fait notamment du renchérissement des coûts salariaux. L’inflation s’accélère en outre par rapport au mois dernier, mais reste modérée. »
INDUSTRIE MANUFACTURIERE
48,3 > 50,6 (le flash était à 50,4).
« Après 2 mois consécutifs de contraction en juillet et en août. »
« Plus forte hausse de la production depuis 18 mois. »
« Les prix d’achats reculent pour la première fois depuis 6 mois. »
« Le volume des nouvelles commandes reste relativement stable. »
« Prolongeant la tendance amorcée il y a 8 mois, les stocks de produits finis des fabricants français diminuent de nouveau en septembre. Cette dernière baisse est toutefois marginale et la plus faible de l’actuelle période de contraction. »
« Le volume de matières premières et de produits semi-finis achetés par les fabricants français augmente pour la première fois depuis 3 mois, le taux d’expansion affichant toutefois un niveau marginal. »
a écrit le 06/10/2015 à 12:56 :
Heureusement que tout les jours on nous dit que tout va bien. Que tout est aligné. Que nous ne devons pas nous inquiéter pour notre avenir. Certes Marco va nous sortir une flopée de chiffre positive. Certes notre balance commerciale avec l'Allemagne doit être largement déficitaire . Mais les signes de plus en plus noir s'accumulent sur l'économie réelle et nos emplois. Voir la situation de l'Amérique Latine.
Réponse de le 06/10/2015 à 15:02 :
Incroyable comme cela peut en froisser certains que la France se retrouve plus dynamique que l'Allemagne meme si c'est temporaire.Le recul allemand est la preuve que l'austérité ne marche pas,ils n'arrivent plus a vendre en europe!En France tout semble repartir sauf le batiment.Le gouvernement a mené a bien la mutation économique,nous ne sommes plus tributaires du batiment pour notre croissance
Réponse de le 06/10/2015 à 15:40 :
@Benoit
Il suffisait de demander! (voir plus haut)
Oui vous avez raison, notre balance commerciale avec l'Allemagne est depuis longtemps déficitaire, mais rien n'est jamais définitif.
Et tout n'est pas "de plus en plus noir"
............
On peut se vanter d'avoir un balance bénéficiaire par rapport à d'autres grosses économies qui comptent. Et ce ne sont pas de petites différences !
JAPON, 2014 :
Exp : 6845 M€
Imp : 4215 M€
COREE du SUD, 2014 :
Exp : 4972 M€
Imp : 2177 M€
ROYAUME-UNI, 2014 :
Exp : 1993 M£
Imp : 1586 M£
Le discours, la France est finie, c'est le commencement de la fin, etc. est donc complètement loufoque!
Personne n'a écrit que la France était en pleine forme et que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Mais à l'évidence, nos voisins ne font pas mieux.
Le Royaume-Uni est en train de flingué ses industries haut de gamme et ne fait qu'illusion.
Le mirage est entretenu par des nouvelles fortunes qui vont s'y installer et une bulle immobilière et des crédits aux particuliers.
Sauf que les Royaume-Uni marche à contre-courant puisque, la cible, se sont les paradis fiscaux, R-U, Pays-Bas, Luxembourg, etc. Même si cela prendra du temps. C’est d’ailleurs au menu ce jour !
Et le chantage au référendum pour la sortie de l'Union n'y changera rien. D'ailleurs, on sait plus très bien quelles sont les réformes fortes exigées par Cameron, qui s'est engagé sur un terrain mouvant.
Et l'Allemagne, qui profite aussi de la baisse de l'Euro et du pétrole et du gaz, ne décolle pas!
Le mammouth France a du mal à se réformer, ce n’est pas nouveau, mais mis au pied du mur, il se bouge, à son rythme. La France doit continuer à se remettre en question et accélérer la cadence.
Mais toujours nous rabâcher, et ceci depuis la campagne présidentielle de 2012, que l’exemple à suivre est celui de 2 nations voisines, est une totale gigantesque connerie.
La France doit faire des réformes, évidement en regardant ce qui marche ailleurs, mais avant tout en tenant compte des particularités de son modèle et de ses atouts.
Réponse de le 06/10/2015 à 18:48 :
Cher Marco, je vais passer une nuit blanche grâce à vous. Je n'envie pas du tout le contrat zéro heure de nos amis anglais. Qui est une catastrophe en cas de retournement économique. Je ne suis pas envieux des contrats allemands, pas plus des contrats américains à la Ubber. je m'explique je vends mes bras, pas mon cerveau, à une société. Mais je dois cotiser pour ma retraite et ma sécu. Donc si je vends rien, j'ai plus que mes deux yeux pour pleurer. Marco ce que je reproche on nous vends très cher un rêve qui ne vient pas. On ne voit rien venir sur la courbe du chômage, sur la baisse du déficit, sur la baisse de notre balance commerciale. La prochaine crise arrive pour moi. Et elle va faire mal sans avoir vu le moindre bénéfice de l'effort des français. Et ceci est très grave pour Mai 2017.
a écrit le 06/10/2015 à 12:48 :
"Au deuxième trimestre, on a pu constater que la consommation des ménages n'avait apporté qu'un dixième de point de PIB à la croissance. Cette contribution, malgré une situation de plein emploi, reste donc faible et est en chute libre en 2012."

Forcément, le plein emploi mais avec des salaires de misère ne booste pas vraiment la consommation.
Réponse de le 06/10/2015 à 14:22 :
Septembre, le taux de chômage se maintient à 6,4% en Allemagne.
3,5 à 4,5% de turn over c'est du plein emploi, certainement pas 6,4%.
Réponse de le 06/10/2015 à 18:35 :
Cher Marco, y-a-t-il une statistique caché de type U6 américain en Allemagne? Il me semble que des Landers exRDA ont un taux de chômage plus élevé que les autres?
a écrit le 06/10/2015 à 12:33 :
Nos amis Allemands n'ont pas à s'inquiéter, il peuvent compter sur notre beau déficit commerciale envers eux en tout cas.De toute façon nous le compensons par le déficit public lui même compensé par la baisse des dépenses de l'état donc offert par le contribuable.

C'est ce qu'on appel la solidarité à l'Européenne.
a écrit le 06/10/2015 à 12:14 :
La problématique allemande n'est que peu impactée par les évolutions chinoises bien que le développement asiatique lui ait permis d'avancer. Résumons : pour différentes raisons le pays choisit de jouer le rôle nécessaire de voiture balai de l'Europe pour de multiples activités. Il achète alors de multiples entreprises en déclin et les modernise. Pour ce faire il se positionne en mode salaires bas et faible consommation interne, forcément. Par ailleurs il réduit à zéro ses dépenses militaires par les suites flottantes du bouclier américain et coupe sa facture énergétique par l'utilisation abusive du charbon qui concerne plus de 50% des besoins. A cela il ajoute des alliés périphériques qui vont travailler à bon compte pour lui grâce aux subventions européïstes. La gageur tient 15 ans. Seulement, voilà l'exercice a ses limites, elles sont connues par avance : les produits deviennent progressivement obsolètes ou leur production est reprises par d'autres à meilleur prix. Les allemands deviennent alors à la façon hollandaise des traders, plus négociants que producteurs, cette position permettant d'écouler tout de même une large production locale plus sophistiquée. Durant cet exercice les entreprises utilisent l'argent recueilli pour tenter d'évoluer. Auront-elles réussi à le faire ? Pas vraiment, le pays reste empêtré dans de multiples orientations contraires. Reste que le moteur de croissance, cet effet voiture balai, a vieilli et commence à tousser sérieusement, que ses voisins lui reprochent avec un retard complice de polluer tout en l'obligeant à augmenter quelque si peu ses salaires. La moindre natalité lui a permis cependant un temps de masquer la déchéance à venir. Des réformes drastiques devront être à nouveau opérées. Ainsi son industrie phare, l'automobile, a réussi a passer le cap de la manière que l'on sait en escroquant ses clients; elle devra maintenant baisser ses prix pour se "normaliser", c'était le schéma prévu, l'on ne peut être surpris de sa survenance.
Réponse de le 07/10/2015 à 8:02 :
Très intéressant, apparemment le lavage de cerveau commence à fonctionner... Les seuls secteurs ou il n'y avait pas de SMIC, ne sont pas les secteurs manufacturiers, mais le bâtiment, la restauration et les services tels femmes de ménage. Dans le secteur manufacturier, les grilles de salaires sont dispos, allez les consulter. Donc je ne vois pas pkoi on demande aux allemands d'augmenter leurs salaires qui sont déjà plus élevés qu'en France. Les Allemands sont plutôt réactifs et s'adaptent plus à la mondialisation que les autres. Quand à l'automobile, ne vous inquiétez pas, tous les constructeurs fo t la même chose pour la simple raison qu'ils ont les même sous-traitant et du coup des perfs très similaires... Mais il faut taper la ou ça fait mal, comme à l'époque toyota. Pour le charbon, c'est vrai que c une connerie mais à ll'heure actuelle l'Allemagne exporte de l'électricité à la France en hiver, allez savoir pkoi... De plus, les installation "renouvelable" ont atteint une puissance égale à celle consommée, si bien que de tps en tps on atteint 40-45% d'électricité provenant du renouvelable... Si ça continue comme ça, l'Allemagne sera autonome qd notre epr entrera en service.
Attention tout n'est pas mieux en Allemagne, ils sont juste plus malin : ils ont une structure industrielle bien plus développée et surtout un meilleur emballage, et ils arrivent à faire de bon produits qui ne tiennent pas trop lgt... Pour éviter des scénarios à la moulinex...
Réponse de le 07/10/2015 à 8:14 :
Zut, j'ai encore oublié qq points: la France est le pays qui a touché pdt lgt le plus de subvention venant de l'Europe, l'Allemagne celui qui a le plus payé... On oublie aussi la réunification... Sinon l'Allemagne aurait le niveau de vie des suisses. Pour ce qui est de la pollution, on va commencer par le tri de déchets... Qui n'existe tjs pas dans nbreux village en France. Comme tout le monde habite/ doit habiter a Paris pour vivre dans des HLM, ça ne gêne personne.
a écrit le 06/10/2015 à 11:56 :
le déclin de l'Allemagne a commencé et le scandale des voitures trafiquées VW/AUDI/SEAT/SKODA ne va rien arranger.
Réponse de le 07/10/2015 à 8:18 :
Donc la France à commencé sont déclin par les "petits" souci d'Areva, Peugeot et alstom? Que serions nous sans les armes ;)

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