Réfugiés : Allemagne et Autriche appellent à un sommet extraordinaire

"Il faut revenir à l'esprit européen", a lancé la chancelière allemande Angela Merkel, ajoutant ne pas vouloir résoudre le problème en utilisant la menace. Réunis lundi à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur des 28 n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un système de répartition des réfugiés.

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Plus tôt dans la journée, la Commission européenne a démenti être favorable à une réduction des fonds structurels de l'UE pour les pays qui refusent les quotas de répartition des réfugiés.
Plus tôt dans la journée, la Commission européenne a démenti être favorable à une réduction des fonds structurels de l'UE pour les pays qui refusent les quotas de répartition des réfugiés. (Crédits : MICHAELA REHLE)

L'Allemagne et l'Autriche veulent un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne la semaine prochaine pour résoudre la crise des réfugiés, ont annoncé mardi 15 septembre Angela Merkel et son homologue autrichien Werner Faymann.

"Le temps presse, on ne peut pas attendre jusqu'à la mi-octobre", a-t-elle ajouté.

La chancelière insistait sur la nécessité de revenir à l'esprit européen, ajoutant ne pas vouloir résoudre le problème en utilisant la menace.

Réunis lundi soir à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur des 28 n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur un système de répartition des réfugiés. Ils se sont séparés sur un accord de principe a minima conforme aux demandes de la Commission européenne, mais l'adoption du détail de la répartition pays par pays avait été renvoyée à leur prochaine réunion, le 8 octobre.

Pas de réduction des fonds de l'UE pour les pays hostiles aux quotas

Plus tôt dans la journée, la Commission européenne a démenti être favorable à une réduction des fonds structurels de l'UE pour les pays qui refusent les quotas de répartition des réfugiés.

Pour autant, Angela Merkel prend une position diamétralement opposée à celle que tenait ce matin son ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, interrogé par la chaîne allemande ZDF. Selon lui, les pays récalcitrants "sont souvent des pays qui reçoivent beaucoup de fonds structurels" européens, allant même jusqu'à dire:

«Nous devons parler de moyens de pression.»

"Je trouve aussi juste (...) qu'ils reçoivent moins de moyens" financiers de la part de l'Europe, arguait-il, disant approuver une proposition formulée en ce sens par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Une porte-parole de la Commission européenne a formellement démenti les propos attribués à ce dernier.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires 12
à écrit le 16/09/2015 à 16:49
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En quoi pourrait être extraordinaire un banal sommet de pays antagonistes, mal regroupés, d'une vieille Europe qui n'est de surcroît que vassale ? Et rien que pour parler d'un sujet cruel mais second de l'essentiel ? Sauf le radicalisme partagé ou re...

à écrit le 16/09/2015 à 12:43
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Il semble essentiel de revenir à la source : les US sont à l'initiative de la plupart des conflits qui ont créé ce bazar en Syrie Lybie ou Afghanistan. En bons toutous, l'OTAN et l'Europe (ou plutôt les dirigeants de certains de ces pays) ont suivi. ...

à écrit le 16/09/2015 à 12:19
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Les pays de l' Est sont des pays d'emigration et non d'immigration. Ces pays vivent en autarcie depuis longtemps avec la religion pour certains ( comme en Pologne, qui fait partie de la vie politique et societale). Les musulmans ou Arabes ne sont pas...

à écrit le 16/09/2015 à 8:19
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Le titre de "réfugié" est inexacte car beaucoup veulent choisir leur pays d'accueil, et refusent de demander l'asile dans les pays de transits. Qu'ils ne souhaitent pas s'installer dans des pays endettés est parfaitement compréhensible.

à écrit le 15/09/2015 à 20:31
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Peut être qu'une photo bien choisie d'un enfant permettrait de détendre le débat. Ah oui, j'oubliais, ils nous ont fait le coup la semaine dernière.

à écrit le 15/09/2015 à 20:08
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Après avoir décidé d'ouvrir ces frontières de façon unilatéral l'Allemagne et l'Autriche. Ces pays se trouve déborde par ces "nouveaux Européen", qu'ils impose aux autres pays membres non consultés. Ayant trop de "réfugiés-migrants" dans leurs murs, ...

à écrit le 15/09/2015 à 19:11
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Entendez par "Il faut revenir à l'esprit européen", dans le langage de A.Merkel signifie ce qui est bon pour l'Allemagne est essentiel, les autres pays de l'union doivent s'y plier !!!

à écrit le 15/09/2015 à 19:05
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Il faut revenir à l'esprit européen (sous-entendu quand ça nous arrange) On croirait entendre du Sarko en train de prêcher l'unité au congrès des Républicains (sous-entendu à mon avantage) Il n'y avait personne pour soutenir les italiens et les Gre...

à écrit le 15/09/2015 à 18:58
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l'Europe creuse sa tombe en refusant d'affronter la réalité : le monde musulman est en guerre larvée mais bien réelle contre l'occident avec le soutien des monarchies du golfe , des turcs ,de l' Afrique du nord et subsaharienne . On joue aux 4 coins ...

à écrit le 15/09/2015 à 18:03
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Schengen va et doit être réformé, non pas pour supprimer cet acquis fondamental mais pour éviter ce genre de situation. Les états européens vont devoir rapidement dire quel EU ils veulent et les états qui auront fait le choix de l'intégration devront...

à écrit le 15/09/2015 à 17:58
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Noyés sous leur incohérence, leur cupidité, leur éternelle culpabilité et leur misérabilisme. Transformer chaque être humain en consommateur et rien d'autre n'est peut être pas un idéal partagé par tout le monde.

à écrit le 15/09/2015 à 17:47
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Quand Nicolas parlait de sa fuite d'eau dans la cuisine il y a déjà un bout de temps , il était bien dans le vrai. Il y a plus de 2 ans qu'il demandait la révision de Schengen, là aussi il avait anticipé.

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