Boris Johnson veut un accord de libre-échange ou... pas d'accord du tout

 |   |  371  mots
(Crédits : Reuters)
Le futur Premier ministre n'entend pas renégocier l'accord conclu entre Theresa May et l'UE. Et si Bruxelles refuse, le Royaume-Uni optera pour un Brexit sans accord le 31 octobre.

S'il devient Premier ministre, Boris Johnson proposera à l'Union européenne (UE) d'ouvrir immédiatement des négociations pour établir un accord de libre-échange et si Bruxelles refuse, le Royaume-Uni optera pour un Brexit sans accord le 31 octobre, a déclaré mardi Iain Duncan Smith le directeur de campagne de l'ancien ministre des Affaires étrangères.

"Ce que Boris a dit clairement, c'est cela : 'Nous n'allons pas revenir en arrière et renégocier (l'accord de Brexit conclu entre Theresa May et l'UE)", a dit Iain Duncan Smith à la chaîne Sky News.

Un accord de libre-échange ou... pas d'accord du tout

"Ce que nous allons faire, c'est mettre sur la table une proposition différente et leur dire: 'Écoutez, nous voulons un accord de libre-échange. Nous pouvons commencer à en parler dès à présent si vous êtes sérieux et si vous voulez avoir un processus qui signifie que nous ne terminons pas... avec des droits de douane après le 31 octobre. Si c'est ce que vous voulez, nous sommes prêts à discuter", a-t-il poursuivi.

"Mais si la seule chose qui vous intéresse est de répéter: 'Vous n'aurez rien d'autre que cet accord', alors notre réponse sera que nous sommes prêts à partir sans accord le 31", a conclu Iain Duncan Smith.

Jusqu'ici, l'UE campe sur ses positions

L'Union européenne a jusqu'à présent refusé d'entamer des négociations sur ses futures relations avec le Royaume-Uni tant que l'accord de Brexit n'aura pas été ratifié.

Ce flou a notamment imposé la mise en place de la "clause de sauvegarde" irlandaise ("backstop"), qui vise à éviter le rétablissement ultérieur d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

Ce dispositif a cristallisé l'opposition des députés britanniques et entraîné le rejet, à trois reprises, de l'accord de sortie de l'UE par le Parlement de Westminster, ainsi que le report du Brexit initialement prévu le 29 mars.

Constatant son échec, Theresa May a jeté l'éponge fin mai. Boris Johnson est le grand favori pour lui succéder à la tête du Parti conservateur et au 10 Downing Street, face à l'actuel chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/07/2019 à 10:18 :
Comme Macron a ré-inventé le traité franco-allemand dit de l'Elysée, Johnson veut réinventé le marché commun dit traité européen de libre échange. La France n'a pas le monopole de la ré-invention.
Réponse de le 03/07/2019 à 12:53 :
Qui dit marché commun dit règles communes. Etre dans le marché commun sans en accepter les règles, c'est vendre du rève.
a écrit le 02/07/2019 à 23:09 :
Boris Johnson est en campagne donc il a tout intérêt à jouer les gros bras pour obtenir la victoire la plus large possible et ce faisant une légitimité maximale au moins au sein des Tories.
Mais en réalité, il sera confronté au même dilemne que ses prédécesseur car il est coincé entre les Brexiters (qui ont financé sa campagne notamment le millionnaire eurosceptique Greville Howard) et le MEDEF local (la CBI) qui reste très puissante et est opposée à une sortie sans accord.
Réponse de le 03/07/2019 à 6:28 :
L’inventeur du sandwich était aussi Anglais : un sacré joueur de cartes!
a écrit le 02/07/2019 à 22:49 :
Bravo Boris, tiens bon et remet cette UE à sa place ! Vivement que ça se termine, good job england !
Réponse de le 03/07/2019 à 7:49 :
Johnson n'a à peu près aucun moyen de pression sur l'UE. Les quelques dizaines de millliards de facture du brexit sont des engagements pris sur une période déjà écoulée donc une dette britannique envers les autres membres de l'UE, qui, en cas de non paiement, seraient fondés à saisir à concurrence des biens britanniques... par exemple en France les propriétés des résidents britanniques en dernier ressort.
Réponse de le 03/07/2019 à 12:54 :
Good Job England ? Allez sortez sans deal qu'on rigole.
Réponse de le 03/07/2019 à 13:53 :
@bruno-bd : les biens en France des résidents britanniques ne sont pas des biens de l'Etat britannique et ne peuvent pas davantage être saisis ( en cas de brexit sans accord) davantage que les biens des citoyens français ne pourraient être saisis en cas d'incapacité du gouvernement français à assurer le service de la dette...
a écrit le 02/07/2019 à 20:34 :
Pour l'UE, l'enjeu est de 42 milliards !!! Cash !! Dont 8 pour la France s'il n'y a pas d'accord...Boris a tout compris.
Réponse de le 03/07/2019 à 0:16 :
Le R-U a signé des engagements pour une période qui inclue une partie déjà écoulé... ces engagements feront alors l'objet de procédures judiciaires qui aboutira à un coût encore plus élevé au final : Boris Johnson sera bien obligé de revenir à la réalité !!!
Réponse de le 03/07/2019 à 7:51 :
Il y a certainement en France plus de 8 milliards d'avoirs britanniques à saisir... dont les propriétés des résidents britanniques (lesquels seraient bien inspirés de demander la nationalité française pour y échapper).
Réponse de le 03/07/2019 à 12:52 :
PIB Francçais = 2400 Md€. Si on "perd" 8 Md€ on s'en remettra.

PIB UK = équivalent, avec un No Deal et les conséquences désastreuses pour économie UK, une simple récession de 2% c'est 48 Md€ qui s'envole.

Donc la négo c'est "je vais pas te rembourser le café que tu m'as offert hier matin, mais je vais devoir te payer le repas dans le resto gastronomique". Fonce Bo Jo,
a écrit le 02/07/2019 à 19:32 :
Et un passeport avec visa pour les britanniques qui veulent se rendre en France! B.Johnson c'est du vrai Trump à la puissance 10.
Le futur jeu de B.Johnson ce sera de diviser les états européens en essayant de négocier avec chaque pays de l'union des accords commerciaux privilégiés contrevenant avec les règles de l'Union Européenne.
Réponse de le 02/07/2019 à 20:51 :
"Le futur jeu de B.Johnson ce sera de diviser les états européens en essayant de négocier avec chaque pays de l'union des accords commerciaux privilégiés contrevenant avec les règles de l'Union Européenne. " Impossible car les accords commerciaux d'un pays membre de l'UE passent obligatoirement par celle-ci. Quant à diviser les pays de l'UE, T. May a essayé pendant des mois sans y parvenir (ayant face à elle le très solide Barnier) avant de se résoudre à rechercher un accord, aucune chance que Johnson y parvienne.
a écrit le 02/07/2019 à 19:28 :
Et un passeport avec visa pour les britanniques qui veulent se rendre en France! B.Johnson c'est du vrai Trump à la puissance 10.
a écrit le 02/07/2019 à 19:28 :
Je vote pour "pas d'accord du tout"
Je ne suis pas d'accord avec lui : Les anglais veulent TOUS les avantages de l'Europe et AUCUN inconvénient ......
a écrit le 02/07/2019 à 18:46 :
Boris Johnson est coincé, puisqu'il a critiqué l'accord négocié par Theresa May, il est obligé d'en négocier un autre. L'UE l'a largement anticipé et a dit que de toute façon l'accord ne sera pas renégocié. Et puis pourquoi faire d'abord, pour tout recommencer à zéro alors que le Brexit devrait déjà avoir lieu? Et puis à quoi bon négocier un accord qui sera rejeté par le parlement? Qu'on en finisse !
a écrit le 02/07/2019 à 18:27 :
Pas d'accord, un Bexit dur = plus de business avec l'Europe, une belle manche perdante pour la GB. Ce sont des rodomontades de matamore. Espérons pour les Anglais que la City le saura le ramener à la raison.
a écrit le 02/07/2019 à 17:52 :
La grande Bretagne joue à son jeu favori qui consiste à menacer, diviser pour régner. Le brexit est une chose, la nouvelle relation une autre chose. D'abord le brexit, puis on negocie une relation future et non l'inverse. La Gb sait qu'elle perdra en voulant sortir sans accord. Les européens n'ont aucun intérêt à rentrer dans le jeu anglais car ils perdront et y laisseront leur âme.
Réponse de le 02/07/2019 à 20:54 :
Le problème est que la GB n'a qu'un pistolet à eau pour menacer l'UE qui,elle, détient l'arme atomique.
a écrit le 02/07/2019 à 17:49 :
Courageux... très courageux. Let's wait and see...
Un "Brexit sans accord" un bon stress test pour les entreprises britanniques qui ne pourront plus exporter vers leur premier marché, l'Europe.
a écrit le 02/07/2019 à 16:01 :
Contre un accord de libre échange avant le Brexit. Faudrait voir à ne pas trop abuser.
Là on est dans une forme de chantage où les britanniques tentent encore une fois d'obtenir "le beurre et l'argent du beurre".
Un accord de libre échange ne peut ce négocier que lorsque le Royaume-Uni aura clairement affiché ses choix économiques et diplomatiques lorsqu'il sera brexité.
SVP, pas de nouveau report sous la pression de l'Allemagne et des Pays-Bas.
Ce choix, le R-U l'a voulu, et bien maintenant qu'il assume une bonne fois pour toutes !
Les accords de libre échange ne s'obtiennent pas d'un claquement de doigts. Voir ceux avec le Mercosur, le Japon, le Vietnam, ça prend beaucoup de temps et d'énergies.
a écrit le 02/07/2019 à 15:26 :
Boris émet des prétentions qui sont celles des pro européens . Pourquoi aurait il tort et Macron raison , alors qu ils prônent tout deux la même idéologie économique .
Sauf qu en plus Boris aurait pour lui le pouvoir de créer sa propre monnaie dans le cas ou l inflation serait absente .
Comme Boris et là pour gagner du temps il sera remplacer le plus tard possible par un autre lui même qui le sera aussi un jour , l UK ne sera jamais perdante !
Réponse de le 02/07/2019 à 19:30 :
Ils ont DÉJÀ leur propre monnaie ....
a écrit le 02/07/2019 à 15:13 :
Chiche !
a écrit le 02/07/2019 à 14:07 :
" Bojo the buffoon " sera mis en minorité dès le premier vote de confiance et devra démissionner, les MP Tories pro-européens s’allieront avec le Labour et c'en sera fini de cette farce de démagogues incompétents pro brexit. Ils ne veulent pas comprendre la complexité des relations entre les pays de l'UE qui ont besoin d'un socle de lois pour régler les litiges, faire des règles et des projets de vie commune. Tan pis pour eux !
Réponse de le 02/07/2019 à 16:59 :
C'est effectivement l'hypothèse la plus crédible.
a écrit le 02/07/2019 à 13:49 :
Qui s'intéresse encore au Brexit ?
A mon avis, plus grand monde.
Johnson brasse de l'air, l'UE reste sur ses positions RdV au 31 octobre. C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses.
a écrit le 02/07/2019 à 13:29 :
L'heure de vérité pour Micron . Je
a écrit le 02/07/2019 à 13:06 :
L'UE n'est qu'une zone de libre echange avec c'est vrai des contraintes en plus, et beaucoup dec ontraintes, et qui passe des accords de libre echange avec d'autres zones.
L'UE sans ses contraintes, Boris a raison. Quitte a faire du libre echange c'est cette europe là qu'il faut
Réponse de le 02/07/2019 à 14:17 :
Votre commentaire est inexacte, les accords de libre échange passé avec des parties tiers ne sont pas "libre d'obligation" ni aussi étendu qu'au sein du marché unique.
En effet, certains produits restent interdits, sous quotas ou fortement réglementé, même avec les accords de libre échange. Ces accords ne concernent en général que les biens et certains services. Enfin, il y a encore des contrôles douaniers (même simplifié) pour tout bien importé.

Ce que veulent les britanniques c'est que l'UE ne fassent aucun contrôle douaniers, ce qui éviterait la nécessité du backstop ainsi que la surcharge du port de Douvres. C'est bien évidement inacceptable car cela reviendrait à leur faire une confiance aveugle sans moyen de contrôle de la part de l'UE.
Réponse de le 02/07/2019 à 15:39 :
J'irai même plus loin dans mon inexactitude, un simple accord de libre echange n'oblige pas a financer le développement de ses propres concurrents et a se plier a leurs exigences internationales( embargo contre la russie par exemple)
Réponse de le 02/07/2019 à 17:54 :
Vous ne semblez pas comprendre grand chose à l UE ?
Réponse de le 02/07/2019 à 18:22 :
Un prêté pour un rendu, l'europe ne comprend rien aux lapins, mais rien de rien pour le coup.

Moi de mon coté j'ai une excuse, ça doit surement être comme les vieux jeunes giscardiens, trop intelligent pour nous
Réponse de le 02/07/2019 à 18:49 :
@jeannot lapin
Oui mais le RU ne doit pas être le cheval de Troie des américains et des chinois pour accéder au marché unique, on n'est pas des lapins de 6 semaines.
Réponse de le 03/07/2019 à 13:09 :
Les accords de libre échange entre zone (type mercosur ou canada) sont des accords thématiques, avec des sujets "hors liibre échange". L'uE est un espace économique intégré, ce n'est pas qu'une zone de libre échange. Pour faire un espace économique intégré, il faut aavoir des contraintes.
Réponse de le 05/07/2019 à 11:58 :
Pour obtenir un accord de libre échange, c'est du donnant-donnant. BoJo ne doit pas espérer en obtenir un sans contreparties de sa part. Pour la GB, accéder librement à un marché de 400 millions de personnes, ce n'est pas la même chose que pour l'UE, accéder à un marché de 60 millions de personnes. Et ces contreparties, elles étaient dans l'accord négocié par T. May.
a écrit le 02/07/2019 à 12:58 :
"nous sommes prêts à partir sans accord le 31"

Depuis le temps on s'en doute bien ! Parce que les politiciens européens repus à ne rien faire entre deux réunions n'ont certainement pas anticiper que les anglais pendant ce temps ont énormément bossé pour préparer un brexit sans accord en douceur.
Réponse de le 03/07/2019 à 14:59 :
C'est strictement faux. UK a préparé a moitié une sortie sans accord, a moitié une sortie avec accord. Donc quelque soit le scénario, cela sera le bordel.
Réponse de le 04/07/2019 à 21:18 :
La vérité c'est que les britanniques n'ont rien préparé du tout. Dans cette affaire ils sont dans l'improvisation sur toute la ligne.
a écrit le 02/07/2019 à 12:52 :
Ok, pas d'"accord". Et si les irlandais du nord veulent du libre échange avec l'Irlande, ils n'ont qu'à faire sécession de la Grande Bretagne pour rejoindre l'Europe. Ce pourrait être fait démocratiquement, mais pas sûr que les dirigeants de la Grande Bretagne soient prêts à respecter une démocratie qui ne les arrange pas. Un pays qui signe des accords de libre échange est un pays qui ne protège pas ses citoyens et donc n'accomplit pas son rôle.
a écrit le 02/07/2019 à 12:41 :
Qu'ils sortent sans accord, c'est leur choix mais que le Royaume Uni verse les 50 à 60 milliards d'euros estimés au minimum de contribution de sortie de l'UE ("divorce bill") d'abord car autrement c'est du vol!
Réponse de le 02/07/2019 à 15:01 :
Heuh... vous venez de prendre connaissance du dossier ? Depuis le début, les "anglais" (et pas l'UK) veulent NE PAS PAYER. Et comme rien de contractuel ne les y oblige...
Réponse de le 02/07/2019 à 15:29 :
@pm , Ce n'est pas leur intérêt , car je crois que pour eux en cas de non paiement de leur dette la négociation concernant les droits de douane ..etc ne sera pour eux une partie de plaisir et j'imagine les rétorsions que subiront nos meilleurs ennemis .
a écrit le 02/07/2019 à 12:39 :
Je ne vois pas les choses avancer dans le sens de BJ.

Il n'y aura pas d'autres discussions avant le brexit, ca me semble clair. On ne résoudra pas en quelques mois avec Johnson ce qui n'a pas pu être fait avec May en deux années, d'autant plus que l'UE est sur une position qui lui convient, à défaut de remain.

Le report demandé par les anglais est un poison lent pour eux.

Il redonne du temps aux entreprises pour se relocaliser en Europe et d'un autre coté il entretien chez les partisans du remain l'espoir (vain?) qu'avec un changement de majorité et un nouveau referendum, on arrêtera ce qu'ils jugent comme une folie.

Sans compter ceux qui veulent en terminer au plus vite, bexit or not brexit et sont de plus en plus exaspérés par l'impuissance et la médiocrités de leurs propres représentants.

La majorité au gouvernement britannique étant ce qu'elle était avec May et n'aynt pas changé, on va rester sur 1/3 de remainers, 1/3 brexiters durs et 1/3 brexiters aménagés. Bref, ca va continuer à bloquer tant qu'il n'y aura pas d'élections et en cas d'élection les conservateurs vont disparaître des radars.

Quoi qu'il en soit, en Octobre, les rosbifs seront bien attendris et lorsqu'ils négocieront les détails ce sera beaucoup plus facile.
a écrit le 02/07/2019 à 12:37 :
L'attitude de Boris Johnson est tellement révélatrice de l'ambiance dans l'UE.
Dans un monde "normal", l'UE devrait rire à gorge déployée devant ce type de discours.
Or, l'UE n'est pas un monde normal et ça, Boris Johnson l'a bien compris... il tente car il sait qu'avec l'UE, tout est possible.

Surtout qu'ils sortent sans accord, on fera les comptes des eux et des autres dans 1 an

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :