Brexit : Bruxelles ne veut pas discuter "d'une période de transition" pour le moment

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Plus vite le Royaume-Uni et l'UE à 27 s'accordent sur les citoyens, le solde des comptes et l'Irlande, plus vite nous pouvons discuter douanes et relation future, a répondu, en anglais, Michel Barnier sur Twitter.
"Plus vite le Royaume-Uni et l'UE à 27 s'accordent sur les citoyens, le solde des comptes et l'Irlande, plus vite nous pouvons discuter douanes et relation future", a répondu, en anglais, Michel Barnier sur Twitter. (Crédits : REUTERS/Eric Vidal)
Londres a exprimé mardi son souhait d'obtenir une période de transition après sa sortie de l'UE, durant laquelle elle conserverait "un lien étroit" avec l'union douanière. Mais Bruxelles ne veut pas aborder cette question tant que les termes du Brexit ne sont pas clairement définis.

L'UE n'abordera la question de sa nouvelle relation avec le Royaume-Uni qu'après avoir avancé sur les priorités de négociations fixées par les deux parties, a rappelé mardi la Commission européenne en réponse au souhait de Londres de négocier une "union douanière temporaire" après le Brexit.

"Nous prenons note de la demande du Royaume-Uni pour une période de mise en oeuvre, et sa préférence en ce qui concerne la future relation, mais nous n'aborderons (ces questions) qu'une fois que nous aurons fait suffisamment de progrès sur les conditions d'un retrait ordonné", a indiqué un porte-parole de la Commission européenne, en charge de la négociation au nom des 27 pays restants de l'UE.

La Commission réitère ainsi la position prise par les Etats membres, qui ont fixé trois thèmes à trancher en priorité: le sort des citoyens de l'UE au Royaume-Uni après son départ de l'UE, la facture de sortie, et la question de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord.

Les citoyens, le solde des comptes et l'Irlande

Sur Twitter, le négociateur en chef de l'Union Michel Barnier a également rappelé l'une des règles de base que se sont fixées les 27.

"Plus vite le Royaume-Uni et l'UE à 27 s'accordent sur les citoyens, le solde des comptes et l'Irlande, plus vite nous pouvons discuter douanes et relation future", a résumé, en anglais, M. Barnier sur le réseau social.

Le gouvernement britannique a indiqué mardi qu'il souhaitait obtenir "une période de transition" avec l'UE pendant laquelle le pays conserverait "un lien étroit" avec l'union douanière européenne, selon un communiqué du ministère en charge du Brexit.

"Comme Michel Barnier l'a dit à plusieurs occasions, il n'est pas possible de faire du 'commerce sans friction' en dehors du marché unique et de l'Union douanière", a souligné le porte-parole de la Commission dans un message écrit, ajoutant que l'accord sur la future relation entre les deux parties ne pourra être finalisé "qu'une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers".

La phase 1 des négociations

La publication par le gouvernement britannique de nouveaux documents précisant ses positions dans la négociation de l'accord de retrait est "une étape positive" permettant de "réellement démarrer la phase 1 des négociations", s'est tout de même félicitée la Commission, estimant que cela allait permettre de "faire des progrès". Londres a en outre prévu de publier mercredi sa position sur la question irlandaise.

L'UE elle-même est en train de préparer une nouvelle série de documents sur ses positions, dont une sur la question douanière, a précisé la Commission, mais sans donner de date sur leur publication.

La prochaine session de négociation est prévue la semaine du 28 août. Ces rounds mensuels qui se déroulent à Bruxelles ont été prévus dans un premier temps jusqu'au 9 octobre, la semaine précédant le sommet des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui se tient à l'automne.

(Avec AFP)

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a écrit le 15/08/2017 à 21:42 :
A part cela, les Chinois peuvent acheter tout ce qu'ils veulent en Europe sans que cette Commission n'y trouve rien à redire.
a écrit le 15/08/2017 à 20:25 :
A croire que l' Angleterre veut arriver à Mars 2019 sans négociation , dans leurs démarches tout est fait pour perdre du temps, un tel amateurisme cache forcément quelque chose....ou alors ils sont vraiment "...."
a écrit le 15/08/2017 à 19:32 :
On le sait bien, Bruxelles ne veut pas discuter, Bruxelles veut punir tout ceux qui ne respectent pas le dogme néolibéral européen.
Réponse de le 15/08/2017 à 23:51 :
C'est justement la monumentale erreur qu'on fait les partisans du Brexit, et que vous faites à votre tour: le Royaume Uni n'a pas attendu l'UE pour être néolibéral, c'est même eux qui n'ont eu de cesse de porter et de promouvoir cette idéologie dans l'UE !

Et il suffit de voir le programme économique et social de Mme May pour se rendre compte que ce n'est pas près de changer, c'est un bon gros programme néolibéral comme peu de pays de l'UE en ont.
Bruxelles n'a aucune crainte sur le fait que le RU reste néolibéral, et n'a donc aucune raison de punir qui que ce soit !
Vous raisonnez comme si l'UE avait inventé le néolibéralisme et que le RU voulait l'abandonner: vous vous trompez.
Réponse de le 16/08/2017 à 9:33 :
Au contraire, le RU quitte l'UE car elle n'est pas assez libérale à leur gout. Trop de normes, trop de réglementation, trop de dépenses sociales envers les ressortissants européens, trop de contraintes pour signer des accords de libre-échange avec des tiers, etc.
Réponse de le 16/08/2017 à 14:01 :
J'ai répondu à vos objections mais à priori cela n'est pas encore passé, étant donné qu'il n'y avait rien de censurable je suppose que ça paraitra plus tard.

Sur certains sujets mes réponses sont souvent décalées dans le temps quand elles ne sont pas supprimées. Mais comme elle était longue, que j'y avais passé du temps j'espère qu'ils ne l'ont pas effacé afin de ne pas avoir à tout recommencer.
Réponse de le 16/08/2017 à 14:30 :
Bon cela veut donc dire que j'ai écris encore une fois pour rien, je vais donc résumer: Les politiciens anglais ont énormément poussé au néolibéralisme et sous Blair en plus, je suis entièrement d'accord mais si le peuple anglais a voté pour le brexit c'est que justement voyant que l'UE n’empêchait pas cette casse sociale, au contraire se servant du RU comme d'un laboratoire, est également néolibérale et donc afin de dire stop à travailler plus pour gagner moins ont vu qu'il fallait se sortir de l'impasse européenne.

Par ailleurs vous n'avez pas bien regardé le programme de May est bien moins néolibéral que la politique de Blair.

"Le Royaume enchanté de Tony Blair" https://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/DIXON/13584

« Brexit », les raisons de la colère" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/08/MASON/56082

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