Brexit : l'Union européenne anticipe le pire mais se dit prête au "No Deal"

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Samedi, des centaines de milliers de personnes opposées au Brexit ont défilé dans les rues de Londres.
Samedi, des centaines de milliers de personnes opposées au Brexit ont défilé dans les rues de Londres. (Crédits : HENRY NICHOLLS)
Malgré la manifestation monstre des opposants au Brexit à Londres samedi, le pire semble l'option qui sera le plus vraisemblablement choisie par les députés britanniques, en l’occurrence un "No Deal", soit une sortie brutale, sans accord, du Royaume-Uni hors de l'Union. La Commission avertit que les répercussions seront "significatives pour les citoyens et les milieux d'affaires" des deux camps mais se dit néanmoins préparée.

La Commission européenne a terminé ses préparatifs en cas de divorce sans accord avec le Royaume-Uni, une perspective qui semble "de plus en plus vraisemblable" le 12 avril prochain, selon un communiqué publié lundi.

Cette annonce intervient à l'entame d'une semaine cruciale pour la Première ministre britannique Theresa May, après un nouveau calendrier du Brexit décidé entre les Européens et Londres qui prévoit, parmi deux options, un report du divorce au 12 avril, en lieu et place de la date du 29 mars.

"Bien que le scénario d'un no-deal ne soit pas souhaitable, l'UE est prête", assure la Commission.

Laquelle Commission rappelle qu'en cas de divorce sans accord, le Royaume-Uni "deviendra un pays tiers" et qu'il n'y aura pas de période de transition, comme le prévoit l'accord de traité conclu entre les 27 et Mme May mais que le Parlement britannique a retoqué par deux fois.

"Cela évidemment créera des perturbations significatives pour les citoyens et les milieux d'affaires", souligne la Commission dans ce communiqué à la tonalité sombre sur la possibilité d'une sortie désordonnée.

"Les citoyens britanniques ne seront plus citoyens de l'Union européenne" et "seront soumis à des contrôles supplémentaires lorsqu'ils traverseront les frontières de l'Union européenne", avertit la Commission.

Pêche, finance, transport aérien... en première ligne

Estimant que les préparatifs en cas de divorce brutal "ne pourront atténuer tout à fait les conséquences d'une absence d'accord", la Commission rappelle que ce plan concerne notamment les domaines sensibles de la pêche, les services financiers et les transports aériens.

Theresa May discutait lundi matin avec ses ministres de sa stratégie pour le Brexit, ouvrant une semaine qui pourrait voir le Parlement britannique prendre la main sur le processus de sortie de l'UE, face à une Première ministre aux abois.

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Commentaires
a écrit le 26/03/2019 à 9:59 :
Il faut se préparer a accueillir les entreprises britanniques qui ont besoin du marché Européen !
a écrit le 25/03/2019 à 13:43 :
Tandis que la commission européenne affirme qu'il faudra faire comme si le RU n'avait plus d'accords commerciaux avec l'UE, toutes les nations européennes ou presque, j'espère que nos hurluberlus l'ont fait aussi hein, vu comme ils sont croyants dans les bêtises qu'ils prêchent, j'ai un peu peur, ont déjà signé des accords commerciaux avec le RU parce que la réalité vaudra toujours plus que les dogmes.

"Il n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens" Juncker

Ben tu vas en voir des énormes d’alternatives là pépère et plein !
Réponse de le 25/03/2019 à 14:16 :
Il est techniquement impossible pour un Etat de l'UE se traiter quelquonque accord de commerce extérieure que ce soit. C'est une compétence de l'UE.
C'est indispensable dans le cadre du marché unique. Cette discipline est comprise et respectée par tous les Etats, il n'y a aucun débat là dessus. C'est d'ailleurs (entre autre) pour pouvoir signer ses propres traités commerciaux que UK veut sortir de l'UE. (Argument des Brexiters).
Uk sortira sans Deal, et bonjour le bazar.
Réponse de le 25/03/2019 à 14:47 :
"Il est techniquement impossible pour un Etat de l'UE se traiter quelquonque accord de commerce extérieure que ce soit"

Leur "survie " étant en jeu, leur confort de vie serait bien plus adapté, je vois mal comment ils auraient été assez bêtes pour ne pas au moins pré-mâcher le travail et anticiper, même non-officiellement histoire de respecter un minimum cette UE même si elle ne sait pas ce que c'est elle-même le respect, tous les contrats pour juste avoir à les signer à l'heure H.

Et vu comme ils s'y prennent pour sortir de l'UE je ne pense pas qu'ils aient fait n'importe quoi hein, cette idée d'ailleurs, bien souvent diffusée dans les médias de masse, est désespérément stupide car inimaginable sauf en UE dans laquelle la compromission entre hommes d'affaires et politiciens permet toutes les incohérences possibles.
Réponse de le 25/03/2019 à 14:57 :
@Fake News Etes-vous à mi-temps que vous mangez la moitié des éléments de langage de la propagande de l' UE ...?
Réponse de le 25/03/2019 à 22:47 :
@fake_news : c’est prendre de haut les anglais et surtout les considérer pour ce qu’ils ne sont pas, à savoir des incompétents en commerce. Qu’on les apprécie ou non, leur prestigieux passé perdure avec le Commonwealth mais surtout, en 3 ans, ils étaient tout à fait en mesure de prévoir ce qui risquait de se produire et s’y préparer.
Ce sont les europhiles qui pleureront de voir ce pays mieux s’en sortir dehors que dedans... et les français seront encore les perdants face à ses deux grandes rivales de toujours que sont le Royaume-Uni et l’Allemagne. L’Allemagne bénéficiant de son emprise sur l’Europe, le Royaume-Uni bénéficiant d’une liberté économique retrouvée. La France empêtrée dans un amour a sens unique pour le couple franco-allemand, se verra elle laminée...

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