Catalogne : les 5 chiffres qui éclairent les enjeux du référendum

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(Crédits : Albert Gea)
La Catalogne qui s'apprête à organiser un référendum d'autodétermination ce dimanche, est une région clé de l'Espagne, notamment par son dynamisme économique et son poids démographique. Retour sur les cinq chiffres à connaître sur cette région avant le scrutin.

Le gouvernement régional de Catalogne prévoit d'organiser dimanche un référendum d'autodétermination malgré l'opposition du gouvernement espagnol et du Tribunal constitutionnel qui l'a jugé contraire à la Constitution. Si l'organisation du scrutin est maintenue, il est possible que le "oui" à l'indépendance l'emporte au vu de la mobilisation attendue des quelque 40% de Catalans favorables à une sécession. Au contraire, les défenseurs d'une Catalogne espagnole devraient être nombreux à ne pas se déplacer.

| Lire aussi : Référendum en Catalogne : « Les banques françaises sont les plus exposées »

20% du PIB espagnol

La Catalogne est au coude-à-coude avec Madrid pour le titre de région la plus riche d'Espagne. En 2016, la région de Barcelone représentait 19% du PIB du pays, contre 18,6% pour la région de Madrid. En 2014, le PIB catalan en valeur absolue (197 milliards d'euros) était plus important que celui de l'Irlande toute entière (189 milliards d'euros), de la Grèce (177 milliards d'euros) ou du Portugal (173 milliards d'euros). La Catalogne se classe quatrième pour le PIB par habitant (28.600 euros contre 23.300 en Espagne) derrière Madrid, le Pays Basque et la Navarre. Au niveau du chômage, il est similaire à celui de la capitale (13,2% au deuxième trimestre 2017, contre 17,2% au niveau national, et 13% à Madrid).

18 millions de touristes

La Catalogne est la région qui attire le plus de touristes étrangers, notamment avec Barcelone et les plages de la Costa Brava - et la tendance s'est encore accrue ces dernières années. Avec plus de 18 millions de touristes étrangers accueillis en 2016, la région a reçu un quart du total des étrangers arrivés en Espagne.

Par ailleurs, le tourisme catalan a très bien rebondi après la crise de 2008. En effet, le nombre de nuitées a tout juste ralenti en 2008 (- 0,3 % par rapport à l'année précédente) et en 2009 (- 3,3 %) avant de repartir vivement dès 2010 (+ 11,3 %) rappelle une étude de la CCI. Par ailleurs, la fréquentation des hôtels a augmenté de 88,2% entre 2000 et 2016.

Enfin, son aéroport est le second du pays après celui de Madrid. Il a accueilli en 2016 plus de 44 millions de passagers. Il est très prisé des compagnies low-cost qui cherchent à en faire une plateforme européenne pour les vols long-courrier vers l'Amérique.

| Lire aussi : Barcelone : la nouvelle guerre au tourisme de masse

7,4 millions d'habitants

En 2015, la Catalogne comptait 7,4 millions d'habitants selon l'institut de statistiques espagnol, soit 15,94% de la population espagnole (46,4 millions d'habitants). Parmi les régions que compte le Royaume, seule l'Andalousie est plus peuplée que la Catalogne avec 8,4 millions d'habitants. En termes de densité, la Catalogne est bien plus peuplée que le reste de l'Espagne avec 232 habitants au kilomètre carré contre 92,5 habitants/km2 au niveau national.

Au niveau de la structure démographique, la tranche d'âge la plus représentée correspond aux 25-49 ans (37,2%) contre 37,5% au niveau national. A l'inverse, la tranche d'âge minoritaire est celle des plus de 80 ans (6% contre 5,9%). D'une manière générale, la structure de la population catalane correspond peu ou prou à celle de l'Espagne. Du côté de l'espérance de vie, les Catalans vivent 83,4 ans en moyenne contre 83,3 ans en Espagne et 80,9 ans dans l'UE.

La première région exportatrice d'Espagne

Avec sa position géographique et son ouverture sur la mer, la Catalogne est de loin la première région exportatrice d'Espagne. Elle réalise un quart des ventes de marchandises à l'étranger en 2016 et au premier trimestre 2017 d'après des chiffres rapportés par l'Agence France Presse. Selon des chiffres consolidés de 2015 du commerce extérieur, la valeur des exportations s'élevait à 63,8 milliards d'euros pour la Catalogne, contre 255 milliards pour toute l'Espagne. En revanche, la région accuse un déficit commercial important avec 76 milliards d'euros d'importations.

Plusieurs grandes firmes possèdent leur siège dans la capitale régionale : le groupe textile Mango, la troisième banque espagnole CaixaBank, le géant gazier Gas Natural, le groupe autoroutier Abertis (propriétaire des autoroutes françaises Sanef) ou le parfumeur Puig (propriétaire de Nina Ricci, Paco Rabanne et Jean-Paul Gaultier).

Mais une lourde dette qui la rend dépendante de l'Etat central...

Si la Catalogne présente de sérieux atouts sur le plan économique ou démographique, le poids de sa dette est l'un des points faibles de cette région. Selon des données relayées par l'agence de presse, elle représente 35,2% de son PIB, ce qui en fait la troisième région la plus endettée d'Espagne au premier trimestre 2017. En valeur absolue, la Catalogne est même en tête, avec 75,4 milliards d'euros à fin mars. Sa dette, classée dans la catégorie spéculative, l'empêche de se financer directement sur les marchés. Elle dépend des prêts de l'Etat central...

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statistat Catalogne

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Un graphique de notre partenaire Statista

| Lire aussi : Catalogne : vers un nouvel Etat en Europe ?

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 02/10/2017 à 10:34 :
On se pense plus riche donc on ne veut pas partager ...
Comme les Norvégiens, les Flamands, les Bavarois, les Padaniens ...
a écrit le 01/10/2017 à 16:00 :
Pour une région, la dette est phénoménale par rapport au PIB (34%). Pour la région parisienne, c'est, si je ne trompe pas, de l'ordre de 1% du PIB
Cordialement
a écrit le 01/10/2017 à 12:48 :
L'indépendance en restant dans l'EU et l'Euro ! La bonne blague, ils vont juste changer de Maîtres !
Réponse de le 01/10/2017 à 18:48 :
Une Catalogne indépendante ne pourrait rester dans l'UE et l'€. Pour une nouvelle candidature en vue d'une adhésion il faudrait que le nouvel état prouve sa viabilité économique et SURTOUT qu'elle respecte les critères de Copenhague en terme de démocratie et de libertés publiques. Vu le comportement actuel de la clique de Puigdemont c'est pas gagné (aurait-on accepté la candidature de la Croatie de Franjo Tudjman ?). il faudra au moins 15 ans pur qu'une Catalogne indépendante puisse rejoindre l'UE, quant à l'€, il lui faudra respecter les critères de Maastricht.
a écrit le 01/10/2017 à 10:00 :
La situation économique de la Catalogne n'est pas si brillante par rapport au reste de l'Espagne.
Certes une Catalogne indépendante ne verserait plus rien à l'Espagne restante, mais il faudrait
qu'elle finance les attributs d'un état souverain, une armée, un réseau diplomatique... (ce serait
le comble qu'elle doive demander à l'Espagne de la représenter à l'étranger ou de la défendre). En plus elle ne serait
pas membre ipso facto de l'UE (il faut d'abord qu'elle fasse la preuve de sa viabilité économique en tant
qu'état indépendant et de son caractère démocratique par les institutions qu'elle mettrait en place...
et vu le comportement de l'actuel exécutif catalan de Puigdemont, c'est loin d'être évident). Comme pour les
pays de l'est ce serait une affaire d'une quinzaine d'années au mieux. Ceci ne devrait guère favoriser
l'éco catalane, d'autant plus que le reste de l'Espagne pourrait bien avoir un réflexe de boycott des produits catalans.
Ca vaut en particulier pour le constructur auto SEAT dont la principale usine est en Catalogne et qui est propriété de VW.
Son principal marché est lEspagne, mais il est probable que les espagnols préfèreront acheter des Renault made in Seville.
En plus les débouchés seront plus difficiles vers l'UE puisque la Catalogne ne sera au moins dans un premier temps
pas membre de l'UE, il est donc plus que probable que VW déplace son usine de Martorell ailleurs en Espagne. Bref, le Spanexit
catalan risque fort d'apauvrir considérablment cette région.
a écrit le 01/10/2017 à 0:16 :
L'existence même de la France est désormais en jeu ... PENDANT QUE LE PLAN EURO-ATLANTISTE DE DESTRUCTION DES NATIONS PROGRESSE, SEULE L'UPR EXPLIQUE AUX FRANÇAIS CE QUI SE PASSE VRAIMENT. Alors que les autorités indépendantistes catalanes organisent, dimanche 1er septembre 2017, un référendum sur "l'autodétermination de la Catalogne" pour une "indépendance dans le cadre de l'UE, des "indépendantistes bretons dans le cadre de l'UE" manifestent à Nantes en se prévalant de l'exemple catalan. https://www.facebook.com/RTFrance/videos/2056840257881832/
Réponse de le 01/10/2017 à 10:51 :
vous oubliez le statut particulier de la CORSE
a écrit le 30/09/2017 à 21:18 :
Pour l’heure, si référendum il y a, nous allons probablement voir les indépendantistes agiter la promesse d’une Catalogne indépendante membre de l’UE et de l’euro. Mais nous pouvons parier cher qu’ils n’entreront pas beaucoup dans les détails…

Ce que nous montre l’étude approfondie du cas catalan, c’est :

qu’il y a contradiction totale chez les indépendantistes catalans : ils prétendent obtenir l’indépendance de l’Espagne tout en restant dans l’UE et dans l’euro ;

qu’il y a contradiction non moindre chez les européistes partisans des euro-régions et du démantèlement des États-nations : ils poursuivent en catimini l’objectif des « États-Unis d’Europe » mais ils sont confrontés au casse-tête institutionnel qu’ils ont eux-mêmes créé et qui donne aux Etats-nations qu’ils veulent effacer la possibilité juridique de refuser l’admission de régions sécessionnistes ;

que de façon plus globale, entre l’indépendance et l’appartenance à l’UE et à l’euro, il faut choisir. C’est au fond un constat qui n’étonnera personne à l’UPR.

https://www.upr.fr/actualite/catalogne-lue-leuro-se-passerait-cas-dindependance
a écrit le 30/09/2017 à 20:57 :
Exactement de la même façon que pour le Brexit, mon avis concernant l'indépendance éventuelle de la Catalogne est qu'ils n'ont qu'à s'en aller. Je pense qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné, et se croire au dessus des lois constitutionnelles de son pays parce qu'on a de l'argent est l'exemple type d'une mentalité qui m'est étrangère.

Je crois que des explications auraient leur intérêt si la confiance ne s'état pas à ce point dégradée (et je comprend parfaitement que Madrid ait pris la seule option qui lui soit proposé, qu'elle soit pertinente ou non, sachant l'inutilité de discuter avec des gens qui n'ont aucune confiance dans sa parole), mais ici seule l'expérience de l'indépendance sera en mesure de convaincre ceux qui la vivent de ce qu'elle est.
a écrit le 30/09/2017 à 17:43 :
L'indépendance est une vaste bêtise ... je n'y crois pas ! Par contre l'interventionnisme de Madrid est une vaste connerie politique ... On dirait Franco de retour !
a écrit le 30/09/2017 à 16:24 :
Pour comprendre ce qui se passe à Barcelone, il faut connaître un minimum d'histoire de cette ancienne principauté.
Tout comme la France, la péninsule ibérique n'a trouvé son unité politique et territoriale que tardivement au courant du XVIII° siècle. Elle a vécu jusqu'alors comme un assemblage de confettis où la Catalogne n'a été qu'une des rares principautés en marge de deux royaumes espagnols avant de se fondre dans un royaume unifié. C'est en somme très schématiquement et grossièrement la lente transformation qui s'est produite dans la plupart des Etats européens.
Le royaume unifié de l'Espagne d'aujourd'hui a conservé les anciennes délimitations des confettis d'hier sous la forme de provinces en diluant le pouvoir central dans une large autonomie qui leur a été laissée.
Le cas de la Catalogne n'est pas très différent de celui des autres provinces, Andalousie, Castille, Navarre, Pays Basque espagnol et autres. La différence est qu'une Catalogne dynamique a accumulé des richesses et une démographie que d'autres provinces n'ont pas atteintes tandis que l'identité purement nationale espagnole manque de force et d'entrain.
C'est la principale raison qui motive sa demande d'indépendance. Une autre raison importante est que le pouvoir central ne respecte pas ses engagements. C'est un mal propre au pouvoir central de Madrid qui remonte loin dans l'histoire de ne pas respecter ses engagements vis à vis des provinces.

Pour autant, la solution aux problèmes de la Catalogne et à ses envies ne peut pas se trouver dans l'indépendance. Elle y retrouverait un état de confetti insignifiant et verrait sa santé économique péricliter tandis que les frontières se fermeraient. Si son appartenance au royaume d'Espagne était remise en cause, ce serait aussi son appartenance à l'Union européenne qui serait menacée. De facto, son indépendance supprimerait toutes les libertés et facilités de déplacement et de commerce qui lui ont apporté sa bonne santé et son expansion. L'Espagne y veillerait ainsi que d'autres peut être . Elle n'arriverait pas à se construire un avenir tel que celui de la république vénitienne.
De leur côté, face à cette perspective d'avenir, les Autorités françaises rendraient tout échange impossible sinon très difficile dans la crainte d'un précédent qu'invoqueraient d'anciennes provinces françaises désireuses de suivre son exemple.

Mais d'un autre côté les coups de force autoritaires de Madrid ne sont ils pas tout aussi contre-productifs ?

Une large information sur la perte de son appartenance à la communauté espagnole et européenne, de ses désavantages et des dangers de fermeture des frontières pourrait convaincre les catalans que leur indépendance pourrait provoquer une catastrophe aboutissant à l'inverse de ce qu'ils attendent.
a écrit le 30/09/2017 à 15:51 :
Bref, la situation catalane (dette, échanges déséquilibrés) n'est pas si brillante que ça, et pourrait bien partir en vrille en cas d'indépendance, surtout si le reste de l'Espagne venait à la boycotter...
a écrit le 30/09/2017 à 14:00 :
Gédéon vous avez peut-être raison mais je ne pense pas les régions sont trop difficile à gérer pour la communauté européenne qui a déjà du mal à gérer pays par pays je pense qu' au contraire c'est un rejet de l'Europe des peuples
a écrit le 30/09/2017 à 13:44 :
L' ..indépendance des régions -ici de la Catalogne- fait partie du processus engagé par l' Ue de manière intentionnelle et cette attitude a le soutien en sous-main de Bruxelles. C' est la prochaine étape qui consiste à créer des euro-régions en faisant tomber les états- nations, d' ailleurs activé financièrement en Catalogne par l' excellent Soros à l' origine de tous les coups fourrés du mondialisme larvé.
En se réclamant de l' indépendance le but ultime de Bruxelles est de faire dialoguer les euro-régions directement avec.. Bruxelles en décomposant les états-nations..

Avez-vous remarqué que l' expression de la contestation des catalans se fait en anglais, curieux pour des indépendantistes, non ?

https://www.upr.fr/av/le-demantelement-des-etats
Réponse de le 30/09/2017 à 15:58 :
l' expression de la contestation des indépendantistes catalans se fait en anglais, parce qu'elle n'est pas destinée aux catalans ni aux autres espagnols, mais au reste du monde dans l'espoir de s'en faire entendre. Jusqu'à présent à l'étranger l'indépendance catalane ne déclenche ni enthousiasme ni approbation ni sympathie.
a écrit le 30/09/2017 à 12:54 :
La Catalogne est au coude-à-coude avec Madrid pour le titre de région la plus riche d'Espagne. En 2016, la région de Barcelone représentait 19% du PIB du pays, contre 18,6% pour la région de Madrid. En 2014, le PIB catalan en valeur absolue (197 milliards d'euros) était plus important que celui de l'Irlande toute entière (189 milliards d'euros), de la Grèce (177 milliards d'euros) ou du Portugal (173 milliards d'euros). La Catalogne se classe quatrième pour le PIB par habitant (28.600 euros contre 23.300 en Espagne) derrière Madrid, le Pays Basque et la Navarre. Au niveau du chômage, il est similaire à celui de la capitale (13,2% au deuxième trimestre 2017, contre 17,2% au niveau national, et 13% à Madrid).
18 millions de touristes

La Catalogne est la région qui attire le plus de touristes étrangers, notamment avec Barcelone et les plages de la Costa Brava - et la tendance s'est encore accrue ces dernières années. Avec plus de 18 millions de touristes étrangers accueillis en 2016, la région a reçu un quart du total des étrangers arrivés en Espagne.

Par ailleurs, le tourisme catalan a très bien rebondi après la crise de 2008. En effet, le nombre de nuitées a tout juste ralenti en 2008 (- 0,3 % par rapport à l'année précédente) et en 2009 (- 3,3 %) avant de repartir vivement dès 2010 (+ 11,3 %) rappelle une étude de la CCI. Par ailleurs, la fréquentation des hôtels a augmenté de 88,2% entre 2000 et 2016.

Enfin, son aéroport est le second du pays après celui de Madrid. Il a accueilli en 2016 plus de 44 millions de passagers. Il est très prisé des compagnies low-cost qui cherchent à en faire une plateforme européenne pour les vols long-courrier vers l'Amérique.

| Lire aussi : Barcelone : la nouvelle guerre au tourisme de masse
7,4 millions d'habitants

En 2015, la Catalogne comptait 7,4 millions d'habitants selon l'institut de statistiques espagnol, soit 15,94% de la population espagnole (46,4 millions d'habitants). Parmi les régions que compte le Royaume, seule l'Andalousie est plus peuplée que la Catalogne avec 8,4 millions d'habitants. En termes de densité, la Catalogne est bien plus peuplée que le reste de l'Espagne avec 232 habitants au kilomètre carré contre 92,5 habitants/km2 au niveau national.

Au niveau de la structure démographique, la tranche d'âge la plus représentée correspond aux 25-49 ans (37,2%) contre 37,5% au niveau national. A l'inverse, la tranche d'âge minoritaire est celle des plus de 80 ans (6% contre 5,9%). D'une manière générale, la structure de la population catalane correspond peu ou prou à celle de l'Espagne. Du côté de l'espérance de vie, les Catalans vivent 83,4 ans en moyenne contre 83,3 ans en Espagne et 80,9 ans dans l'UE.
La première région exportatrice d'Espagne

Avec sa position géographique et son ouverture sur la mer, la Catalogne est de loin la première région exportatrice d'Espagne. Elle réalise un quart des ventes de marchandises à l'étranger en 2016 et au premier trimestre 2017 d'après des chiffres rapportés par l'Agence France Presse. Selon des chiffres consolidés de 2015 du commerce extérieur, la valeur des exportations s'élevait à 63,8 milliards d'euros pour la Catalogne, contre 255 milliards pour toute l'Espagne. En revanche, la région accuse un déficit commercial important avec 76 milliards d'euros d'importations.

Plusieurs grandes firmes possèdent leur siège dans la capitale régionale : le groupe textile Mango, la troisième banque espagnole CaixaBank, le géant gazier Gas Natural, le groupe autoroutier Abertis (propriétaire des autoroutes françaises Sanef) ou le parfumeur Puig (propriétaire de Nina Ricci, Paco Rabanne et Jean-Paul Gaultier).
Mais une lourde dette qui la rend dépendante de l'Etat central...
La catalogne exporte 70% de sa production en Espagne!!!

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