Quel référendum d'autodétermination pour la Catalogne ?

Le parlement catalan a adopté le principe d'un référendum d'autodétermination, avec ou sans l'accord de l'Espagne. Mais les conditions du succès de ce référendum ne sont pas encore remplies.

9 mn

Comme annoncé voici une semaine par le président de la Generalitat, le gouvernement catalan, Carles Puigdemont (ici en compagnie de Mariano Rajoy), la « feuille de route » vers l'indépendance catalane a été « mise à jour » et le processus est désormais clairement établi
Comme annoncé voici une semaine par le président de la Generalitat, le gouvernement catalan, Carles Puigdemont (ici en compagnie de Mariano Rajoy), la « feuille de route » vers l'indépendance catalane a été « mise à jour » et le processus est désormais clairement établi (Crédits : REUTERS/Susana Ver)

Cette fois, la majorité indépendantiste catalane a lancé le processus d'autodétermination avec deux votes au parlement catalan jeudi 7 octobre. Comme annoncé voici une semaine par le président de la Generalitat, le gouvernement catalan, Carles Puigdemont, la « feuille de route » vers l'indépendance catalane a été « mise à jour » et le processus est désormais clairement établi : des « structures d'Etat » seront construites d'ici à juillet 2017. Parallèlement, Barcelone tentera de discuter avec Madrid la mise en place d'un référendum d'autodétermination accepté par l'Espagne. En cas d'échec de cette première voie, un référendum unilatéral se tiendra durant la seconde quinzaine de septembre et, en cas de succès de l'option de l'indépendance, cette dernière sera proclamée et des élections constituantes auront lieu en mars 2018. L'assemblée issue de ce scrutin préparera une constitution, en prenant en compte un « processus citoyen » qui sera, elle aussi, soumise à référendum.

Clarification de la feuille de route

A la différence de la première feuille de route, issue du programme électoral de la coalition indépendantiste Junts Pel Sí avant les élections catalanes du 27 septembre 2015, ce nouveau processus est relativement clair. Il n'évite pas, comme auparavant, l'écueil d'un échec des négociations avec l'Espagne et trace une voie directe vers l'indépendance ou vers le maintien de la Catalogne dans l'Espagne. Mais il n'empêche que tout n'est pas réglé. Loin de là. La question est évidemment de savoir si cette feuille de route, aussi claire soit-elle, est effectivement réalisable alors que plusieurs incertitudes demeurent.

Comment éviter un "9 novembre 2014" bis ?

Car, la vraie question n'est pas de faire un référendum, même reconnu par le gouvernement catalan comme « contraignant », il faut que celui-ci soit reconnu à l'extérieur comme un véritable exercice démocratique qu'il sera impossible de contourner ou de nier. Dans ce cas, si ce référendum est reconnu comme étant l'expression réelle de la majorité des Catalans, l'Espagne, qu'elle le veuille ou non, aura du mal à en nier le résultat et à continuer à le combattre, fût-elle juridiquement dans son droit. Le but désormais pour Carles Puigdemont est donc d'éviter un scénario semblable à celui de la « consultation » du 9 novembre 2014, interdite par le Tribunal Constitutionnel espagnol et qui s'est tenu dans des lieux organisés par les Indépendantistes. Du coup, même s'il a mobilisé 2,1 millions d'électeurs (soit 38,1 % de l'électorat), son résultat n'a pu être considéré comme réellement contraignant ni représentatif.

Quelles garanties ?

L'enjeu est donc désormais de donner des garanties supplémentaires à l'honnêteté du scrutin et à la reconnaissance de son résultat, mais aussi, par ces moyens mêmes, à en faire une consultation où les Catalans se reconnaissent, y compris ceux qui sont opposés à l'indépendance. C'est le sens de la motion adoptée jeudi par le parlement qui indique que le référendum « devra disposer des plus grandes garanties d'inclusion, assurer une participation la plus large et rechercher une reconnaissance recherchée de l'Union européenne et de la communauté internationale ». Autrement dit, ces éléments apparaissent comme des conditions de la réalisation de ce référendum. Et c'est un défi très délicat à relever pour le gouvernement catalan.

C'est dans cet esprit que le gouvernement catalan a décidé de créer d'ici un mois un « comité de suivi du processus d'autodétermination » qui sera formé d'experts internationaux et dont le but sera de garantir l'aspect démocratique du processus. Il s'agit de donner des garanties qui pourraient conduire à une reconnaissance des Etats étrangers. Il sera accompagné d'un « conseil consultatif sur le processus constituant » qui aura pour tâche de réaliser une consultation la plus large possible et de faire participer la société civile sur le thème de l'indépendance. In fine, il s'agit d'élargir la participation au débat au-delà des cercles indépendantistes.

La clé se trouve à gauche

Mais l'élément décisif de ce processus sera de savoir si le groupe autour de Podemos et de la maire de Barcelone Ada Colau accepte ou non le référendum unilatéral. Dans ce cas, les Indépendantistes sortiraient de leur « ghetto » : le processus serait soutenu non plus seulement par ces derniers qui ont réuni 47,8 % des voix le 27 septembre 2015, mais par un groupe qui n'est officiellement pas indépendantiste, mais qui est favorable au « droit à décider ». Le processus deviendra alors soutenu par des partis cumulant 83 des 150 députés et près de 56,7 % des voix aux dernières élections catalanes et aux élections espagnoles du 26 juin derniers.  Il sera alors impossible d'y voir un référendum « interne » aux seuls indépendantistes. Dans ce cas, les électeurs des partis unionistes pourraient être tentés de ne pas suivre les consignes de leurs partis et de se rendre aux urnes.

La gauche « indécise » se rapproche des Indépendantistes

Jeudi 6 octobre, ce groupe a clairement fait un pas dans cette direction. Le groupe regroupant Podemos et la gauche, appelé « Catalunya Sí Que Es Pot », CSQEP, a en effet voté avec Junts Pel Sí la résolution citée plus haut. Ce faisant, il s'engage, si les conditions posées sont respectées à participer au référendum. De façon très significative, cette résolution n'indique pas la nécessité d'un accord avec l'Espagne. Ce qui signifie que si l'Espagne refuse la « dernière offre » de Carles Puigdemont, CSQEP pourrait (mais c'est un engagement non formulé clairement) accepter le référendum si les autres conditions sont respectées. Logiquement alors, le groupe autour de Podemos s'est abstenu sur la résolution concernant le référendum unilatéral. Une abstention très significative là aussi : l'unilatéralité n'est pas a priori rejetée, mais on en attend les conditions. CSQEP n'a pas voté contre la résolution et n'a pas, comme les partis unionistes (Parti socialiste, Parti populaire et Ciudadanos), déserté l'hémicycle pour protester contre un « vote illégal ». Ce qui, en regard, signifie que ce groupe signifie que le vote est légitime, sinon légal, et que la question de l'unilatéralité ne doit pas être rejetée.

Conditions floues

La tâche sera cependant ardue pour Carles Puigdemont car les débats au sein de cette mouvance sont très vifs sur le sujet. De plus, les conditions fixées par la résolution votée par CSQEP et Junts Pel Sí sont assez floues. Il est impossible de déterminer à l'avance une participation et il convient de savoir à partir de quand la reconnaissance internationale est suffisante. C'est en réalité sur ce point que ce jouera l'essentiel. Or, si le gouvernement catalan utilisera sans doute son réseau diplomatique « parallèle » pour convaincre les Etats étrangers de reconnaître le processus, il faudra, pour emporter l'adhésion de CQSEP, emporter l'adhésion de l'UE. Et cette adhésion est pratiquement impossible dans le cadre d'une unilatéralité. D'abord, parce que Madrid est membre de l'UE et considère que cette affaire relève de sa politique intérieure et pas de l'UE. Ensuite parce que l'Espagne dispose ici de solides alliés, au premier rang desquels la France, très opposés à l'indépendance catalane et à l'ouverture d'une « boîte de Pandore » indépendantiste. On se souvient que Jean-Claude Juncker s'était fait taper sur les doigts lorsqu'il avait été tenté de jouer l'indépendance de l'Ecosse après le Brexit pour faire pression sur Londres en recevant la première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Et sans appui de l'UE, le référendum unilatéral, même disposant des meilleures garanties, risque de ne pas disposer d'un soutien suffisant dans l'opinion pour être jugé réellement représentatif.

Madrid joue toujours la carte de la judiciarisation

CSQEP a donc gagné du temps par son « soutien conditionnel » au référendum unilatéral. Mais le groupe devra rapidement prendre clairement partie. « L'ultime offre » de Barcelone à Madrid de réaliser un référendum accepté par les deux parties sera sans doute ignorée dans la mesure où, qu'il y ait de nouvelles élections espagnoles ou un gouvernement minoritaire, le pays sera gouverné par une alliance entre les deux partis les plus opposés au référendum, le PP de Mariano Rajoy et Ciudadanos. Une situation qui réduit aussi l'option d'un « changement politique à Madrid » comme condition à tout référendum que défendait jadis CSQEP. La judiciarisation des décisions indépendantistes se poursuit par ailleurs : le gouvernement a ouvert une enquête sur la résolution du parlement ce jeudi et le tribunal constitutionnel a demandé au procureur général d'ouvrir des poursuites contre la présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell. La stratégie des unionistes et du gouvernement espagnol reste la même : prouver aux Catalans que le processus d'indépendance conduit à l'impasse parce qu'il est illégal. Pour cela, l'idée pourrait être même d'accélérer le mouvement pour empêcher la tenue du référendum.

Un choc avant le référendum ?

Le choc institutionnel entre Madrid et Barcelone pourrait ainsi intervenir avant même le référendum. Si la présidente du parlement est inhabilitée par la justice espagnole, alors il ne sera plus possible de rester dans l'indécision. Ou la majorité indépendantiste reconnaît la primauté de la justice espagnole et reconnaît sa décision, mais dans ce cas, l'unilatéralité sera enterrée de fait. Ou elle décide d'ignorer la décision et Carme Forcadell continue d'exercer sa charge et, de facto, la légalité catalane sera placée au-dessus de la légalité espagnole. Dans ce cas, et alors que l'offre catalane de référendum acceptée sera rejetée, CSQEP aura du mal à défendre son engagement pour le "droit à décider" sans accepter le référendum unilatéral, reconnaissance internationale ou pas. Et c'est ici que la gauche « indécise » devra clarifier ses choix. Si elle soutient Carme Forcadell, alors elle placera la légalité catalane au-dessus de la légalité espagnole. Elle sera dans l'unilatéralité et devra accepter le référendum. La rupture pourrait donc ne pas attendre septembre prochain.

9 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 49
à écrit le 14/10/2016 à 10:39
Signaler
Merci à jean33 et toni cardona pour l'éclairage de ce dernier sur le mouvement nationaliste catalan. L'hypocrisie de Lluis Llach est effectivement insupportable J'ai apprécié que les propos soient basés sur des sources crédibles que j'ai vérifié . ...

le 15/10/2016 à 17:03
Signaler
J'étais presque convaincu par votre discours. Quel feu ! Quelle flamme ! Je me suis dit que peut-être, pourquoi pas... Et puis je vois à la fin : prof d'espagnol. Soudain le doute m'habite. Où a-t-elle été endoctrinée ? Est-ce un sous-marin de Madr...

à écrit le 11/10/2016 à 17:17
Signaler
@ Celtic7 : c'est Nicolas Lajoie merci de ecrire mon nom correctement, ça s'appel le respect. @ Timbaler del Bruc : c'est pas parce que le PP a fait d'énormes erreurs depuis 2010 (notamment la suppression de l'estatut de 2006 c'est d'ailleurs cet ...

à écrit le 11/10/2016 à 11:17
Signaler
@ Celtic7 : c'est Nicolas Lajoie merci de ecrire mon nom correctement, ça s'appel le respect. @ Timbaler del Bruc : c'est pas parce que le PPa fait d'énormes erreurs depuis 2010 (notamment la suppression de l'estatut de 2006 c'est d'ailleurs cet é...

le 11/10/2016 à 14:30
Signaler
Hem... Ce n'est pas Taverne, mais Caverne. Et dans cette caverne il y a même les cloaques où officient les services obscurs et ténébreux qui cherchent tout ce qui peut nuire à la Catalogne. Ne pas rire, s'il vous plaît, c'est très sérieux, demandez l...

le 11/10/2016 à 16:28
Signaler
j'aimerais rebondir sur ce terme de "colonie" qui donne des boutons à certains. Je passe sur l'argument qui consiste à dire que la Catalogne n'a pas été conquise et donc n'est pas une colonie. Il y aurait à dire sur la façon dont la Catalogne est de...

le 11/10/2016 à 17:47
Signaler
Timbaler del Bruc : je sais pas si c'est possible de changer la constition Espagnole ou pas, je sais juste que le PSOE et Podémos avaient exprimés leur souhait de transformer l'Espagne en un pays fédérale et reconnaissant son caractere plurinationale...

le 11/10/2016 à 18:51
Signaler
Personne de sensé ne prétend que le oui gagnerait avec 90% des voix. Ce pourcentage est proche des 80% qui, paraît-il est pour le droit de décider et d'organiser un référendum. Mais là encore ce n'est pas gagné puisque une partie veut que ce référe...

à écrit le 10/10/2016 à 13:19
Signaler
J'adore les gents qui s'octroient le droit divin de dire aux journalistes la façon dont ils doivent informer parce que seulement eux sont en possession de la VÉRITÉ. Cardona est un exemple parfait d'intolérance à la divergence. Il accuse et pointe du...

le 10/10/2016 à 15:30
Signaler
Je me permets de diverger sur un point: "si Mr. Cardona n'est pas d'accord avec les analyses de Mr. Godin c'est simple, il n'a qu'à ne pas les lire". Même si le terrain n'est pas fertile, il ne faut pas arrêter de semer. On ne sait jamais. Quand il...

à écrit le 10/10/2016 à 11:16
Signaler
Je pense que notre ami Romaric ne vas pas apprécier ce rappel à la réalité, et que probablement il censurera mon commentaire, le nationalisme est une idéologie populiste et totalitaire, qui n'accepte pas la contradiction. Cette affaire de referendu...

le 10/10/2016 à 13:07
Signaler
Contrairement à ce vous prétendez, la base sociale est large et puissante en Catalogne en faveur de la tenue d'un référendum et de l'indépendance. Il faut être aveugle et sourd pour le nier. D'autre part la mauvaise situation économique et financière...

le 10/10/2016 à 15:25
Signaler
@Cardo. Un jour je te raconterai ce que deviennent mes commentaires dans la presse unioniste ou de la caverne, tu sauras ainsi ce qu'est la censure. On sait, on sait, les Catalans sont seuls, ils n'ont pas d'appui, ils vont échouer. Tu l'as déjà dit...

à écrit le 09/10/2016 à 23:18
Signaler
Tellement amusant de constater comment les unionistes espagnols tentent désespérement de ridiculiser Mr. Godin pour le faire taire alors qu'en même temps ils essayent de nous vendre leur propagande sans la moindre honte en incluant des links à leurs ...

à écrit le 09/10/2016 à 21:11
Signaler
Romaric Godin devrait un jour visiter la Catalogne, et s'entretenir avec des catalans un peu plus lucides, et des politiciens moins démagogues que ceux d'ont il s'inspire. Egalement il devrait jeter un coup d'oeuil aux comptes du gouvernement autonom...

à écrit le 09/10/2016 à 17:01
Signaler
En réponse à Lajoie: 50% d'indépendantistes,25% de fédéralistes (représentés par le PSC,socialistes et Podemos,ils sont pour le défense de la Catalogne mais contre l'indépendance)et 25% de centralistes (Contre la culture catalane ,pour la supremati...

le 09/10/2016 à 19:33
Signaler
Je crois que le régime basque ne suffirait plus aux Catalans. Le statut d'autonomie aurait contenté pas mal de monde s'il n'avait pas été défiguré en 2010. A partir de là, on se dit que l'Espagne n'est pas réformable. Et depuis, on assiste à des tent...

à écrit le 09/10/2016 à 15:07
Signaler
merci Jean33 pour cet article éclairant et instructif

à écrit le 09/10/2016 à 11:09
Signaler
Bravo Mr Godin pour vos analyses sur la situation politique catalane.Je suis français et mon épouse catalane.Je me retrouve totalement dans vos analyses.Nous vivons les tensions politiques depuis 2010 de l'intérieur .Vos articles sont toujours précis...

le 09/10/2016 à 15:17
Signaler
pas parce que le PP a fait d'énormes erreurs depuis 2010 (notamment la suppression de l'estatut de 2006 c'est d'ailleurs cet évenement qui a ravivé l'indépendantisme Catalan) qu'on doit mettre tout les partis politiques espagnoles dans le même panier...

à écrit le 09/10/2016 à 2:24
Signaler
Ce conflit ne date pas d'hier. Mais la poussée autonomiste est quand même aidée par l'existence de l'UE et cette injonction à toujours plus affaiblir les Etats centraux. Bientôt l'Europe fédérale des régions avec comme leaders l'Allemagne et la Po...

à écrit le 08/10/2016 à 22:08
Signaler
Incroyable. Un journaliste français explique et analyse la situation que vie la Catalogne et il se fait "taper dessus" par ceux qui voudraient que personne n'en parle ou bien qu'il en parle seulement comme eux voudraient. Vive la liberté d'expression...

à écrit le 08/10/2016 à 18:49
Signaler
A force de raconter n'importe quoi sur la Catalogne, Romaric Godin se fait remarquer. https://blogs.mediapart.fr/toni-cardona/blog/140916/romaric-godin-et-le-nationalisme-catalan

le 09/10/2016 à 4:38
Signaler
Lapsus linguae: "tomber dans le panier" -> tomber dans le panneau

le 09/10/2016 à 17:38
Signaler
Malin, le Cardo. La censure lui a donné de l'imagination et ça l'a fait changer de nom !

à écrit le 08/10/2016 à 17:22
Signaler
Barclone ne sera jamais plus ville olympique!!!!

à écrit le 08/10/2016 à 16:57
Signaler
si le non l'emporte Puidgemond partira t'il ?

à écrit le 08/10/2016 à 16:47
Signaler
on va enfin savoir ce que souhaite la majorité des Catalans, je souhaite de tout cœur qu'ils voteront pour rester en Espagne car c'est en restant unis dans un seul pays (n'en deplaise a Timbaler Del Bruc, Jaume (que je trouve très agressif dans ses c...

le 08/10/2016 à 17:59
Signaler
Je remercie sincèrement votre esprit démocratique. Soyez certains que les catalans accepteront le résultat d'un référendum sans aucune hésitation. Nous voulons simplement voter car c'est bien la seule façon de nos jours de mettre fin à ce conflit pol...

le 08/10/2016 à 18:57
Signaler
@Jaume : et quand Puignemont ou Mas disent que Madrid est le seul et unique responsable de tout les maux de la Catalogne et refusent de reconnaître leur propres erreurs (moi en tout cas j'en ai jamais entendu) c'est normal ou pas ?

à écrit le 08/10/2016 à 12:14
Signaler
Des indépendantistes qui veulent changer de maître ne sont plus des indépendantistes mais des opportunistes!

à écrit le 08/10/2016 à 0:36
Signaler
Ce M. Godin ne semble pas totalement cohérent ; dans certains articles il s'insurge contre l'égoïsme de la riche Allemagne qui refuse de subventionner la Grèce ou la croissance ; maintenant il soutient la riche Catalogne qui ne veut plus contribuer à...

le 08/10/2016 à 11:35
Signaler
Simplement, il est infiniment beaucoup mieux informé que vous ne l'êtes. Et ça se voit trop bien combien celà vous dérange. La Catalogne, comme tous les peuples qui luttent pour leur survie, sera ce qu'elle voudra. Heureusement, la liberté et la dém...

le 09/10/2016 à 0:42
Signaler
Robinson du vendredi, Les journalistes ne changent pas de personalité ou de style d'un article au suivant. Je n'ai pas lu M. Godin à propos de l'Allemagne, mais lisant ces rapports sur la situation en Catalogne et en Espagne on a du mal l'imaginer...

le 09/10/2016 à 19:27
Signaler
Il y a quand même une légère différence: l'Allemagne est maîtresse de son destin, la Catalogne veut être libre.

le 10/10/2016 à 16:24
Signaler
@Timbaler del Bruc : la Catalogne est libre dans une Espagne qui ne l'est pas moins. L'usage et l'enseignement de la langue catalane sont assurés, il n'y a aucune négation de la culture catalane. La Catalogne pour l'Espagne, c'est un peu comme la Bav...

à écrit le 07/10/2016 à 21:41
Signaler
Cette plaisanterie de l'indépendance catalane a assez duré. L'Espagne n'est en rien un état qui opprimerait une soit-disant nation catalane. L'attelage improbable des partis indépendantiste, qui regroupe carpe et lapin, n'a même pas une majorité popu...

le 08/10/2016 à 13:05
Signaler
j ai du mal à comprendre votre virulence...Qualifier de plaisanterie une aspiration à l'indépendance qui ne date pas d'hier ni même d'avant hier me parait vraiment irrespectueux. Pourquoi les empêcher de voter? Si les arguments sont bons les électeu...

le 10/10/2016 à 9:37
Signaler
Je suis pour un vote mais avec des garde-fous : majorité qualifiée des 2/3 pour l'indépendance pour que le référendum soit validé, ou encore que le vote pour l'indépendance atteigne 50% des inscrits (et non des votants).

le 12/10/2016 à 5:47
Signaler
Cette rage anti-catalane est totalement contre-productive car elle s'appuie sur des arguments qui n'ont aucune valeur. Je passe sur "plaisanterie" et l'oppression exercée par l'Espagne qui prouvent que vous n'avez qu'une idée assez lointaine du suje...

à écrit le 07/10/2016 à 20:55
Signaler
Il n'y a pas de démocratie en Espagne, ni même d'état de droit (démocratique ou non). C'est très clair pour au moins un tiers des "citoyens": ceux qui ont pour langue et pour identité nationale d'autres que les espagnoles. Jusqu'à présent l'UE a é...

le 08/10/2016 à 9:55
Signaler
Si la Catalogne a un parlement avec des droits que même les plus autonomistes des regions d Europe n ont pas , il est ridicule de parler de l Espagne, de pays non démocratique et sans droit, tout les obvervateurs indépendants sont d accord pour valid...

le 08/10/2016 à 16:37
Signaler
Cher reverjovial, Je commence à vous répondre en précisant mes mots. "Vive le Québec libre!" et "Vive la Catalogne libre!" cela veut bien dire LIBRE, indépendance ou pas (ce qui est à eux de décider). Vous comprenez? Il n'y a pas besoin de disc...

le 09/10/2016 à 3:11
Signaler
Les histoires internes à l'Espagne ne me concernent pas. Ce qui me préoccupe c'est que la poussée autonomiste en Espagne encourage celle dans d'autres pays, dont la France. Déjà les indépendantistes Corses réclament l'autonomie et multiplient les ...

le 09/10/2016 à 8:43
Signaler
Cher Musard, Beaucoup de citoyens français ou d'ailleurs partagent votre crainte d'un éclatement de leur pays, de l'UE et du système solaire, dans des termes dramatiques. C'est, je pense, dû au fait de ne pas trop comprendre ce qui se passe par ci...

le 09/10/2016 à 20:02
Signaler
@123 Si la France comme Etat-nation n'a pas toujours existé, il en est de même pour tous les ensembles politiques ou culturels que les "autonomistes" veulent voir renaître. Si on remonte assez loin on peut toujours trouver une culture, un peupl...

le 10/10/2016 à 2:02
Signaler
@Musard Je relève 4 points dans votre commentaire. 1) L'état-nation. En France comme dans l'immense majorité de pays, l'état et la nation ne coincident pas à 100%. Loin de là. Il n'est pas question de contester l'existence d'états-nations, au c...

à écrit le 07/10/2016 à 20:06
Signaler
Visca Catalunya! vive l'indépendance de la Catalogne!

le 08/10/2016 à 12:19
Signaler
La convergence dans l'UE abolie toute indépendance!

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.