Grèce : Syriza est en tête des sondages

 |   |  373  mots
Alexis Tsipras est en tête des intentions de vote avec son parti Syriza, mais l'écart se réduit avec les conservateurs.
Alexis Tsipras est en tête des intentions de vote avec son parti Syriza, mais l'écart se réduit avec les conservateurs. (Crédits : Reuters)
Le parti d'Alexis Tsipras reste en tête des sondages, même si son score se tasse. Les dissidents du parti de gauche radicale qui ont créé leur propre parti recueillent 3,5% des intentions de vote. Nouvelle Démocratie (droite) rassemble 19,5% des votes et réduit l'écart avec Syriza.

Le parti Syriza du Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui a présenté sa démission la semaine passée, demeure en tête des intentions de vote pour les élections législatives anticipées du 20 septembre, selon deux sondages rendus publics vendredi.

Syriza perd 3 points dans le sondage ProRata

Une enquête d'opinion de l'institut ProRata pour le journal Efimerida Ton Syntakton crédite la formation de gauche de 23% des intentions de vote devant les conservateurs de Nouvelle Démocratie (19,5%).

Le parti Unité populaire, créé la semaine passée par des frondeurs de Syriza opposés au nouveau plan de renflouement financier de la Grèce, n'est soutenu que par 3,5% des 1.000 personnes interrogées.

Les Grecs indépendants, qui participaient à la coalition conduite par Tsipras, obtiendraient 2% et ne franchiraient pas le seuil des 3% nécessaires pour obtenir des élus au parlement.

La précédente enquête de ProRata, publiée début juillet, montrait une avance plus substantielle pour Syriza avec 26% contre 15% à Nouvelle Démocratie.

Les Grecs veulent rester dans la zone euro

Ce sondage révèle que 64% des personnes interrogées estiment qu'Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir à la faveur de la victoire de son parti aux élections de janvier, a eu tort de provoquer une nouvelle échéance électorale.

En revanche, 68% des Grecs sont favorables au maintien de leur pays au sein de la zone euro à tout prix, même si cela signifie plus d'austérité.

"Les réponses à ces deux questions conduisent à la conclusion que ces élections anticipées auront un coût pour l'(ancien) Premier ministre et pour Syriza", estime le journal.

Un tiers des électeurs qui avaient soutenu le parti de gauche lors du scrutin de janvier affirment ne pas être certains de le faire à nouveau le mois prochain.

Le sondage montre enfin que 25,5% des personnes interrogées se disent indécises.

Ecart plus étroit dans un autre sondage

Dans une enquête Metron Analysis, Syriza est crédité de 29% des voix, devant Nouvelle Démocratie à 27,8%, le parti d'extrême droite Aube dorée (8,3%) et les centristes de Potami (6,7%). Unité populaire recueillerait 4,1% des intentions de vote. Les Indépendants n'atteindraient pas le seuil de 3% et ne seraient pas représentés à la Vouli.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/08/2015 à 17:04 :
@ nantes44
Au lieu de répéter le catéchisme liberal que vous entendez sur tous les médias de révérence, essayez d'entendre d'autres sons de cloche comme l'excellente analyse d'Eric Toussaint ou celles des économistes atterrés, vous y gagneriez en crédibilité et auriez une vision plus réaliste de la situation et vous pourriez anticiper ce qui attend les citoyens français qui se croient à l'abri. Mais l'exercice semble compliquer tant vous êtes enfermé dans la cage de fer de l'idéologie dominante et qui ne laisse place qu'à l'orthodoxie allemande qui nous rendra esclave de ce pays tout comme le sont les pays du nord de l'Europe.
Réponse de le 01/09/2015 à 19:26 :
@maximilien.
Bous rigolez, sur quel media trouvez vous les déclarations de Rocard qui dit directement que la retraite à 60 ans voulu par Mitterand c'était un non sens compte tenu de la démographie et que Mitterand avait été prévenu comme d'autres à l'époque. Nous payons cette fantaisie Gauchiste primaire qui date des années 80 aujourd'hui ...dans notre dette. Voila la vérité.
Quant à Eric Toussaint d'ATTAC oui c'est clair, il éclaire l'économie mondiale et doit bien faire rigoler + de 5 milliards de Terriens avec ces théories. Je vous rappelle que pour la Grèce que qu'on appelle Créanciers me désigne et vous désigne, la aussi aune vérité que 9 Francais sur 10 n'ont pas compris ... Tabou Tabou.
Réponse de le 01/09/2015 à 19:34 :
J'ai envie de vous dire " l'orthodoxie allemande qui nous rendra esclave de ce pays tout comme le sont les pays du nord de l'Europe. "
Les différents migrants actuels visent pas la France comme terre d'accueil bien bien se pays Orthodoxe Allemand ou Anglais ou Nordique. Tous ces pauvres doivent être bien stupides ... d'aller dans ces pays si peu recommandables
a écrit le 29/08/2015 à 15:20 :
C'est vrai que ça ressemble beaucoup à la France et ses hommes politiques.
Tout le monde (au moins les homme politiques de droite ou de gauche) savent que les 35 heures ont une responsabilité dans la dé-compétitivité actuelle de la France mais c'est interdit de le dire, il faut mieux mentir...
Tout le monde s’accorde à dire que la retraite à 60 ans fait sous Mitterand a conduit en autre au pb des retraites actuelle mais ce sujet est aussi tabou il faut mieux mentir
Et pourtant Rocard l'avait déjà dit en 1981 .....
"Alors ministre du Plan de Pierre Mauroy, Michel Rocard était bien présent lors de ce conseil des ministres décisif de 1981. Dans une interview accordée en 2010 à France Soir, le socialiste ne cache pas son opposition au projet et se souvient que “autour de la table, tous les ministres en charge de l’économie – même Fabius et surtout Delors – étaient effondrés, décomposés. Moi aussi”. Il explique aujourd'hui qu'à l'époque la décision de François Mitterrand sur les retraites consistait à “faire plaisir au Parti communiste” et à “magnifier le caractère social du gouvernement”, avec comme résultat “la sacralisation de ce chiffre de 60 ans”."
“Nous étions catastrophés”, poursuit Michel Rocard . “Nous savions très bien que cette mesure n'était pas compatible avec l'évolution de la démographie française.” Quant à la réforme des retraites voulue par Nicolas Sarkozy de 2010, l’ancien Premier ministre estime dans France Soir que “en faisant de l’âge légal un symbole”, le Parti socialiste est “en train de se tromper de combat”. Selon lui, “on ne négocie pas sur les symboles, on les abandonne”.
Misérable les bobos de la gauche au pouvoir qui savent mais trompent le peuple
Réponse de le 31/08/2015 à 22:14 :
Michel Rocard . “Nous savions très bien que cette mesure n'était pas compatible avec l'évolution de la démographie française.” Ah bon.

Imaginez un chômage non pas 6/7 millions mais à 2/3 millions. 4 millions de salaires et 4 millions de cotisations sécu, mais aussi de cotisations retraite.

Depuis quand, la démographie importante est incompatible avec la retraite à 60 ans. N'est-ce pas plutôt le manque de travail et donc de versement de cotisation sociale qui est une catastrophe !
Réponse de le 01/09/2015 à 23:10 :
@michel....
tabou tabou, comme d'habitude, la cigale Française bobo de gauche incapable de réfléchir devant l'évidence des chiffres. Rien qu'en 1981/82 certains autre que Rocard "qui réfléchissaient" posaient la question
"Qui paiera? Le contribuable, les salariés ou les entreprises? Derrière cette question un peu abstraite, une préoccupation bien concrète: le pouvoir d'achat des retraités pourra-t-il être maintenu? Faudra-t-il donc travailler au-delà de 60 ans pour vivre décemment?
De fait, il est permis de s'inquiéter quand on analyse les équations du financement des dépenses de vieillesse. Depuis 1975, ces dépenses ont plus que triplé: les quelque 10 millions de retraités reçoivent, actuellement, 180 milliards de Francs par an. On atteindra les 300 milliards de Francs en 1985, compte tenu de la réforme: dix fois le déficit initialement prévu pour l'assurance-chômage (l'Unedic) en 1983. "La retraite cinq ans plus tôt, explique un directeur de caisse vieillesse, c'est 30% de retraités supplémentaires." Des cotisants en moins et des prestataires en plus"
C'est bien connu notre déficit est du à la vilaine Allemagne et aux méchants créanciers mais pas de notre faute. Faudra un jour ouvrir grand les yeux.
a écrit le 29/08/2015 à 15:03 :
La Grèce est sous tutelle. Peu importe la direction politique qu'elle se donnera, espérons toutefois qu'elle punisse ceux qui lui ont fait subir l'humiliation récente en votant utile pour que s'évanouissent ces démons. Ailleurs, la France ne pouvant plus jouer ce rôle, on lui fait croire que sa dette pourrait être étouffée comme par miracle, et si le FMI ne tenait plus le discours un autre le reprendrait pourvu que les députés votent ce qu'on leur demande. Bien entendu, la chose étant impossible, la dette sera roulée sur long terme et la vis serrée tant qu'il se peut. 126 ans, c'est le calcul donné pour l'échéance.
a écrit le 29/08/2015 à 14:38 :
Comment faire confiance à quelqu'un qui a menti déjà plusieurs fois à son peuple ?
a écrit le 29/08/2015 à 10:08 :
Les limites du/des bluff (s) marxo/socialistes se précisent .....
a écrit le 29/08/2015 à 9:00 :
Avec un score plus faible qu'en janvier, Syriza n'aura certainement pas de majorité à lui seul ; ANEL ne sera sans doute plus représentée et ne pourra donc pas faire l'appoint. Alors qui d'autre ? To Potami, Nouvelle Démocratie ou Aube dorée ?
Réponse de le 29/08/2015 à 10:27 :
Aube dorée, mais ça va pas la tête ?????
Probablement To Potami.
Réponse de le 30/08/2015 à 9:05 :
@Alou : ce serait logique mais l'expérience a montré qu'avec Syriza tout est possible, surtout le pire...
a écrit le 29/08/2015 à 8:44 :
"Quoi qu’il en soit, les mois qui viennent seront l’occasion, pour le peuple grec, de découvrir l’ampleur de l’escroquerie politique dont ils viennent de nouveau d’être les victimes." François ASSELINEAU président de l' UPR, à la création de Syriza..
Aujourd'hui c'est fait, nos amis grecs se sont bel et bien fait syriser, mais aussi incroyable que cela puisse paraitre , ils en redemandent. A l'analyse, tout simplement par manque de pédagogie et d'information..
a écrit le 29/08/2015 à 3:21 :
Enfin un homme de gauche qui me plait ( hormis M.Macron qui est au dessu de tous).
Il est pragmatique et a su tourner le dos aux postures dogmatiques. Le capitaine n'a pas abandonné le navire.
Le résultat est qu'il se maintiendra au pouvoir et restera comme celui qui a mené la Grèce sur les rails de la construction d'un État moderne. Quand à Varoufakis même si il enfonce des portes ouvertes, il se contente pour l'instant du bal des loosers avec Montebourg et Mélanchon.
Réponse de le 29/08/2015 à 10:48 :
Moi mon homme de gauche préféré à moi que j'admire, Macron n'est que médaille d'argent, c'est Sarkozy.
Quant à pas quand à, même à gauche faut respecter les usages.
Réponse de le 29/08/2015 à 11:55 :
J'ai beaucoup ri en vous lisant, officiez-vous depuis Bruxelles..?!
Réponse de le 29/08/2015 à 13:30 :
J aimerai bien que vous démontriez les bienfaits d un état moderne tel qu il a été défini par les financiers pour la Grèce .Je connais déjà votre réponse car elle est simpliste et uniquement basée sur un environnement statique .
Réponse de le 29/08/2015 à 18:13 :
@Cafeine: les politiques ont un seul plan. C'est le plan A: se faire élire pour avoir une retraite assurée jusqu'à la fin de leurs jours. Pour la construction de quelque chose, faudra attendre les promesses du prochain élu et ainsi de suite :-)
a écrit le 28/08/2015 à 21:31 :
Il est vrai que les sondages en Grèce, sont particulièrement sérieux. On a pu le constater lors du référendum !
a écrit le 28/08/2015 à 20:31 :
Il n'y a pas que les grecs qui souhaitent rester dans la zone euro : les States ont appuyé de tout leur poids pour que ce soit ainsi, et même pour que l'Europe leur prête des fonds qui ne seront jamais remboursés. Pour 2 motifs essentiels : la position géostratégique de ce pays, mais aussi le risque financier y compris pour les banques US : si faillite grecque, les CDS accordés arriveront à terme, et là, les banques auront à couvrir les pertes dans une proportion qui pourrait en mettre certaines en faillite, y compris probablement certaines dites "systémiques" ou "too big to fail"... Faillites bancaires en cascades... A surtout éviter : Résultat : sauf à ce que la Grèce demande elle même sa sortie de l'Euro (et encore, le risque bancaire perdurerait), elle risque de rester arrimée à l'Europe encore un bon moment.
a écrit le 28/08/2015 à 20:04 :
ce qui est dingue c'est que la strategie de la montre est crystal clear, et que tt le monde fait semblant de ne rien voir.....
a écrit le 28/08/2015 à 19:37 :
Digne successeur des papemdreou et compagnie
Menteur manipulateur sans autre projet que le pouvoir
Réponse de le 29/08/2015 à 8:07 :
L'erreur denTsipras c'est qu'il est allé ndiscuter tout seul contre les 18 autres avec un pistolet à bouchon alors que les autres avaient sorties la grosse artillerie et l'arme nucléaire de la BCE la fermeture du robinet financier
pour asphyxier l'économie , arme utilisé contre tous ceux qui s' opposseront dorenavant à l'orthodoxie économique et libérale de l'Allemagne .
La conférence pour un plan B que prépare la gauche alternative qui serait utilisé
si pareil scenario se reproduit dans un pays où une gauche démocratique et progressive arrive au pouvoir .
Réponse de le 29/08/2015 à 8:56 :
@maximilien r
L'erreur de Tsipras est de ne pas s'être rendu compte que la seule arme dont il pouvait disposer était un pistolet à bouchon. Il lui a fallu six mois et l'effondrement de la fragile amélioration de l'économie grecque à la fin 2014 pour comprendre qu'il n'avait pas d'autre choix que d'accepter le mémorandum, sauf à replonger la Grèce dans le tiers monde.
Réponse de le 29/08/2015 à 15:08 :
@maximilien
"et l'arme nucléaire de la BCE la fermeture du robinet financier
pour asphyxier l'économie , arme utilisé contre tous ceux qui s' opposseront dorenavant à l'orthodoxie économique et libérale de l'Allemagne ."
Vous déformez la réalité. Le fait de provoquer un referendum et de demande de dire non au plan d'aide proposer par les créanciers. Impliquait la sortie de l'Euro implicite par mise en défaut de l'état Grec. La BCE a fait son rôle en arrêtant de financer ce qui n'était plus finançable (et encore elle a pris milles précautions - juste ne pas relever le fond de financement des banques Grecs qui étaient déjà dans la non normalité). LA politique Bobo de gauche de la France 'mon ennemis c'est la finance' vous aveugle de la réalité. La BCE n'est pas un organe qu'on manipule elle fait son job comme n'importe qu'elle autre banque et heureusement pour les autres pays de l'union.
a écrit le 28/08/2015 à 19:21 :
Quant vous dites ils veulent rester dans la zone Euro économiquement et financièrement c'est impossible, arrétez de remuer le spectre. c'est une litote.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :